dessin - grey hair

Blande* to go

Je fête les dix ans de mes premiers cheveux blancs, alors que je n’ai pas encore 30 ans…

Aussi loin que je me souvienne, mon père a toujours eu les cheveux gris. Maintenant, ils tirent plus sur le blanc, mais je n’ai pas souvenir de ses cheveux foncés. Une fois, avec ma sœur, nous étions tombées sur une photo, prise avant nos naissances, où il avait encore une tignasse noire. Réaction sans appel de ces filles : « Beurk, il est moche ! » Plus tard, en primaire, il était venu nous chercher à l’école : « Ah c’est cool, ton grand-père vient te chercher ». Pas de commentaire, mais de la colère chez ma cadette…

J’ai donc naturellement eu mes premiers cheveux blancs, vers l’âge de 16 ans, âge auquel ma tante a succombé aux premières teintures. J’ai fait pareil, tentant le roux, le violet et l’auburn au passage, sans jamais aimer que ma coiffeuse dise tout haut qu’elle trouvait étrange d’avoir autant de cheveux blancs si jeune.

J’ai tout essayé : mascara pour racines (bof, la texture n’est pas top), la spray L’Oréal pour racines (fonctionne bien et se rince à l’eau, plusieurs coloris possibles et redonne du volume aux cheveux), les shampoings secs colorés de Baptiste (il colore, mais surtout redonne volume et brillance à la chevelure, c’est top et grâce aux pigments, personne ne voit s’il reste des particules de shampoing sec !), éclaircir ses cheveux avec de la camomille (ça fonctionne si on va au soleil après application et c’est naturel) ou encore le henné (c’est une bonne alternative à la coloration, mais ça reste un vrai « cache-misère »).

Il y a un an, trois choses m’ont fait assumer pleinement mes filaments argentés (je les aime davantage depuis que j’appelle comme ça, ces mèches grises).

  • J’ai lu le livre de Sophie Fontanel. Avec beaucoup d’humour et de pudeur, elle explique sa propre transformation et nous prouve, avec plusieurs exemples, que le blanc va aux femmes, que nous ne devons pas subir un énième diktat de la mode et qu’elle n’est pas la seule à laisser blanchir sa chevelure. Souvent, cela dérange plus les hommes que les femmes elles-mêmes. Laissez-nous être nous-mêmes !
  • Ma mère m’a dit une phrase qui voulait tout dire et qui faisait écho à mes réflexions : « La couleur de tes cheveux évolue, pourquoi vouloir à tout prix rester brune ? »
  • Sarah Harris, la rédactrice en chef du Vogue britannique, qui assume ses longs cheveux gris à 40 ans et qui a commencé à en avoir dès 16 ans.

Tous ces arguments mis bout à bout m’ont convaincue de laisser repousser mes cheveux et de ne plus les cacher. Il me reste toujours l’option teinture, au cas où.

*Ce terme ne vient pas de moi. Je l’ai emprunté à Sophie Fontanel, qui m’a tant aidée à les assumer. Merci.

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