Toute la musique de 2019

Des retours convaincants, des nouveautés et des belles surprises pour cette année 2019. En avant la musique!

Lewis Capaldi – L’écossais est tout d’abord reconnaissable à son fort accent, même lorsqu’il chante. Il nous envoûte avec une voix éraillée qui rappelle Paolo Nutini (lui aussi écossais!) et des arrangements planants et mystérieux. Les accompagnements au piano et les refrains qui poussent dans les aigus donnent une profondeur dramatique à ses textes (souvent parlant de rupture). Bruises est à écouter en boucle !

Dermot Kennedy – Une voix profonde, belle et vibrante (on pense à Jacob Banks, à Rag’n’bone Man en moins puissant, à Aloe Blacc ou à Damien Rice) accompagnée par des vibes hip-hop et des contre-temps à la batterie. Sans perdre en profondeur de mélodies ni en douceur avec des arrangements de cordes, l’irlandais nous embarque dans son univers mélancolique mais toujours dans l’air du temps. Parfois, sa voix pousse et s’éraille, ce qui donne encore plus de profondeur et d’émotion. Un grand coup de cœur qui mérite que l’on écoute plus que le single addictif Power On Me. Coup de cœur pour Lost.

Ed Sheeran  – Pour cet album entièrement composé de collaborations, Ed Sheeran surprend en délaissant les mélodies celtiques (Glaway Girl ou Nancy Mulligan) pour des airs hip-hop plus proches de Shape of you. Et c’est plutôt réussi, pour l’été. Le trio avec Camilla Cabello et Cardi B (South of the Border) donne envie de danser ou le duo aux sonorités urbaines avec Stormzy (Take me back to London) reste bien en mémoire. On est bien loin des ballades avec Taylor Swift (Everything has changed) ou Beyoncé et Andrea Bocelli (Perfect). L’occasion de se souvenir de sa chanson All about it avec le rappeur Hoodie Allen (2014).

Banks – L’américaine à la voix de velours revient avec un nouvel album très planant, mélancolique et toujours aussi mélodique. Si ses précédentes chansons avaient séduits, ces nouvelles compositions sont dans la même lignée. Le tout est très beau, la voix prenant le dessus sur des arrangements plutôt discrets, quitte même à proposer de l’a capella, singulier mais maîtrisé, et parfois même des rythmes RnB (mes chansons préférées, c’est Alaska et Godless).

Kaiser Chiefs – Le groupe de Leeds revient avec Duck et nous amène loin du nord de l’Angleterre. La pochette rappelle la Californie – ou en tout cas, une maison de plage – et le contenu de l’album aussi, avec, par exemple, Target Market dont le rythme pourrait faire penser aux Beach Boys ou The Only Ones qui évoque les sonorités (notamment les arrangements claviers) du groupe californien Rooney. People Know How To Love One Another, qui ouvre l’album, est léger, pop et s’inscrit dans le sillage de leurs tubes tels que Ruby, Everyday I love you less and less, comme un retour aux sources.

Mabel  – Entre Mariah Carey et Ariana Grande – aussi bien du point de vue vocal que stylistique -, la britannique offre une suite satisfaisante à son premier single Don’t call me up. On retient les accents lyriques de High Expectation Intro & Outro, mais aussi les sonorités reggaeton de Ring Ring, mélancolique dans OK (Anxiety Anthem) dans lequel elle se confie sur la dépression, hip-hop ou encore pop. Un joli premier album.

La bande-son du dernier Tarantino – Du jive sautillant, des mélodies rétro, et du rock’n’roll, voici ce qui compose principalement la BO d’Once Upon A Time…in Hollywood. Et ces chansons font du bien, donnant envie de danser dans l’après-midi ensoleillée (coup de cœur pour Paxton Quigley’s Had TheCourse de Chad & Jeremy). Elle comprend notamment du Deep Purple (Hush, avec un super instrumental), Neil Diamond, le cinématographique Mrs. Robinson de Simon & Garfunkel (écrit pour la BO de The Graduate avec Dustin Hoffman) ou le très sympathique Treat Her Right de Roy Head & The Traits, le tout saupoudré de quelques chansons en italien, dépaysant. Belles (re)découvertes!

Keane – Bonne surprise automnale que de retrouver le groupe anglais, de retour avec Cause and Effect. La voix mélancolique, les airs brumeux nous avaient manqué, après sept années de silence. The Way I feel fait penser très fort aux Killers et  on aime leur retour plutôt pop. L’album donne l’impression de retrouver de vieux amis, qui ont grandi (ils ont presque 40 ans maintenant)! Stupid Things sonne exactement comme on se souvenait d’eux.

Ibrahim Maalouf – Les cuivres réchauffent l’atmosphère et j’adore ce son particulier. Le trompettiste a livré S3ns au mois d’octobre. La chanson du même nom est géniale, enveloppante et donne envie de battre la mesure en l’écoutant. Una rosa blanca est une autre pépite, plus nostalgique, mais avec un refrain très dansant, un bridge latino et y’a même un extrait de discours de Barack Obama au milieu. Sans parole, la bande-son parfaite quand on doit rester concentré!

Michael Kiwanuka – Le chanteur à la voix de velours propose quelques nouvelles chansons dont l’atmosphère est envoutante à souhait (Hero). Sa voix nous berce et on se réjouit d’ajouter des mélodies à son répertoire, qui nous enveloppe durant ses sombres soirées.

Dylan Leblanc – Le chanteur américain de folk est une découverte alors qu’il en est déjà à son quatrième album ! Un look très 70’s, mais la musique est bien contemporaine. Les arrangements oscillent entre douceur et rock, la voix peut rappeler celle d’Eddy Vedder sur certaines intonations éraillées (Renegate), les airs restent bien en tête et donnent envie de danser dans la lumière déclinante d’un soleil d’automne. Coup de cœur pour Bang Bang Bang ou Born Again (elle serait parfaite pour accompagner un roadtrip sur des routes toutes droites dans l’été indien).

Harry Styles : Depuis la fin des One Direction (jamais écouté, ni son 1er album, en fait), le jeune britannique s’est imposé musicalement et stylistiquement. Égérie de Gucci, il compose des chansons qui flirtent avec David Bowie (Signs of the time), Frank Ocean et d’autres. Son Waterlemon Sugar est moins énigmatique, plus funk, mais il nous emporte dans un univers délicieusement rétro et coloré ! Gros coup de coeur pour Adore you, qui donnait envie de découvrir son deuxième album studio qui sortait à la fin de l’année…et où plusieurs styles se côtoient : balade pour Cherry, années 80’s (She), folk (Fine Line) ou encore pop psyché (Sunflower vol 6). On a l’impression de connaître déjà toutes ces chansons, comme si elles étaient des classiques.

La musique de l’hiver 2019

La musique de l’été 2019

La musique de l’automne 2019

Chansons

–          Tame ImpalaBorderline nous a fait danser tout l’été ! Album à venir en février prochain

–          Death Cab for Cutie: ils reviennent ! Parfais à écouter pour ce retour de l’automne ! Un EP tout beau tout chaud qui arrive pile poil à la fin de l’été. On retrouve avec bonheur les mélodies brumeuses du groupe et on aime To the Ground ou Kids of 99.

–          Foster the People: le trio a sorti trois nouvelles chansons dont Imagination qui renoue avec les sons de leurs débuts. La voix de Marc Foster est toujours si reconnaissable, c’est dansant, léger, frais et hypnotisant. Ces compositions peuvent tout à fait rejoindre la playlist qui contient déjàHoudini, Are you what you wanna be? et Pumped up Kids. Ils nous avaient manqué.

–          Editors: Alors que les anglais ont sorti des réarrangements de certaines chansons il y a quelques mois, les voilà de retour avec Frankenstein, nouveau single qui mêle rythmes entêtants, voix grave (le début du morceau est super) et refrain électronique. Si un disque dans cette veine sort, ce serait dommage au vu du potentiel du groupe…

–          Jorja Smith: Accompagnée de Burna Boy sur Be Honest, la chanteuse (qui, soit dit en passant, est superbe) nous donne envie de danser. Les rythmes chaloupés et la voix cassée ne peuvent que nous séduire.

–          Mahalia: Avec sa chanson Simmer, la jeune britannique prolonge l’été indien et invite à se déhancher langoureusement. Jeune prodige à suivre!

–          Jake Bugg : Le tout jeune chanteur a sorti Kiss Like the Sun et on retrouve avec plaisir sa voix si particulière, son phrasé inimitable et son univers rock. Le morceau a un petit côté blues entraînant, mais on ne reste jamais loin de ses origines british…et mention spéciale pour les airs dans les aigus du refrain qui nous font découvrir des tonalités vocales que l’on ne lui connaissait pas. Il a donc grandit, hihi!

Surprise de Noël !

George Michael – J’ai été élevée avec les chansons de George Michael. Lorsqu’il est décédé à Noël 2016, ce fut un choc. J’écoute encore régulièrement ces titres (Though, Where I hope you are, Jesus to a child, My mother had a brother font partie de mes préférés). L’inédit This Is How (We Want You to Get High), première chanson posthume, est sortie pour le film de Noël Last Christmas (ça ne s’invente pas. C’est ma BO de fin d’année). J’étais un peu partagée par la nouvelle: ce titre serait-il une vraie chanson où l’on retrouverait la patte de l’artiste ou seulement une manière de faire un peu d’argent ? L’introduction est dans la pure veine de ce que faisait George Michael (la construction du titre fait d’ailleurs penser à celle de Patience), puis on tombe dans quelque chose de plus pop et dansant malgré les paroles sombres sur l’addiction. La voix mixée à l’Autotune laisse malheureusement songeur (il l’utilisait régulièrement comme sur la cover de True Faith), on ne retrouve pas toute sa profondeur…mais, le retrouver fait plaisir, surtout en cette période où j’avais l’habitude de passer ses disques en boucle, en famille !

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