Un semestre de musique – 1/2020

Revue des meilleures chansons sorties en ce début d’année.

Tame Impala, « Lost in Yesterday » : Après avoir dansé sans fin sur le titre solaire, Borderline, c’est cette chanson qui a retenu toute mon attention sur ce nouvel album, que certains ont trouvé trop monotone (voir un peu brouillon). Lost in Yesterday sort clairement du lot, grâce à son rythme de basse sautillant, ses claviers vintage, son refrain entêtant, ses paroles positives (Eventually terrible memories turn into great ones), ses instrumentations futuristes et cette voix lumineuse toujours agréable pour accompagner un verre en fin de journée. Et le clip semble sortir tout droit de l’univers surréaliste seventies des dernières collections Gucci…ou un film de Wes Anderson! A ajouter à sa playlist d’été sans se poser aucune question !

The Strokes, « Brooklyn bridge to chorus » : Après une longue attente, le groupe de Julian Casablancas est de retour. Il a égrené les titres inédits (« At the door », avec ces mélodies rappelant des orgues oniriques voire presque sacrées / « Bad decision », hymne rock vintage qui alterne entre voix lancinante et sursauts de guitare) tout au long de l’hiver jusqu’à la sortie officielle de l’album, le 10 avril. On reconnaît bien la pâte du combo, qui oscille toujours entre rock intergalactique et pop minutieuse. « Brooklyn bridge to chorus » offre un air dansant qui fait délicieusement penser aux années 50-60’s, bien sûr, accompagné de la touche des Strokes !

Greg Dulli, « It falls apart » : Totale découverte pour cet américain à la carrière longue et prolifique (The Afghan Whigs,  The Twilight Singers)! Avec une introduction planante et hypnotisante rappelant Death Cab for Cutie, le musicien pose les bases d’une chanson magnifiée par sa voix rauque. Les mélodies de claviers, le rythme de la batterie, les chœurs discrets, tout est précis, répétitif et enveloppant. On oscille entre le blues, Peter Gabriel, Thom York, émotions à fleur de peau et grain de voix unique. Les paroles sont totalement raccord avec ce que le morceau dégage (I feel the night, Surround, Enveloping without a sound, It comes around to gather me, And falls apart to let me go, Like a wave upon the sea). Le reste de Radom Desire est dans la même veine. Gros coup de cœur !

Mighty Oaks, « Forget tomorrow » : Let’s forget tomorrow, just for a day…c’est ce mantra positif et ensoleillé qui donne le ton du refrain et de tout le morceau. Le groupe offre une chanson folk rythmée et mélodique qui regroupe habilement guitare acoustique, envolées lyriques, percussions, claviers et basses dans un résultat qui donne une profondeur et une ambiance propre au morceau. Il reste d’ailleurs facilement en tête. A écouter en boucle jusqu’à ce que les soirées se terminent tard autour d’un feu de camp…

The Killers, « Caution » : Avec un dernier album paru en 2017, ce nouvel opus est une surprise. Le premier single « Caution »reprend les codes propres au groupe : une introduction mystérieuse et planante, des claviers intergalactiques, des percussions à contretemps, des riffs énervés avec un bridge très pop qui fera sensation en concert et la sensation de se retrouver au milieu d’un désert aride au crépuscule. Et la voix de Brandon Flower, avec ces variations entre les graves et les aigus, ces trémolos et sa scansion reconnaissables, mais toujours plaisants. Une bonne entrée en matière en attendant l’album prévu pour le 27 mai.

Gregory Porter, « Revival » : Une voix puissante, des cuivres, de la soul, un refrain entêtant, une envie de se déhancher grâce à un rythme mécanique ; ce morceau a tout pour me plaire. Dès la première écoute, j’ai su qu’il ferait partie de cet article. Un très bon single pour se plonger dans un univers aux croisements entre Rag’n’bone Man, Jacob Banks ou George Ezra. Avec un côté vintage en plus. Parfait si on souhaite siroter un gin…

Dotan, « Bleeding Soul »: Attention, chanson triste et mélancolique, mais tellement belle ! La mélodie et les arrangements sont tellement subtiles que tout semble très fragile. Tout est parfaitement à sa place, chaque note complète magnifiquement l’ensemble, comme la voix qui atteint les aigues de manière douce, le piano ou les cordes qui l’accompagnent. C’est un morceau parfait pour retrouver un peu de calme, à regarder la pluie derrière une vitre avec un plaid sur les épaules. Bref, un pur moment de tendresse, mais qui prolonge la saison hivernale.

John Legend, “Conversations in the dark”: Si on recherche du romantisme, cette chanson s’ajoute à toutes celles du chanteur dans le domaine, mais cette fois-ci j’ai été enchantée par le côté accoustique de la mélodie. Le piano accompagne la voix en montant graduellement en intensité, puis se fait accompagner de guitare et des cordes qui augmentent encore la tension. La percussion ne rejoint l’ensemble qu’au dernier tiers du morceau. La chanson raconte réellement une histoire et nous enveloppe. Découverte grâce à This is Us, la version audio est vraiment top.

Flawes, “Look no further” : On pourrait mixer The XX et Imagine Dragons et cela donnerai quelque chose comme Flawes. Le jeune groupe d’indi-pop-rock reprend les codes du genre, en mieux. La batterie qui rythme tout du long, les chœurs, le refrain efficace, les sonorités électroniques (légères), l’émotion…c’est le style de chansons qui pourrait faire partie de la bande-son d’une série de notre adolescence. Mais en actuel. Leur premier album mélange habillement sonorités hip-hop, électroniques, gospel et toujours du rock, efficace.

Noel Gallagher’s High Flying Birds, « Come on outside » : L’ex-membre d’Oasis continue son bonhomme de chemin avec son projet solo. Après de nouvelles chansons sorties en automne passé, un EP est sorti en mars. Une chanson sort du lot, il s’agit de « Come on outside », parce qu’elle fait penser à « The dying of the light », avec un refrain lyrique, des chœurs et une mélodie prenante qui marque. On y retrouve aussi tous les petits éléments sonores propres à Noel Gallagher.

The Animen, « Modern nostalgia » : Il me fallait mettre au moins un morceau Suisse et c’est un titre genevois que j’ajoute à cette liste ! Les Animen ont sorti un nouvel album en mars et on retrouve avec plaisir leur son sixties brûlé par le soleil. Ce que j’aime par-dessus tout dans leur style sont cette voix particulière (mix entre Jake Bugg, Oasis, Miles Kane, …), leur construction de morceau qui ne suit jamais le même schéma et le fait qu’ils donnent envie de sautiller en rythme avec les percussions. Cette chanson marque grâce à cette mélodie de vibraphone (?), reprise par d’autres instruments tout le long du morceau et que l’on finit par fredonner facilement. Le morceau « From the get-go » est aussi un bon moment à passer, si jamais !

Aliocha, « The Party » : Envie de légèreté, de douceur, de pop mélodieuse, d’ambiance de fête foraine ? Aliocha est l’artiste qu’il vous faut. Son deuxième album, Naked, est une pépite pour qui apprécie observer l’éveil de la nature au son des pianos, xylophones, orgues ou claviers 80’s, le tout rehaussé d’une voix nonchalante mais enveloppante.

Un album : Dua Lipa, Future Nostalgia – Une surprise de plus dans ma discographie…est-ce le confinement ou le début de printemps qui a chamboulé mes habitudes musicales ? Quoi qu’il en soit, j’ai été séduite par cet album aux sonorités dansantes, funk, rétro (hello 80’s !) et qui fait du bien. On a envie de danser, de se déhancher et même de faire des exercices pour bouger un maximum ! Franchement, ces chansons me motivent pour me mouvoir durant la journée et pour danser en soirée, à défaut de pouvoir sortir. En plus, il y a plusieurs petits clins d’œil à d’autres chansons mythiques (« Physical » d’Olivia Newton-John, ou « I need you tonight » d’INXS, il y a des réminiscences des Spice Girls ou de Madonna) et on découvre grâce à pleins d’allitérations qui donnent du relief une chanteuse avec un grain de voix intéressant et une palette large. Concernant les textes, surprise aussi avec des évocations d’ex, bien sûr, mais aussi de thème comme le féminisme (« Boys will be boys »), la confiance en soi ou l’émancipation. S’il ne fallait retenir qu’une seule chanson ? « Hallucinate », hymne pop hypnotisant qui sonne très eigties. 

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