Les séries dont j’attends la suite

Parmi les séries, certaines ont annoncé une suite et je les attends avec IMPATIENCE! Petit tour d’horizon.

Séries:

Stranger Things, saisons 1-2-3 – Tout le monde a parlé de cette série dès sa sortie en 2016. Alors que la saison 4 devrait arriver sous peu, il FAUT se plonger dans les 80’s et l’ambiance étrange de la ville d’Hawkins, Indiana. Si la saison 2 est un peu longue et lente – certains épisodes ne servent pas du tout l’intrigue et l’effet de surprise est passé – les saisons 1 et 3 sont parfaites. L’époque est extrêmement bien reproduite (mention spéciale pour les tenues et le maquillage de la mère de Mike), la musique est top, il y a du suspense (mais ça ne fait pas peur) et du mystère, les enfants sont attachants et les adultes aussi, xxx. La première saison créé une ambiance moite et étrange, elle joue sur l’inconnu et le suspense. On a l’impression d’être au centre d’un livre de Stephen King. La troisième saison nous plonge en plein été – pas d’école! – et suit les héros qui grandissent. En plus de faire face à des forces maléfiques, ils doivent gérer leurs sentiments, leurs parents, les jobs d’été, découvrir de nouveaux hobbys et rencontrer de nouvelles personnes – et d’autres monstres. *****

Peaky Blinders, saisons 1-2-3-4-5 – Si l’accent irlandais, la vue du sang et les « fuck » ne vous font pas fuir, il faut foncer! On suit les aventures de la famille Shelby, dans un Birmingham noir de suie et à l’économie morne, qui sévit dans les paris de courses et autres magouilles plus ou moins légales. La guerre et la drogue ont fait des ravages, mais les membres du clan tentent tous de s’en sortir, par différents moyens. En plus, la bande-son – résolument contemporaine et rock – regroupe pas mal de mes artistes favoris (Arctic Monkeys, The Last Shadow Puppets, The Black Keys, Nick Cave, Royal Blood, Jack White, …). Si la saison 3 est clairement en-dessous, gros coup de coeur également pour la saison 1 et le final de la cinquième (épisodes 5-6) est haletant, nous plongeant au plus profond de l’histoire et du fascisme. La sixième saison sera la dernière…***

His dark materials, saison 1 – Adolescente, j’avais adoré et dévoré la trilogie de Philip Pullman et je me suis replongée avec bonheur dans cette adaptation en série. Si l’histoire est fidèle, elle a également fait des liens (réussis) avec notre époque, ce qui est bien vu de la part des scénaristes. Toutefois, l’introduction de personages et d’intrigues du deuxième tome a été une surprise; ils sont restés en marge du récit, peut-être ont-ils perdu quelques spectateurs qui découvraient l’intrigue? Surtout, mention spéciale pour la musique et les décors (particulièrement ceux du nord!). Slate avait d’ailleurs publié une récap pour chaque épisode à leur sortie, qui permettent de faire le lien entre les livres et la série, bien vu. Après un seul épisode, j’avais de nouveau envie de relire ces romans ! Il y en a trois, donc la série peut continuer?! ****

10 pour cent, saisons 1-2-3-4 – En quatre saisons, la série française nous plonge dans un univers méconnu, celui des agents de comédiens. On découvre alors ces acteurs – qui jouent leur propre rôle, pas forcément à leur avantage -, leurs manies, leurs doutes et toute la mise en place nécessaire pour qu’un projet voit le jour. La série aborde également certains sujets de société – vieillissement des actrices, adoption pour un conjoint du même sexe, conciliation entre vie professionnelle et maternité, … – et dévoile une palette de personnages forts – notamment les femmes – et attachants. Une cinquième saison a été annoncée! *****

The Crown, saison 4 – La famille royale continue de nous fasciner, mais elle n’est pas la seule. Cette saison retrace les années de Margaret Tatcher en tant que Prime Minister et ce personnage est génialement interprété par Gilian Anderson. On y suit la guerre des Fawkland, la guerre du Golfe et ça change des caprices de Charles qui se plaint de son mariage… Car oui, le personnage de Diana est aussi au coeur de l’intrigue! Bien que je ne sois pas fan du choix de l’actrice, celle-ci dresse un portrait ambiguë et empathique de Lady Di. Les autres membres de la royauté continuent eux aussi leur voie, avec les mariages d’Anne et d’Andrew, les parties de chasse en Ecosse, les errances de Margareth, les règles impitoyables de la Reine-Mère ou l’inflexibilité d’Elisabeth. On se réjouit toujours de la suite, même si le casting va (de nouveau) entièrement changer… ***

Firefly Lane, saison 1 – Le synopsis de cette série inédite Netflix était alléchant: une amitié entre deux filles racontées sur trois décennies. Evidemment, cela faisait penser à This is Us, mais avec un twist différent. La période qui dépend l’adolescence des deux filles est top, la reconstitution et la trame narrative nous plonge complètement dans les 70’s. La série aborde aussi des sujets sérieux et importants, qui ne doivent plus être tabous aujourd’hui (fausse-couche, grossesse tardive, …) et c’est rafraîchissant. Après les dix épisodes, il y a comme un malaise, surtout en 2003. Cette amitié semble à sens unique (seule Kate est présente pour réconforter Tully, toujours et tout le temps), certains actes ou mots seraient même impardonnables. On apprend (SPOILER!) dans le dernier épisode, qu’une brouille a séparé les deux femmes. Que s’est-il passé, on ne le sait pas, mais peut-être qu’une deuxième saison sera plus réaliste et moins dur avec Kate (et ça, c’est pas gagné…). *

This is Us, saison 5 – Parce que la famille Pearson et toutes les personnes qui gravitent autour d’eux sont touchants et attachants, connaître la suite de leurs aventures devient une nécessité. La sixième saison qui a été annoncée pour 2022 sera la dernière. Il faudra sortir les mouchoirs, mais en se réjouissant de ce qui peut arriver à notre fratrie préférée! *****

Et pour faire passer l’attente: deux mini-séries…

The Undoing– J’avais regardé tout Big Little Lies en un été et cette série s’inscrit dans le même genre, bien que moins prévisible. Une famille aisée à l’apparence normale et heureuse se retrouve en plein chaos, leurs secrets révélés à tous après le meurtre d’une de leurs connaissances. On retrouve Nicole Kidman – affublée de drôles de manteaux qui ressemblent plus à des peignoirs… – et Hugh Grant – grisonnant – déambulant dans New York, alors que l’enquête fait face à des rebondissements et des retournements de situation. Fin décevante… **

Chernobyl – La reconstitution des heures qui ont suivi l’explosion de la centrale nucléaire de Chernobyl donne froid dans le dos. Entre les informations cachées, la méconnaissance des habitants ou le manque de solutions rapides dressent le portrait – neutre – de la catastrophe. La série propose de très belles scènes poétiques, mais glaçantes en même temps, sans jugement. ***

…et des podcasts:

Mes 14 ans – Plongée dans les 90’s et ma propre adolescence avec ce podcast qui suit une jeune fille de 14 ans durant toute une année, charnière, car celle-ci va être chargée; la sexualité, la découverte du corps qui change, l’école, les relations avec les parents, la place de la femme, les règles, le regard des autres, les complexes, les garçons, l’amour, la pression sociale sont notamment abordés entre autres thèmes. Le montage de chaque épisode fait la part belle à la musique de cette époque – la mienne! – et les extraits de journal sont lus par une voix jeune, ce qui rend la compréhension fluide. Ces réflexions sont drôles, sarcastiques et terriblement justes. Mais elles posent aussi des réflexions sur l’éducation des filles et le regard des autres. Les questions de l’adolescente font écho à des problèmes de société et le tout est habilement disséqué et analysé. C’est très bien fait! ****

Radio Bascule – A Genève, le Théâtre Forum Meyrin innove et propose une plateforme de podcasts citoyens et participatifs. Prénommé Radio Bascule, le projet collabore avec Radio Vostok pour qu’une continuité de l’échange et de création artistique perdure en ces temps incertains. Les premiers podcasts livrés ont été sélectionnés après un concours en août 2020. Mais toute création est la bienvenue! ***

Amies – Une série: Friends et deux amies: Marie et Anaïs. L’une connaît la série par coeur (Marie), l’autre ne l’a jamais regardée (Anaïs). C’est très drôle d’entendre leurs analyses, leurs désaccords et leurs ressentis. Si comme moi moi, vous êtes Team Anaïs, ce podcast est très bien fait pour comprendre l’engouement autour de Friends qui est devenu un incontournable de la pop-culture, mais avec un regard 2021, rafraîchissant et pertinent. Il y a pleins d’extraits qui illustrent très bien les exemples et rythment la discussion. Si vous êtes fan de la série, le podcast permet de vous replonger dans les 10 ans qu’a duré le show. Et un épisode hors-série pour la réunion des acteurs. ***

Le retour en grâce de la culture à la télé

Il y a quelques temps encore, les rubriques culturelles restaient la manne d’émissions spécialisées et de publics de connaisseurs. Les temps semblent changer. Peut-être liée à la fermeture des salles de cinéma et des théâtres en raison de la pandémie, cette tendance s’observe notamment avec diverses chroniques et émissions qui ont remis la culture sur le devant de la scène.

Oublions le concert du Nouvel an le 1er janvier ou les Coups de coeur d’Alain Morisod*, vitrine peu pop pour la culture. En 2019, Augustin Trapenard recevait le prix de la Meilleure Emission de radio avec son Boomerang, longue interview (30 minutes, beaucoup pour la radio publique) d’acteurs culturels français et internationaux. Est-ce cela qui a remis la culture au goût des auditeurs et du public en général? Difficile de répondre à cette question, mais depuis une bonne année, la culture reprend ses droits dans la programmation médiatique. Les différentes capsules et émissions littéraires diffusées sur Canal+ (21 cm, jusqu’en 2020 avec Augustin**) ou France Télévisions (La Petite / Grande Librairie de François Busnel) ont également contribué à cet essor.

Dans Quotidien (TMC), la culture a été souvent abordée via les invités sur le plateau. Par contre, ce n’est que depuis la cinquième saison (2020-2021) qu’Ambre Chalumeau présente la BAC (Brigade des Affaires Culturelles), chaque jour. Cette chronique parle de l’actualité culturelle. Elle aborde aussi bien la littérature, le cinéma, l’art contemporain ou la musique. Son ton passionné et ludique ainsi qu’une manière simple d’aborder des oeuvres qui pourraient paraître complexes au premier abord permet de découvrir des sujets et des artistes passés et présents.

En Suisse romande, la RTS aussi dépoussière son émission culturelle, avec Ramdam. Depuis mars 2021, deux animateurs jeunes et curieux, Joëlle Rebetez et Rayane M’zouri, donnent la parole à ceux qui font et défont l’actualité du monde de la culture. L’émission propose aussi la diffusion d’une oeuvre, la rendant ainsi disponible au plus grand nombre!

Le service public français a également voulu soutenir le monde culturel en lançant la chaîne CultureBox. L’objectif de cette émission en direct disponible en ligne et sur un canal dédié? Donner une tribune aux arts vivants et aux artistes en ces temps troublés. Chaque semaine, des spectacles inédits sont programmés. Lancée le 1er février, la chaîne poursuivra son chemin sur France 4, dès le 1er mai entre 20h et 6h, et jusqu’au mois d’août, qui verra la fin définitive de cette chaîne. D’après Le Figaro, « Ni l’État, ni France Télévisions ne remettront de l’argent dans ce projet. Entre février et avril 2021, Culturebox, sur le canal 19, a coûté 5 millions d’euros, frais de diffusion compris. »

*Le musicien propose d’ailleurs des émissions sur Léman Bleu dorénavant.

**ACTUALITE: le 4 mai, dans une interview, Augustin Trapenard indique son retour sur une nouvelle plateforme, BrutX, avec l’émission littéraire mensuelle Plumard. La première, avec Florence Aubenas en invitée, est prévu pour le 13 mai prochain

Une série de playlists

Comme pour les films, les ingrédients d’une bonne série sont le scénario, le jeu des acteurs, la photographie, mais également la musique. Petite sélection des meilleures BO de séries actuelles.

Umbrella Academy, saison 2 – Puisque l’intrigue se situe dans les années 1960 (est-ce un spoil?), la bande-son mêle habilement morceaux de cette décennie avec des chansons plus contemporaines. Comme pour la première saison, la musique est choisie pour créer des contrastes dans les scènes qu’elle accompagne, ce qui explique l’électivité de cette playlist (pop, funk, country, rap, soul et plusieurs covers intéressantes dont celle de Bad Guy (de Billy Eilish) par The Interrupters). Mention spéciale aux Backstreet Boys dont les paroles de la chanson Everybody sont utilisées par le personnage de Klaus comme profession spirituelle!

Normal People, saison 1 – Un subtil mélange de morceaux indie et folklorique irlandais pour accompagner l’histoire d’amour entre Connell et Marianne. Dans la série de la BBC, la musique n’est prépondérante, mais participe à l’atmosphère. Dans cette playlist, les mélodies planantes et mystérieuses côtoient la pop des années 2000’s jusqu’à maintenant. Parfait pour débuter l’automne!

Bonus: les playlists de chaque protagoniste sont aussi disponibles.

Derry Girls, saisons 1-2 – La playlist (anglophone) de mon adolescence! Dans chaque épisode, je me surprenais à fredonner (presque) toutes les chansons qui passaient. C’est un condensé de tubes 90’s et 00’s, de pop britannique (un épisode relate même le périple de la bande pour se rendre à un concert de Take That!) mais aussi d’artistes irlandais et internationaux. Parfaite pour se préparer pour une soirée ou pour se défouler les jours de pluie.

The Boys, saisons 1-2 – Alors que la deuxième saison de la série Amazon est sorti, il est temps de réécouter la bande-son de cette série. Du rock qui tache et qui fait du bruit, c’est en substance ce que l’on retrouve pour accompagner l’univers sombre – et sarcastique – de la série. Toutes les époques sont présentes, il y a des classiques et des chansons plus éclectiques et pop aussi (dont Wannabe des Spice Girls!!! de la pop asiatique ou du rap français).



A relire:

Summer 2020 – à lire, à voir, à écouter

Comment occuper cet été? Quelques pistes pour ne pas s’ennuyer: Musique – Cet été sera différent des autres si les déplacements sont réduits, mais cela ne signifie pas qu’il faut négliger la bande-son de cette période. Voici une sélection de nouveautés étranges, des ambiances moites, qui brouillent les genres, mais donnent toujours envie de danser. … Lire la suite

Summer 2020 – à lire, à voir, à écouter

Comment occuper cet été? Quelques pistes pour ne pas s’ennuyer:

Musique – Cet été sera différent des autres si les déplacements sont réduits, mais cela ne signifie pas qu’il faut négliger la bande-son de cette période. Voici une sélection de nouveautés étranges, des ambiances moites, qui brouillent les genres, mais donnent toujours envie de danser. (et bien sûr, on garde en réserve « Ti Amo » de Phoenix, album brillant pour célébrer les beaux jours)

Du cow-boy romantique et mystérieux? Summertime d’Oville Peck, musicien masqué, vous fera découvrir les plaines américaines, mais tout en douceur et subtilité. Parfaite pour un roadtrip en amoureux…

Pop planante et classique? Le violoniste Owen Pallett (qui a arrangé des morceaux pour Arcade Fire, Mika, The Last Shadow Puppets, Taylor Swift ou Charlotte Gainsbourg) livre un album indie et hors du temps (« Islands »), rafraîchissant. La chanson Perseverance of the saints accompagnera nos soirées et peut-être les levés du jour!

Des choeurs, une ambiance flamenco et un soupçon de beats? En attendant le nouvel album de HURTS, le premier single Voices nous transporte. Rythmes dansants et paroles obscures se marient parfaitement pour un résultat plus léger que ce à quoi le duo nous a habitué.

Sythés d’une autre décennie pour se déhancher? Il faut se laisser envoûter par la disco de Jarvis Cocker et sa voix grave. En écoutant, on pense à Duran Duran, les Depech Mode ou Nick Cave. Music all night long nous fait patienter avant son nouvel album. Si jamais, il a aussi repris Aline de Christophe pour Wes Anderson (BO de The French dispatch).

Voix de crooner pour danser un slow? ça semble être le retour de John Newman, avec Stand by me, nouvelle chanson depuis son premier album (2014), un bijou pop et soul. Et en 2020, il persiste. Hâte de découvrir la suite de ce qu’il nous réserve! en attendant, on s’enlace sur ce titre, mais on risque d’attendre un peu puisque l’artiste a quitté son label pour soigner une dépression…

Ambiance planante et autotune? C’est A Ballet de Sébastien Tellier dans lequel il faut se plonger. Le musicien mélange habilement sonorités hip-hop, mélodies de piano, saxophone pour un résultat sorti tout droit des nuages…excellente évasion. Tout son dernier album est dans cette veine, c’est parfait pour les fins de soirées.

J’adore la série How I met your mother et c’est avec plaisir que l’on retrouve Josh Radnor («Have you met Ted» Mosby) en musicien folk dans le duo Radnor & LeeSimple Harmony est un hymne ensoleillé parfait pour flâner dans les champs ou conduire avec toutes les fenêtres ouvertes. C’est frais, c’est joyeux et c’est dépaysant.

Sans oublier les albums de Dua Lipa (avril 2020) et d’Harry Styles (décembre 2019) qui font définitivement partie de toute playlist estivale de cette année si on souhaite danser!

Littérature – Pourquoi ne pas profiter des beaux jours pour se plonger dans un livre. Sélection de mes lectures de ce début d’année:

Joël Dicker, L’énigme de la chambre 622 – Si la niaiserie du personnage féminin principal, le héros moyen qui devient un génie sans rien accomplir et le manque de descriptions des lieux genevois où se déroule une partie de l’intrigue ne vous rebute pas, laissez-vous embarquer par ce pavé assez addictif. Une enquête alambiquée, des personnages qui se croisent et se recroisent, des histoires reliées sans que l’on s’y attendent sont les ingrédients (communs) de l’auteur genevois. Un bon moment à passer. ****

Liane Moriarty, Neuf parfait étrangers – Neuf individus qui ne se connaissent pas et qui souhaitent changer de vie dans un cadre enchanteur. C’est le cadre de ce nouveau roman de l’auteure australienne, sauf que rien ne va se passer comme prévu. Et même le lecteur ne s’attend pas à ce qui se passe! Mais comme d’habitude, Liane Moriarty décrypte et critique la société et ses moeurs. Puisque c’est son dernier volume, tout y est terriblement moderne et elle jette un regard sur notre manière de vivre assez vrai et glaçant. ***

Stephen King, L’Institut – Du complot, un soupçon de surnaturel, des expériences dans un lieu caché, le tout dans un monde très actuel, voici l’environnement dans lequel s’inscrit le dernier écrit du maître de l’horreur. Ici, il s’agit d’un thriller qui s’intéresse à des enfants surdoués, qui tentent de survivre pour récupérer leur liberté. Parfois stressant, souvent révoltant, ce livre est surtout impossible à lâcher, mais il fait néanmoins réfléchir… ****

Mona Chollet, Sorcière, le pouvoir invaincu des femmes – Et un essai. Bien qu’il soit sorti depuis un petit moment, ce texte est passionnant, aussi bien du point de vue historique que du point de vue idéologique, voire, politique. Il est également facile d’accès, pour ceux qui se sentiraient effrayés. Les chapitres 1 et 2 sont géniaux et suscitent pleins de réflexions autant qu’ils répondent à des interrogations de chacun(e). A lire absolument et à faire lire! *****

Séries/films – Découvrir de nouveaux horizons sans quitter son canapé!

The Crown, saison 3 : Même si le renouvellement de la totalité du cast a été perturbante durant les deux premiers épisodes, cette série est toujours un régal. On (re)découvre des pans de l’histoire, mais aussi les doutes de Charles, Anne ou Philippe, les tensions familiales, les dessous de la politique ou la modification de la société. Chaque épisode est un petit film qui se penche sur un thème, subtilement traité. On attend la saison 4! *****

Sex Education, saisons 1-2 : Même s’il s’agit d’une série pour ados, les adultes peuvent tout à fait succomber, car il y est aussi question des parents de ces jeunes. L’histoire traite des rapports sociaux et intimes des adolescents, mais aussi de nombreux thèmes propres – ou non – à cette période particulière, de manière juste et sans jugement, avec des personnages plus complexes qu’ils n’apparaissent au premier abord. Il est même facile de s’identifier. La fin de la saison 2 en annonce une troisième et on se tarde de découvrir la suite. ****

The highwaymen (2019) : Dans ce film, on découvre l’histoire de la traque du couple de malfrats Bonnie Parker et Clyde Barrow. Cette chasse à l’homme a été une réussite grâce à deux hommes, ex-Texas Rangers, qui permettront de réhabiliter cette fonction pourtant mise au ban par la Gouverneure de l’époque. Malgré une bande-annonce explosive, ce film est plutôt contemplatif et suit cette aventure jusqu’au (tragique) dénouement avec une pointe d’humour du duo Kevin Costner-Woody Harrelson. Bonne découverte d’un événement historique qui m’était méconnu. ***

Derry Girls, saisons 1-2: Le conflit nord-irlandais du point de vue d’une bande d’adolescentes dans les nineties? Il n’en fallait pas plus pour me convaincre de regarder les deux saisons de cette sympathique série, pleine de personnages attachants aux accents typiques. Les épisodes, courts, sont rythmés par la musique de notre adolescence, mais  malheureusement, ils manquent d’une intrigue sur plusieurs épisodes. Le contexte historique n’est qu’effleuré (je me suis renseignée après coup pour comprendre les tenants et aboutissants de la situation), les histoires adolescentes et situations dans lesquelles se retrouvent les protagonistes – chacun très stéréotypés – sont très drôles. ***

Podcast Love

Quand la lecture prend trop d’énergie, on peut faire travailler ses oreilles. C’est aussi agréable lorsque l’on est occupé, mais pas forcément très concentré. Bref, une nouvelle manière d’écouter la radio. 

La Poudre (Nouvelles Ecoutes) – Les entretiens menés par Lauren Bastide (que j’avais découverte au Grand Journal) font la part belle aux interlocutrices qui échangent sur leur vision de la société et leur domaine d’activité. La conversation est enregistrée depuis une chambre d’hôtel, ce qui donne une vraie ambiance intimiste. Ces conversations se révèlent drôles, touchantes, poignantes ou révoltantes, mais elles sont toujours bienveillantes et instructives. Le format est bon, car la conversation a vraiment le temps de se mettre en place et de se développer la thématique sans être frustrante à cause des limites temporelles. Episodes préférés : Leila Slimani, Sophie Fontanel, Inna Modja, Imany, …

Brise-Glace (Le Temps) – Le postulat de départ est alléchant : demander aux gens ce que l’on n’ose pas leur demander. Pendant une trentaine de minutes, la personne interrogée s’exprime sur un sujet qu’elle a vécu, quasiment sans interruption de la journaliste, ce qui rend l’écoute plus intime. On y parle de sujets peu abordés mais pourtant du quotidien, parfois tabous, mais sans pathos, au contraire. Les interlocuteurs sont passionnants et racontent leur vie avec pudeur. Episodes préférés : La femme au foyer, Le monsieur en EMS, La parentalité, Les proches aidants, et tous les autres !

Boomerang (France Inter) – Boomerang est une vraie émission de radio, mais son format interpelle pour le service public. Une trentaine de minutes d’entretien avec un acteur du monde culturel français ou international. Comédiens, stylistes, musiciens, artistes entre autres se succèdent au micro d’Augustin Trapenard (également découvert dans le Grand Journal) et répondent à ses questions qui mélangent philosophie, réflexions personnelles et actualités, toujours de manière habile. L’introduction de l’invité est toujours d’une grande qualité. Episodes préférés : Chimamanda Ngozie Adichie, Mona Chollet, Stéphane Eicher, Isabelle Marant, Simon Porte Jacquemus, Sophie Fontanel, Michel Pastoureau, Alison Wheeler …

David Tennant does a podcast with…  – Pourquoi écouter ce podcast? 1) Pour David Tennant, génial acteur écossais qui a joué aussi bien du Shakespear que dans Harry Potter ou Doctor Who, 2) pour son accent incroyable, 3) pour découvrir un peu mieux l’univers du cinéma et du théâtre, mais pas seulement (Gordon Brown, ancien Premier Ministre a été invité). Grâce à ses conversations et à leurs nombreuses digressions, on améliore rapidement sa compréhension orale de l’anglais et le ton est totalement britannique et sympa. Ça nous change. Épisodes préférés : Olivia Coleman (avec qui il a joué dans Broadchurch), «Everyone» (extra-edition).

Ecosse Toujours – «Jeter les clichés au fond d’un Loch», voici le postulat de ce podcast qui aborde différentes facettes du pays, de la nourriture au Brexit, en passant par les us et coutumes, la météo, l’histoire ou les personnalités qui façonnent l’Ecosse. C’est instructif, drôle, passionnant et permet de voyager avec les oreilles. Episodes préférés : celui dans une cuisine autour d’un repas typique! Miam! Et celui sur les langues gaéliques.

Vlan! – Ce podcast proposé par Grégory Pouy. Il traite à chaque semaine d’une problématique sociétale actuelle avec un expert  (chercheurs, anthropologues, journalistes, marketers…) pour réfléchir sur le thème choisi. Si les thèmes peuvent parfois sembler pointus, les discussions ne le sont pas tant et on se plonge facilement dans l’échange. Certains épisodes sont proposés en anglais. Episode préféré : la culpabilisation écologique.

Dior Talks – L’annonce a été faite après la Fashion Week : la maison de couture dirigée par Maria Grazia Chiuri lance son podcast. Une première. L’objectif est d’inviter des designers, des artistes ou des collaborateurs afin de parler de sujets sociétaux et d’art. Disponibles sur le site de Dior, les épisodes durent une trentaine de minutes, un bon format. Pour le moment, ce sont des femmes qui ont été invitées et elles parlent de leurs expériences dans la société, mais aussi dans le monde artistique, leurs inspirations, leur voix, leurs décisions… Épisode préféré : le premier, avec Maria Grazia Chiuri dans les Jardins du Luxembourg, puis dans son bureau. Hâte de découvrir la suite!

Plus bio la vie – Un podcast de Slate.fr qui fait la part belle à l’écologie pour évoquer des idées et des solutions pour consommer mieux et plus intelligemment. Le format est court (une vingtaine de minutes), facile à écouter pour nous donner envie de faire des efforts pour notre environnement. Épisode préféré : le zéro-déchet, les clés pour y arriver, avec pleins d’astuces pratiques pour ceux qui n’osaient pas se lancer…et pleins d’épisodes vont sûrement encore sortir, donc on se réjouit !

A poêle! – Fan de gastronomie? Voici un podcast qui donne faim! Il donne surtout la parole à des chef-fes qui ont tous pleins de choses à raconter à propos de leur métier-passion. On y apprend d’ailleurs beaucoup sur leur parcours respectifs pas toujours linéaires… en plus, les établissements de chacun sont répertoriés s’il nous prenait l’envie d’aller goûter pour de vrai à leurs plats. Et les quelques épisodes bonus sont à apprécier comme des bonbons. Episodes préféré: Juan Arbalaez, Michel Sarran, Refugee food festival…

Toute la musique de 2019

Des retours convaincants, des nouveautés et des belles surprises pour cette année 2019. En avant la musique!

Lewis Capaldi – L’écossais est tout d’abord reconnaissable à son fort accent, même lorsqu’il chante. Il nous envoûte avec une voix éraillée qui rappelle Paolo Nutini (lui aussi écossais!) et des arrangements planants et mystérieux. Les accompagnements au piano et les refrains qui poussent dans les aigus donnent une profondeur dramatique à ses textes (souvent parlant de rupture). Bruises est à écouter en boucle !

Dermot Kennedy – Une voix profonde, belle et vibrante (on pense à Jacob Banks, à Rag’n’bone Man en moins puissant, à Aloe Blacc ou à Damien Rice) accompagnée par des vibes hip-hop et des contre-temps à la batterie. Sans perdre en profondeur de mélodies ni en douceur avec des arrangements de cordes, l’irlandais nous embarque dans son univers mélancolique mais toujours dans l’air du temps. Parfois, sa voix pousse et s’éraille, ce qui donne encore plus de profondeur et d’émotion. Un grand coup de cœur qui mérite que l’on écoute plus que le single addictif Power On Me. Coup de cœur pour Lost.

Ed Sheeran  – Pour cet album entièrement composé de collaborations, Ed Sheeran surprend en délaissant les mélodies celtiques (Glaway Girl ou Nancy Mulligan) pour des airs hip-hop plus proches de Shape of you. Et c’est plutôt réussi, pour l’été. Le trio avec Camilla Cabello et Cardi B (South of the Border) donne envie de danser ou le duo aux sonorités urbaines avec Stormzy (Take me back to London) reste bien en mémoire. On est bien loin des ballades avec Taylor Swift (Everything has changed) ou Beyoncé et Andrea Bocelli (Perfect). L’occasion de se souvenir de sa chanson All about it avec le rappeur Hoodie Allen (2014).

Banks – L’américaine à la voix de velours revient avec un nouvel album très planant, mélancolique et toujours aussi mélodique. Si ses précédentes chansons avaient séduits, ces nouvelles compositions sont dans la même lignée. Le tout est très beau, la voix prenant le dessus sur des arrangements plutôt discrets, quitte même à proposer de l’a capella, singulier mais maîtrisé, et parfois même des rythmes RnB (mes chansons préférées, c’est Alaska et Godless).

Kaiser Chiefs – Le groupe de Leeds revient avec Duck et nous amène loin du nord de l’Angleterre. La pochette rappelle la Californie – ou en tout cas, une maison de plage – et le contenu de l’album aussi, avec, par exemple, Target Market dont le rythme pourrait faire penser aux Beach Boys ou The Only Ones qui évoque les sonorités (notamment les arrangements claviers) du groupe californien Rooney. People Know How To Love One Another, qui ouvre l’album, est léger, pop et s’inscrit dans le sillage de leurs tubes tels que Ruby, Everyday I love you less and less, comme un retour aux sources.

Mabel  – Entre Mariah Carey et Ariana Grande – aussi bien du point de vue vocal que stylistique -, la britannique offre une suite satisfaisante à son premier single Don’t call me up. On retient les accents lyriques de High Expectation Intro & Outro, mais aussi les sonorités reggaeton de Ring Ring, mélancolique dans OK (Anxiety Anthem) dans lequel elle se confie sur la dépression, hip-hop ou encore pop. Un joli premier album.

La bande-son du dernier Tarantino – Du jive sautillant, des mélodies rétro, et du rock’n’roll, voici ce qui compose principalement la BO d’Once Upon A Time…in Hollywood. Et ces chansons font du bien, donnant envie de danser dans l’après-midi ensoleillée (coup de cœur pour Paxton Quigley’s Had TheCourse de Chad & Jeremy). Elle comprend notamment du Deep Purple (Hush, avec un super instrumental), Neil Diamond, le cinématographique Mrs. Robinson de Simon & Garfunkel (écrit pour la BO de The Graduate avec Dustin Hoffman) ou le très sympathique Treat Her Right de Roy Head & The Traits, le tout saupoudré de quelques chansons en italien, dépaysant. Belles (re)découvertes!

Keane – Bonne surprise automnale que de retrouver le groupe anglais, de retour avec Cause and Effect. La voix mélancolique, les airs brumeux nous avaient manqué, après sept années de silence. The Way I feel fait penser très fort aux Killers et  on aime leur retour plutôt pop. L’album donne l’impression de retrouver de vieux amis, qui ont grandi (ils ont presque 40 ans maintenant)! Stupid Things sonne exactement comme on se souvenait d’eux.

Ibrahim Maalouf – Les cuivres réchauffent l’atmosphère et j’adore ce son particulier. Le trompettiste a livré S3ns au mois d’octobre. La chanson du même nom est géniale, enveloppante et donne envie de battre la mesure en l’écoutant. Una rosa blanca est une autre pépite, plus nostalgique, mais avec un refrain très dansant, un bridge latino et y’a même un extrait de discours de Barack Obama au milieu. Sans parole, la bande-son parfaite quand on doit rester concentré!

Michael Kiwanuka – Le chanteur à la voix de velours propose quelques nouvelles chansons dont l’atmosphère est envoutante à souhait (Hero). Sa voix nous berce et on se réjouit d’ajouter des mélodies à son répertoire, qui nous enveloppe durant ses sombres soirées.

Dylan Leblanc – Le chanteur américain de folk est une découverte alors qu’il en est déjà à son quatrième album ! Un look très 70’s, mais la musique est bien contemporaine. Les arrangements oscillent entre douceur et rock, la voix peut rappeler celle d’Eddy Vedder sur certaines intonations éraillées (Renegate), les airs restent bien en tête et donnent envie de danser dans la lumière déclinante d’un soleil d’automne. Coup de cœur pour Bang Bang Bang ou Born Again (elle serait parfaite pour accompagner un roadtrip sur des routes toutes droites dans l’été indien).

Harry Styles : Depuis la fin des One Direction (jamais écouté, ni son 1er album, en fait), le jeune britannique s’est imposé musicalement et stylistiquement. Égérie de Gucci, il compose des chansons qui flirtent avec David Bowie (Signs of the time), Frank Ocean et d’autres. Son Waterlemon Sugar est moins énigmatique, plus funk, mais il nous emporte dans un univers délicieusement rétro et coloré ! Gros coup de coeur pour Adore you, qui donnait envie de découvrir son deuxième album studio qui sortait à la fin de l’année…et où plusieurs styles se côtoient : balade pour Cherry, années 80’s (She), folk (Fine Line) ou encore pop psyché (Sunflower vol 6). On a l’impression de connaître déjà toutes ces chansons, comme si elles étaient des classiques.

La musique de l’hiver 2019

La musique de l’été 2019

La musique de l’automne 2019

Chansons

–          Tame ImpalaBorderline nous a fait danser tout l’été ! Album à venir en février prochain

–          Death Cab for Cutie: ils reviennent ! Parfais à écouter pour ce retour de l’automne ! Un EP tout beau tout chaud qui arrive pile poil à la fin de l’été. On retrouve avec bonheur les mélodies brumeuses du groupe et on aime To the Ground ou Kids of 99.

–          Foster the People: le trio a sorti trois nouvelles chansons dont Imagination qui renoue avec les sons de leurs débuts. La voix de Marc Foster est toujours si reconnaissable, c’est dansant, léger, frais et hypnotisant. Ces compositions peuvent tout à fait rejoindre la playlist qui contient déjàHoudini, Are you what you wanna be? et Pumped up Kids. Ils nous avaient manqué.

–          Editors: Alors que les anglais ont sorti des réarrangements de certaines chansons il y a quelques mois, les voilà de retour avec Frankenstein, nouveau single qui mêle rythmes entêtants, voix grave (le début du morceau est super) et refrain électronique. Si un disque dans cette veine sort, ce serait dommage au vu du potentiel du groupe…

–          Jorja Smith: Accompagnée de Burna Boy sur Be Honest, la chanteuse (qui, soit dit en passant, est superbe) nous donne envie de danser. Les rythmes chaloupés et la voix cassée ne peuvent que nous séduire.

–          Mahalia: Avec sa chanson Simmer, la jeune britannique prolonge l’été indien et invite à se déhancher langoureusement. Jeune prodige à suivre!

–          Jake Bugg : Le tout jeune chanteur a sorti Kiss Like the Sun et on retrouve avec plaisir sa voix si particulière, son phrasé inimitable et son univers rock. Le morceau a un petit côté blues entraînant, mais on ne reste jamais loin de ses origines british…et mention spéciale pour les airs dans les aigus du refrain qui nous font découvrir des tonalités vocales que l’on ne lui connaissait pas. Il a donc grandit, hihi!

Surprise de Noël !

George Michael – J’ai été élevée avec les chansons de George Michael. Lorsqu’il est décédé à Noël 2016, ce fut un choc. J’écoute encore régulièrement ces titres (Though, Where I hope you are, Jesus to a child, My mother had a brother font partie de mes préférés). L’inédit This Is How (We Want You to Get High), première chanson posthume, est sortie pour le film de Noël Last Christmas (ça ne s’invente pas. C’est ma BO de fin d’année). J’étais un peu partagée par la nouvelle: ce titre serait-il une vraie chanson où l’on retrouverait la patte de l’artiste ou seulement une manière de faire un peu d’argent ? L’introduction est dans la pure veine de ce que faisait George Michael (la construction du titre fait d’ailleurs penser à celle de Patience), puis on tombe dans quelque chose de plus pop et dansant malgré les paroles sombres sur l’addiction. La voix mixée à l’Autotune laisse malheureusement songeur (il l’utilisait régulièrement comme sur la cover de True Faith), on ne retrouve pas toute sa profondeur…mais, le retrouver fait plaisir, surtout en cette période où j’avais l’habitude de passer ses disques en boucle, en famille !

Ce qui fait plaisir

Petite sélection de petits plaisirs pour la rentrée et les jours qui raccourcissent.

Le compte Instagram @Insta_repeat : voir la non-originalité des utilisateurs du réseau social d’image est drôle, esthétique et permet la réflexion sur notre façon de vivre les expériences et notre volonté/obligation à tout partager. De quoi penser à deux fois avant de poster sa dernière photo de vacances!

La bande-son de Big Little Lies (saisons 1 et 2): outre la chanson du générique (Michael Kiwanakuwa) – sublime -, toutes les chansons sont parfaitement choisies (elles donnent des informations sur les événements à venir et sur les caractères des personnages eux-mêmes). La sélection est parfois pointue, mais tous les titres s’écoutent volontiers à tout moment de la journée, surtout en cette période automnale. Coups de cœur: September Song d’Agnes Obel / Victim of Love de Charles Bradley / River de Leon Bridges / Why Can’t We Live Together de Jim James / Piece of My Heart de Christina Vierra and The Ryan Rehm Band.

L’application Good on you: Si la mode durable vous intéresse, cette app permet de savoir quels sont les efforts entrepris par les marques de vêtements pour être responsables. Il y a également des articles qui font des classements et pleins de petites infos qui peuvent se rendre utiles. Ça permet également de faire un tri des enseignes à visiter avant de commencer sa journée de shopping.

Ligne de maquillage L’Oréal x Karl Lagerfeld: Initiée avant le décès du couturier, une gamme de maquillage exclusive sort le 27 septembre. Celui qui utilisait souvent des fards à paupières pour colorer ses dessins (Caroline Lebras, directrice de l’image et communication chez Karl Lagerfeld dixit) n’en est pas à son coup d’essai, il avait déjà collaboré avec ModelCo. L’Oréal a déjà commercialisé des produits en partenariat avec Isabel Marant et Balmain. De quoi se prendre pour un SuperModel! (haha)

Once Upon A Time…in Hollywood (Q. Tarantino) : Plongée dans l’année 1969 avec  les voitures, les vêtements, la musique, le soleil, la poussière, la chaleur ou les couleurs. La première partie transpire l’insouciance et la bonne humeur, alors que la seconde montre les nouveaux changements qui sont en cours (allumage d’enseignes en néons, par exemples). Dans ce film, Quentin Tarantino est presque apaisé (pas tant de bains de sang que cela), l’humour et les dialogues bien ficelés sont au rendez-vous, même si la fin peut mitiger le public. Brad Pitt, Léo DiCaprio ainsi qu’une (très) jeune actrice ambitieuse sont excellents. Une belle surprise malgré les nombreuses critiques que le film avait essuyé.

A Rainy Day in New York (W. Allen) : Ce film est parfait pour entrer dans l’automne, car la pluie est un des personnages principaux! Timothée Chalamet est parfait dans le rôle d’un jeune homme amoureux des belles choses et de sa ville, un tantinet démodé, mais passionné, qui suit sa propre route sans vouloir plaire à tout prix ni rentrer dans aucun moule. Si on supprime les téléphones portables, il est difficile de cerner l’époque de ce weekend suranné et classique. On aime la décoration de l’hôtel (et la vue !) où les protagonistes séjournent, les chansons de piano-bar et les déambulations dans les rues, dans un musée ou dans Central Park. Pas le meilleur Woody Allen, mais ce film fait définitivement passer un bon moment plein de quiproquos et de rencontres inattendues.

Nouvelle saison de This Is Us (dès le 24 septembre !): C’est la série qui m’a réconcilié avec les séries. J’ai adoré retrouver Justin Hartley (de Smallville) et Milo Ventimiglia (de Heroes). Je suis les membres de la famille Pearson avec grande joie, entre rires et larmes. Depuis la troisième saison, on en apprend plus sur d’autres personnages (Beth ! que j’adore) et cela donne encore plus de profondeur au récit. Elle permet aussi des réflexions concernant certaines thématiques abordées (comme le moment où Kevin pense à son désir d’enfants ou à la sauvegarde de son couple, le stress post-traumatique, etc…). C’est une série que je trouve intelligente et bien faite. Elle pourrait passer pour gentillette, mais l’histoire est racontée de telle manière qu’il y a du suspense et des attentes de la part du public et ce, sans violence ni vulgarité.

Apprendre le gaélique irlandais: Mon amour des langues reste intact. De mes études de linguistique, je garde un intérêt pour les sons, les combinaisons de phonèmes (sonorités) et la construction sémantique et sémiotique. Lorsque j’étais partie en voyage en Finlande, j’avais fait beaucoup de recherches sur le suomi (isolat, aucune langue n’a de racine commune, c’est également le cas pour le basque, le hongrois et le coréen, c’est complètement fou, non?), mais à part quelques mots (kiitos ou Hyvää iltaa, par exemple), je n’ai pas appris grand-chose car peu de documentation pour les débutants chez nous. Je sais qu’en Ecosse, des cours de gaélique écossais sont donnés à l’université pour les étudiants qui travaillent sur la littérature du pays. Je faisais justement des recherches sur ce gaélique, quand j’ai découvert que Duolingo proposait des cours d’irlandais et même de gallois. Alors, je me suis lancée dans le gaélique irlandais, car c’est celui qui prime (cette langue a ensuite été importée en Ecosse où elle a subit des mutations). Et c’est génial, car ça fait réfléchir, mémoriser et même si cela ne me servira pas forcément, je suis très contente d’ouvrir encore un peu mes horizons.

Le compte Twitter Question-Trapenard: J’adore les interviews culturelles d’Augustin Trapenard sur France Inter, que j’écoute en podcast régulièrement. J’aime sa manière de prendre le temps (une trentaine de minutes !) avec ces invités, de tous les horizons, pour parler d’art, de philosophie, de la vie en somme. Ce compte (@QuestiTrapenard) non-officiel transcrit des questions posées durant l’émission (Boomerang). Même hors contexte, elles donnent à réfléchir, à penser différemment de ce à quoi on a l’habitude et à rire parfois. Morceaux choisis: Qu’est-ce que vous aimez chez vous?, Sur quoi est-ce que vous avez aucun avis?, Comment redonner au langage sa force, sa vigueur, sa poésie, comment redonner à la pensée son droit?, Ça peut être une arme aussi la légèreté? ou Et la beauté dans tout ça, qu’est-ce que vous trouvez beau, vous? On peut vite prendre beaucoup de temps à scroller ces interrogations inédites.

Lectures estivales

Que l’on se prélasse sur la nouvelle plage des Eaux-Vives, dans les transports ou au bord d’une piscine, un bon livre, c’est tout ce qu’il faut amener avec soi en vacances.

NYT 36 Hours – Barbara Ireland (2019)

Les meilleures chroniques de voyage du New York Times sont réunies dans un nouvel ouvrage : 36 Hours. Cette fois-ci, ce sont des petites expéditions qui sont mises en avant, dans plusieurs villes à travers le monde : Paris, Dakar, Dubrovnik ou Madrid… Et la couverture, orange-rouge-très-soleil-couchant, est très belle (comme les autres volumes de la collection).

Une toile large comme le monde – Aude Seigne (2018)

Un de mes livres préférés ! Une histoire palpitante sur l’économie et l’écologie du web qui interroge sur la manière dont le monde pourrait vivre sans cette source de pollution invisible (quoique), omniprésente dans les vies de personnages bien plus proches les uns des autres qu’ils ne le pensent. Ce livre divertit autant qu’il donne à réfléchir.

Passage des ombres – Arnaldur Indridason (2018)

Fan de polar nordique? Celui-ci se déroule en Islande et conjugue deux périodes de l’histoire différentes : une énigme non-résolue devient la clé pour trouver le coupable d’un meurtre récent. Les mœurs et l’histoire du pays sont au cœur de l’intrigue bien ficelée. C’est le troisième tome d’une trilogie, mais qui ne se lit pas nécessairement dans l’ordre.

Rock – Philippe Manœuvre (2018)

Outre la musique, le journaliste et critique français raconte de nombreuses anecdotes du monde de la BD (il a été rédacteur en chef de Métal Hurlant), des médias ou d’amitié. Il écrit tout comme il parle, sans filtre et avec humour, dévoilant les facettes de personnalités, mais surtout, il met en lumière une époque, maintenant révolue.

PS I love you – Cecilia Ahern (2004)

En attendant le second opus (!) qui sortira en septembre (en anglais), c’est l’occasion de relire ce livre mythique qui fait du bien à chaque lecture. Comment survivre et reprendre goût à son existence lorsque l’amour de votre vie n’est plus? A partir de ce (triste) constat, l’auteure nous transporte dans une histoire d’amour, de famille et d’amitiés qui prouve que la vie vaut d’être vécue.

Americanah – Chimamanda Ngozie Adichie (2014)

C’est l’histoire d’une jeune Nigériane qui part étudier aux Etats-Unis. A travers une critique sociale des deux pays, le livre parle des inégalités, des interactions, d’oppressions ou de la notion de « maison ». Un must-read qui raconte bien plus qu’une histoire.

Savourer – Nadine Levy Redzepi (2019)

Livre de cuisine bourré de commentaires et d’anecdotes personnels, ce nouvel ouvrage est rédigé par une femme-de, Nadine Levy Redzepi, épouse du cuisinier-star du Noma à Copenhague. Elle mélange les influences (elle est née au Portugal) et propose des recettes familiales, revisées et qui semblent succulentes.

Rocketman nous fait décoller dans la vie d’Elton John

Deuxième biopic musical d’un artiste britannique ayant marqué son époque, en moins d’une année; quelle opinion?

Alors que Bohemian Rhapsody recréait des séances d’enregistrement et des concerts pour raconter le parcours de Freddie Mercury et Queen, le film sur Elton John, Rocketman, est construit comme une comédie musicale. Les chansons reflètent les émotions des personnages – par exemple, la scène avec le morceau «Tiny Dancer» (1971) – et pas seulement celles du chanteur – avec notamment tous les membres de sa famille et «I want love» (2001).

Cette différence est ce qui rend les deux films distincts et permet de ne pas penser que le deuxième est une copie – ou du moins, inspiré – de l’autre. On suit l’enfance, puis l’adolescence du prodige du piano, jusqu’au succès et à ses costumes de scènes hallucinants (d’ailleurs, une galerie d’images comparant celles du film et de la réalité défile dans le générique et c’est bluffant de réalisme).

Elton John est surtout un homme timide qui se cache derrière ces artifices, aussi grandioses soient-ils. On y découvre ses failles et ses doutes, ses addictions et sa dépression sans fard. La musique accompagne parfaitement tous les événements, condensés en deux heures, mais qui portent sur plusieurs décennies. Taron Edgerton, qui joue Elton John, chante et l’incarne avec précision et en nuances sans lui ressembler réellement. Le seul petit point négatif de l’acteur est qu’il manque de bonhomie, surtout au niveau des joues, qui rend si reconnaissable Elton John. Par contre, mention spécial pour l’Elton John enfant, tellement touchant et ressemblant comme en atteste une image en fin de générique.

En fin de projection, les chansons qui ont bercé mon enfance ont une nouvelle saveur au regard des épreuves qui les ont façonnées. Les paroles sonnent toujours justes, écrites par un parolier qui travaillait toujours en amont et de son propre côté. Car le succès résultait avant tout de l’amitié de deux artistes qui, ensemble, ont composé des chansons magnifiques et mémorables («Your Song» ou «I’m still Standing», entre autres).

Jacob Banks : in the name of love

Concert de Jacob Banks, à Thônex. Une voix qui prend aux tripes pour un moment de douceur loin du monde extérieur.

Il arrive, tout de noir vêtu, du bonnet au pantalon. Seule touche de bling, sa dent en or qui brille dans les spotlights. D’abord timide, le chanteur enchaine ses tubes qui font danser le public (Monster, Be good to me) de manière un peu statique, les yeux fermés, puis dit quelques mots à son audience, déjà conquise par sa voix – éraillée et profonde – et sa prestance.

Commence alors la deuxième partie du concert, plus intime et envoutante. Il se met à la guitare pour entonner une chanson inédite, acoustique. Il alterne les balades douces (Nostalgia,…) et des versions plus rock des ses chansons (Chainsmocking, Unkown to you, …) – et une reprise de Fix You de Coldplay, bien plus punchy que l’originale, avec batterie et vocalises soul.

Le chanteur d’origine nigériane mélange la soul et les sonorités urbaines sur son album. Il le fait aussi sur scène, allant du reggae (Mexico) aux rythmes africains (Keeps me going).

Il chante, d’une voix qui retourne l’estomac et fait monter les larmes aux yeux. C’est beau. C’est prenant. Il est ému lorsque le public applaudit et demande humblement de stopper les encouragements pour continuer le concert. Sympathique aussi lorsqu’il demande à sa première partie – Anna Leone, übercute jeune femme de 23 ans à l’aise en solo avec sa guitare – de venir l’accompagner sur Kumbaya ou quand il appelle ses musiciens – une pianiste, un batteur, un guitariste et un bassiste – son Village, du nom de son premier album (sorti en novembre et dont il porte le T-shirt). Emouvant lorsqu’il remercie le public d’avoir pris le temps de venir et de le passer à son concert (« you can get back your money, but not your time »).

Au final, un moment enchanté avec un chanteur d’exception, pour qui chanter semble si naturel. Les arrangements live font presque regretter la version studio de son album, tellement il incarne ses chansons.

Bohemian Rhapsody : film-coup-de-cœur !

Carnaby Street, Londres, Noël 2018

J’ai grandi en écoutant Queen. Dès la bande-annonce diffusée cet été, je n’ai plus pu contenir mon enthousiasme. Moi qui vais rarement au cinéma, c’était le film que je ne voulais pas louper et je n’ai pas été déçue.

J’ai toujours eu une relation particulière avec le groupe Queen. Freddie Mercury est décédé le lendemain de ma naissance…et malgré ce mauvais présage, j’ai baigné dans cette musique grandiloquente depuis petite. Je connais leurs plus grands succès par cœur et j’adore Killer Queen (entre autres).

Un film sur Queen ? Je me devais d’aller le voir pour comprendre l’impact que ce groupe a eu, à l’époque.

Il en ressort que j’ai adoré ce film. Et à ce point, cela n’arrive que rarement. La musique, la ressemblance physique avec les membres du groupe (et Bob Geldorf !) ou les costumes nous plongent complètement quelques décennies en arrière.

Alors certains disent que la chronologie n’est pas respectée, je ne trouve pas que cela desserve le propos. C’est un film qui célèbre un groupe mythique et un chanteur de légende, mais surtout, c’est une histoire d’amitié. Certains thèmes abordés sont certes tragiques, mais il reste un film lumineux et qui fait du bien. C’est également un film émouvant, lors de la dernière séquence. Elle m’a donné envie de retrouver un enregistrement d’époque du Live Aid de 1985.

La seule chose qui m’a manquée est la genèse de la chanson Under Pressure. J’aurais voulu savoir comment s’est déroulée la collaboration avec David Bowie.

Bref, c’est un film que je conseille et, depuis une semaine, je fredonne tout le temps des mélodies de ce groupe mythique. The show must go on !