Bohemian Rhapsody : film-coup-de-cœur !

Carnaby Street, Londres, Noël 2018

J’ai grandi en écoutant Queen. Dès la bande-annonce diffusée cet été, je n’ai plus pu contenir mon enthousiasme. Moi qui vais rarement au cinéma, c’était le film que je ne voulais pas louper et je n’ai pas été déçue.

J’ai toujours eu une relation particulière avec le groupe Queen. Freddie Mercury est décédé le lendemain de ma naissance…et malgré ce mauvais présage, j’ai baigné dans cette musique grandiloquente depuis petite. Je connais leurs plus grands succès par cœur et j’adore Killer Queen (entre autres).

Un film sur Queen ? Je me devais d’aller le voir pour comprendre l’impact que ce groupe a eu, à l’époque.

Il en ressort que j’ai adoré ce film. Et à ce point, cela n’arrive que rarement. La musique, la ressemblance physique avec les membres du groupe (et Bob Geldorf !) ou les costumes nous plongent complètement quelques décennies en arrière.

Alors certains disent que la chronologie n’est pas respectée, je ne trouve pas que cela desserve le propos. C’est un film qui célèbre un groupe mythique et un chanteur de légende, mais surtout, c’est une histoire d’amitié. Certains thèmes abordés sont certes tragiques, mais il reste un film lumineux et qui fait du bien. C’est également un film émouvant, lors de la dernière séquence. Elle m’a donné envie de retrouver un enregistrement d’époque du Live Aid de 1985.

La seule chose qui m’a manquée est la genèse de la chanson Under Pressure. J’aurais voulu savoir comment s’est déroulée la collaboration avec David Bowie.

Bref, c’est un film que je conseille et, depuis une semaine, je fredonne tout le temps des mélodies de ce groupe mythique. The show must go on !

Muse a une baisse de régime

Muse, Simulation Theory, 2018

Lorsqu’un de mes groupes préférés annonce un nouvel album, je suis toujours impatiente. Ici, j’ai été déçue…

D’abord, il y a la pochette. Pourtant dessinée par le même illustrateur que l’affiche de la série Stranger Things (Kyle Lambert), elle est surfaite et clichée. Elle n’est ni assez rétro, ni assez innovante…malheureusement comme les chansons de ce nouvel album.

Muse est un des groupes que j’écoute depuis mon adolescence et presque depuis leurs débuts. Alors que j’adore leurs arrangements, leur prise de risques (orchestre symphonique, airs d’opéra, dubstep ou emprunts à U2 ou Queen, par exemple), leur univers rock mais avec-quelque-chose-en-plus.

Ici, rien de tout cela. Dès la première écoute, tout ressemble déjà à une autre chanson. Le disque manque d’audace et se disperse. Dig Down ressemble à United States of Eurasia (qui ressemble à du Queen), The Dark Side (Alternate Reality Version) fait penser fortement à la très belle Aftermath, Propaganda reprend les rythmes d’Undisclosed Desires et que dire de Break it to me, qui reprend les codes du r’n’b sans aucune âme ou Blockades qui me rappelle (la géniale) Knights of Cydonia ?

Dommage.

Je m’en vais de ce pas réécouter leurs bons « vieux » classiques.