Bilan carbone 2019

Faire des efforts, c’est bien. Faire un bilan permet de pointer ce qui est bien et ce qui peut être amélioré. Voici ma situation.

En nettoyant la cuvette des toilettes, j’ai relevé une phrase qui ne m’a pas du tout plu sur la bouteille de produit : «Est nuisible pour les environnements aquatiques». J’ai de suite cherché une alternative et j’ai fabriqué moi-même des pastilles effervescentes pour les toilettes DIY! Il suffit d’avoir de l’acide citrique, du bicarbonate de soude et quelques gouttes d’huile essentielle. Simple, naturel et plus responsable.

Après cette nouvelle démarche, j’ai décidé de faire un petit bilan des actions déjà effectuées dans notre foyer.

Efforts quotidiens bien intégrés :

–          Limitation de la consommation de plastique (pas de sachets pour les fruits et légumes, pas de suremballages, achats en vrac, sac en toile toujours avec moi, pas de pailles ni de vaisselle jetable)

–          Limitation des déchets (pas de serviettes en papier, pas de papier-ménage surtout, très peu de repas en take-away)

–          Du sucre en morceau pour mon café (pas de sachet ni de touillette ni de gobelet jetable!)

–          Maximum des trajets en bus et à pied

–          Cuisine : Cuisiner le maximum nous-mêmes (même les pâtes à pain et à gâteaux, les biscuits, la sauce tomate, le bouillon, parfois des pâtes fraîches le weekend), création de tawashi (éponges japonaises) pour la cuisine à partir de vieux habits trop usés pour être donnés, achats locaux et de saison

–          Salle de bain : Plus du tout de bouteilles de shampoings et de gels douche, déodorant solide et lingettes démaquillantes lavables, lessive DIY

Les efforts qui doivent encore devenir une habitude :

–          Prendre tous les jours les escaliers au lieu de l’ascenseur au bureau

–          Dentifrice solide

–          Moins de shopping (en bonne voie, car la seconde-main devient de plus en plus habituelle pour moi et je renonce à passer des commandes en ligne)

–          Utiliser une police de caractère écologique : par exemple, Garamond permet une économie de 24% de toner car elle est 15% plus petite que la plupart des polices standards (à utiliser en 12pt sinon pas d’intérêt). Sinon, notons que Ryman Eco, Century Gothic permettent d’économiser une trentaine de pourcentage d’encre et EcoFont peut diminuer de 28% l’encre car elle insère des trous dans les lettres pour en réduire la quantité utilisée.

S’il vous manque des idées pour réduire votre empreinte carbone, je conseille le livre «Ecolo à profit» de Jonas Schneiter (éd. Helvetiq, 2019) qui donne pleins de solutions simples à mettre en place (ex : Amphiro pour savoir combien consomme la douche), des initiatives innovantes et de chiffres intéressants.

Le meilleur enseignement à tirer de tout cela ? Que chaque geste compte et qu’il n’est pas possible de révolutionner sa manière d’agir du jour au lendemain. Il faut y aller par étapes et ça semblera moins difficile à gérer. Et surtout, on ne perd pas en qualité de vie, loin de là !

Achats en ligne: comment les rendre moins polluants?

Acheter en un clic n’est pas sans conséquence pour la planète… Comment réduire cette pollution?

La première solution serait de complètement se passer des Amazon, Zalando, Farfetch et autres sites de e-commerce. Si on ne peut vraiment pas faire sans, voici quelques améliorations – faciles – à apporter.

App EyeFitU – Cette application suisse, créée en 2012, permet de réduire les allers-retours des paquets de vêtements. Comment ? Grâce à un algorithme, elle permet de savoir quelle taille d’habits nous correspond selon la marque (car oui, différentes enseignes ne taillent pas de la même manière…). Donc si on commande directement la bonne taille, plus besoin de renvoyer le colis (et on évite ainsi des émissions de CO2). Simple et utile. Facile d’utilisation, on rentre nos différentes mensurations dans l’app et hop, on saura si c’est du M ou du L qu’il faut choisir.

Magic Tomato – Pour des courses alimentaires locales et respectueuses de l’environnement, commandez sur Magic Tomato. Tout vient du canton de Genève et alentours et est livré à la maison dans la journée par vélos ou véhicules électriques et dans des contenants réutilisables. C’est surtout très pratique pour les céréales, les pâtes et fruits secs dont on ne connait pas toujours la provenance. C’est simple et la qualité est là, pour un prix qui permet de rétribuer les producteurs correctement. Les alternatives comme Farmy.ch, Karibou.ch ou la Ruche qui dit oui sont également disponibles en Suisse et respectent une traçabilité et une provenance locale.

Ce qui fait plaisir

Petite sélection de petits plaisirs pour la rentrée et les jours qui raccourcissent.

Le compte Instagram @Insta_repeat : voir la non-originalité des utilisateurs du réseau social d’image est drôle, esthétique et permet la réflexion sur notre façon de vivre les expériences et notre volonté/obligation à tout partager. De quoi penser à deux fois avant de poster sa dernière photo de vacances!

La bande-son de Big Little Lies (saisons 1 et 2): outre la chanson du générique (Michael Kiwanakuwa) – sublime -, toutes les chansons sont parfaitement choisies (elles donnent des informations sur les événements à venir et sur les caractères des personnages eux-mêmes). La sélection est parfois pointue, mais tous les titres s’écoutent volontiers à tout moment de la journée, surtout en cette période automnale. Coups de cœur: September Song d’Agnes Obel / Victim of Love de Charles Bradley / River de Leon Bridges / Why Can’t We Live Together de Jim James / Piece of My Heart de Christina Vierra and The Ryan Rehm Band.

L’application Good on you: Si la mode durable vous intéresse, cette app permet de savoir quels sont les efforts entrepris par les marques de vêtements pour être responsables. Il y a également des articles qui font des classements et pleins de petites infos qui peuvent se rendre utiles. Ça permet également de faire un tri des enseignes à visiter avant de commencer sa journée de shopping.

Ligne de maquillage L’Oréal x Karl Lagerfeld: Initiée avant le décès du couturier, une gamme de maquillage exclusive sort le 27 septembre. Celui qui utilisait souvent des fards à paupières pour colorer ses dessins (Caroline Lebras, directrice de l’image et communication chez Karl Lagerfeld dixit) n’en est pas à son coup d’essai, il avait déjà collaboré avec ModelCo. L’Oréal a déjà commercialisé des produits en partenariat avec Isabel Marant et Balmain. De quoi se prendre pour un SuperModel! (haha)

Once Upon A Time…in Hollywood (Q. Tarantino) : Plongée dans l’année 1969 avec  les voitures, les vêtements, la musique, le soleil, la poussière, la chaleur ou les couleurs. La première partie transpire l’insouciance et la bonne humeur, alors que la seconde montre les nouveaux changements qui sont en cours (allumage d’enseignes en néons, par exemples). Dans ce film, Quentin Tarantino est presque apaisé (pas tant de bains de sang que cela), l’humour et les dialogues bien ficelés sont au rendez-vous, même si la fin peut mitiger le public. Brad Pitt, Léo DiCaprio ainsi qu’une (très) jeune actrice ambitieuse sont excellents. Une belle surprise malgré les nombreuses critiques que le film avait essuyé.

A Rainy Day in New York (W. Allen) : Ce film est parfait pour entrer dans l’automne, car la pluie est un des personnages principaux! Timothée Chalamet est parfait dans le rôle d’un jeune homme amoureux des belles choses et de sa ville, un tantinet démodé, mais passionné, qui suit sa propre route sans vouloir plaire à tout prix ni rentrer dans aucun moule. Si on supprime les téléphones portables, il est difficile de cerner l’époque de ce weekend suranné et classique. On aime la décoration de l’hôtel (et la vue !) où les protagonistes séjournent, les chansons de piano-bar et les déambulations dans les rues, dans un musée ou dans Central Park. Pas le meilleur Woody Allen, mais ce film fait définitivement passer un bon moment plein de quiproquos et de rencontres inattendues.

Nouvelle saison de This Is Us (dès le 24 septembre !): C’est la série qui m’a réconcilié avec les séries. J’ai adoré retrouver Justin Hartley (de Smallville) et Milo Ventimiglia (de Heroes). Je suis les membres de la famille Pearson avec grande joie, entre rires et larmes. Depuis la troisième saison, on en apprend plus sur d’autres personnages (Beth ! que j’adore) et cela donne encore plus de profondeur au récit. Elle permet aussi des réflexions concernant certaines thématiques abordées (comme le moment où Kevin pense à son désir d’enfants ou à la sauvegarde de son couple, le stress post-traumatique, etc…). C’est une série que je trouve intelligente et bien faite. Elle pourrait passer pour gentillette, mais l’histoire est racontée de telle manière qu’il y a du suspense et des attentes de la part du public et ce, sans violence ni vulgarité.

Apprendre le gaélique irlandais: Mon amour des langues reste intact. De mes études de linguistique, je garde un intérêt pour les sons, les combinaisons de phonèmes (sonorités) et la construction sémantique et sémiotique. Lorsque j’étais partie en voyage en Finlande, j’avais fait beaucoup de recherches sur le suomi (isolat, aucune langue n’a de racine commune, c’est également le cas pour le basque, le hongrois et le coréen, c’est complètement fou, non?), mais à part quelques mots (kiitos ou Hyvää iltaa, par exemple), je n’ai pas appris grand-chose car peu de documentation pour les débutants chez nous. Je sais qu’en Ecosse, des cours de gaélique écossais sont donnés à l’université pour les étudiants qui travaillent sur la littérature du pays. Je faisais justement des recherches sur ce gaélique, quand j’ai découvert que Duolingo proposait des cours d’irlandais et même de gallois. Alors, je me suis lancée dans le gaélique irlandais, car c’est celui qui prime (cette langue a ensuite été importée en Ecosse où elle a subit des mutations). Et c’est génial, car ça fait réfléchir, mémoriser et même si cela ne me servira pas forcément, je suis très contente d’ouvrir encore un peu mes horizons.

Le compte Twitter Question-Trapenard: J’adore les interviews culturelles d’Augustin Trapenard sur France Inter, que j’écoute en podcast régulièrement. J’aime sa manière de prendre le temps (une trentaine de minutes !) avec ces invités, de tous les horizons, pour parler d’art, de philosophie, de la vie en somme. Ce compte (@QuestiTrapenard) non-officiel transcrit des questions posées durant l’émission (Boomerang). Même hors contexte, elles donnent à réfléchir, à penser différemment de ce à quoi on a l’habitude et à rire parfois. Morceaux choisis: Qu’est-ce que vous aimez chez vous?, Sur quoi est-ce que vous avez aucun avis?, Comment redonner au langage sa force, sa vigueur, sa poésie, comment redonner à la pensée son droit?, Ça peut être une arme aussi la légèreté? ou Et la beauté dans tout ça, qu’est-ce que vous trouvez beau, vous? On peut vite prendre beaucoup de temps à scroller ces interrogations inédites.

L’art de ne rien faire

Dans un monde ultra-connecté et toujours en mouvement, prendre soin de soi même est devenu vital. Pour ne pas culpabiliser à ne rien faire, de nombreuses formes d’épanouissement personnelles venant du nord se sont donc retrouvées sur le devant de la scène afin de nous prouver que ce besoin n’était de loin pas de la paresse.

On connaissait le Hygge danois, le Lagrom suédois, le Cosagach écossais ou le Sisu finnois, toutes des méthodes de philosophie du bonheur venant du nord. Le climat et les températures plutôt rudes permettent la diversification des penchants à prendre soin de soi, au chaud. Toutes ces tendances cosy qui ont mis sur un piédestal les activités telles que prendre un bain plein de mousse, lire emmitouflé dans un plaid, allumer des bougies parfumées partout dans l’appartement et rester cloîtré chez soi en bonne compagnie avec des petits plats longuement mijotés.
Place maintenant au Niksen hollandais ou l’art de prendre du temps pour soi. Signifiant littéralement «ne rien faire», ce nouveau mouvement bien-être est un concept très répandu aux Pays-Bas qui consiste à ne rien faire pendant ses jours de congés. On prend alors le temps de se ressourcer et de décompresser, car tous ces moyens de se chouchouter partent du même constat: nous devons prendre du temps pour nous, voire nous ennuyer. L’idée est de se blottir dans un plaid, avec une boisson chaude et un feu de cheminée qui crépite (au lieu du son de la télévision). C’est une bonne image, mais elle n’est peut-être pas si facile à réaliser (pour la cheminée, surtout).

Vivre durablement
Le Lagom –qui signifie «ni trop, ni trop peu» en suédois -, prône une façon de vivre moins consumériste. On cuisine, on profite de la nature et on célèbre les expériences plutôt que les objets. Cela passe par la décoration minimalisme scandinave, les pauses «fika» (goûter) ou la méditation, chez soi ou en extérieur.
La meilleure chose dans ces tendances, c’est qu’elles nous permettent de ne rien faire et de ne pas culpabiliser de ces moments où l’on ne fait rien. On en a le droit et la sur-stimulation de nos corps et esprit n’est pas saine. Il est nécessaire de nous déconnecter et de nous ressourcer. Et profitez-en ! Surtout si ces pratiques sont millénaires et traditionnelles.

Et si on s’habillait de manière durable ?

Certaines marques de vêtements montrent qu’il est possible d’éviter de consommer de la fast fashion. On dit oui, pour nous et pour la planète!

J’ai découvert un joli blog inspirant (Mango & Salt) qui parle régulièrement de mode responsable. J’y ai piqué quelques idées de marques écoresponsables, que je ne connaissais pas, à intégrer à mon dressing. Petit tour d’horizon :

Balzac Paris : La marque française propose des vêtements féminins, intemporels et surtout responsables. Il y a même une collection de vêtements de mariage ! Dans le même style, il existe aussi la marque Opullence.

Two Third : Des basiques comme des marinières, des sweatshirts et des robes. Le must de cette marque ? La petite baleine (trop choue) en logo !

Alixane : Maroquinerie sans produits animaux. Le cuir ne me dérange pas en tant que tel, mais une alternative durable et fabriquée en Europe (Roumanie) reste une bonne option.  J’ai d’ailleurs flashé sur un petit sac tout mimi et original avec des découpes sympas. Sinon, il existe aussi la marque de maroquinerie italienne Jean-Louis Mahé qui propose des sacs, des chaussures, mais également des vêtements végan.

Lucile Roy : Cette marque est minimaliste dans tous les sens du terme : elle ne propose que des chemises, en deux couleurs – blanches et noires. Les détails sont soignés et les tissus parfaitement sélectionnés.

Atelier Unes : Un look rétro et responsable? Cette marque propose des blouses bouffantes, des cols Claudine, des pois,… Créées en coton bio, les habits sont fabriqués au Portugal et son livrés par Pim Pam Post, un transporteur qui utilise les espaces disponibles dans les soutes de cars de voyages pour le transport de biens commerciaux.

Cossac : La marque la plus sensuelle et sexy parmi les vêtements durables. Toutes ces pièces sont chics et raffinées. Il y a même un T-shirt, créé de manière à ne produire aucun déchet de tissus.

Elem – La marque fribourgeoise propose des T-shirts provenant des anciens stocks de Switcher et les upcycle. Pour la troisième collection, un motif de fleur est brodé sur les vêtements, unisexes. Une manière de donner une seconde vie à des habits sans avoir à les produire. C’est une démarche durable qu’il faut soutenir ! Surtout que les broderies sont effectuées par des personnes en réinsertion ou en situation de handicap.

Avani – Avani est une toute jeune marque fondée en 2018 par une ancienne étudiante de la HEC. Le concept ? des collections de quelques pièces minimaliste pour femmes (surtout des hauts et quelques robes) toutes fabriquées à partir de tissus (lin ou chanvre ou tencel) produits en Europe (culture de la fibre, confection, teinture).

Lamarel – Cette jeune marque a été fondée par une bâloise. Les objectifs de ce label: proposer des pièces stylées et abordables tout en étant durables. Tous les vêtements sont conçu au Portugal, à la main. Gros coup de cœur pour ces coupes modernes et fluides qui flattent la silhouette!

Pippa Small a étudié l’anthropologie avant de se tourner vers les bijoux de luxe. Réalisés par des artisans du monde entier, ses pièces sont uniques et s’inscrivent dans une démarche durable et pour le commerce équitable. Ethniques, épurés, ses bijoux sont souvent parés de pierres naturelles.

Le vintage ! Les friperies sont le meilleur moyen de redonner vie à des vêtements, souvent de bonne qualité. Certaines enseignes sont spécialisées dans les marques de luxe et on y trouve des pépites à petits prix !

Pour en savoir plus

Mon constat perso: En triant mon armoire, je me suis rendue compte que de nombreuses pièces de ma garde-robe ont été achetées il y a plusieurs années (dont des robes élégantes et sobres achetées dans les années 2000 et qui me vont encore ou un super pull en mohair qui date de 2011! et plusieurs débardeurs achetés lors de voyages en 2014 et 2016). Si certaines étaient en mauvais état, je ne les ai pas gardées, mais je me suis surtout rendue compte que je ne suis pas une immense consommatrice de fringues et cela m’a soulagée. Bien sûr, j’achète quelques vêtements lorsque j’en ai besoin, mais rien de bien compulsif, car la plupart du temps, je remplace une pièce que je ne porte plus/ne me va plus. Ouf.

Remarque: Il est important de se renseigner d’où proviennent les vêtements commandés en ligne. Pour ma part, j’évite les commandes hors d’Europe. Et j’évite au maximum les commandes en ligne ou ne fais venir que ce qui me plaît vraiment et dans la taille qui me semble la plus juste afin d’éviter les multiples retours, polluants aussi.

Pour ou contre : l’abonnement à des chaussures Nike pour enfants ?

Des vêtements qui grandissent avec les enfants, ça n’existent pas. Alors Nike propose un abonnement pour chausser ses petits qui doivent en changer souvent. Une bonne idée?

Les enfants grandissent vite, certes. Adapter les vêtements et les chaussures à la taille de l’enfant paraît donc évident et Nike a bien saisi le filon. Mais deux questions se posent :
1)      Les enfants ont-ils réellement besoin, à chaque fois qu’ils gagnent quelques centimètres, d’habits neufs? Alors que l’industrie de la mode est l’une des plus polluantes du monde, ne pourrions-nous pas échanger, troquer, dénicher en friperie, louer des affaires pour les tout-petits? Car si le fait d’avoir des enfants n’est déjà pas durable, concentrons-nous pour élever des petits qui soient responsables, sains d’esprit et le moins possible bombardés de logos.
Nike a bien saisi la problématique et assure que les chaussures usagées pourront être renvoyées pour être ensuite distribuées à des personnes dans le besoin… Un circuit entre particuliers peut également être plus simple (des gens que l’on connaît) et plus écolo (moins de transports)
2)      Les enfants ont-ils besoin d’avoir des vêtements de marques? Car, franchement, on sait bien que ça fait plus plaisir aux parents et à ceux qu’ils croisent qu’aux bambins qui préférera un motif éléphant ou chat plutôt qu’une virgule, trois bandes ou deux C entrelacés. Et une pantoufle-mouton est tout aussi choue qu’une mini Stan Smith…

On sait bien que les parents habillent leurs enfants pour eux, pour leur propre plaisir puisque ceux-ci sont trop jeunes pour choisir. Dans ce sens, une dernière question pourrait également se poser; ne faudrait-il pas arrêter de vouloir atteindre un statut/une appartenance/une célébrité au travers de son enfant?
Avec cet abonnement, Nike essaie surtout de fidéliser de nouveaux clients depuis la poussette. Le consumérisme à son paroxysme. Et c’est bien triste…

Pour ou contre : les vêtements écolos ?


H&M a lancé sa nouvelle collection Conscious, avec de nouveaux matériaux recyclés. Fausse bonne idée?

Des imprimés colorés, des coupes estivales et des tissus recyclés. La nouvelle collection « Conscious Exclusive » d’H&M a fait parler d’elle pour deux raisons : 1) ces fibres innovantes et durables, 2) son haut potentiel mode.

On ne peut que saluer la démarche – le géant suédois ayant annoncé vouloir 100% de vêtements responsables d’ici 2030 -, mais la question de la fast-fashion se pose encore et toujours. Au lieu de produire de nouvelles fringues (même écolos) en suivant les tendances, ne vaudrait-il pas mieux espacer les collections et produire moins et mieux? La mode reste la deuxième industrie la plus polluante, toutes les initiatives sont bonnes à prendre, mais ne devrions-nous pas réfléchir à notre consommation?

La forme, oui. Et le fond ?

De nombreuses marques ont annoncé ne plus vouloir utiliser de cuir (Chanel, Gucci, Michael Kors, Versace, …). C’est bien. Mais lorsqu’une année compte une pré-collection Printemps-Eté, puis une collection Printemps-Eté, une collection Métiers d’Art, une pré-collection Automne-Hiver  suivie d’une collection Automne-Hiver, une collection Haute-Couture et enfin une collection Croisière (basé sur le calendrier de la maison Chanel), n’est-ce pas un peu superflu?

Allez, on pioche dans les basiques et le style intemporel sera toujours d’actualité, cet été encore!

Pour ou contre: le Flygskam ?


L’avion est un moyen de transport certes pratique, mais extrêmement polluant. Pour autant, faut-il avoir honte de le prendre?

Le Flygskam signifie «honte de prendre l’avion pour des raisons environnementales», en suédois. Ce nouveau mot à la mode qui fait écho aux manifestations pour le climat, car l’avion reste une énorme source de pollution sur notre empreinte carbone individuelle. En Suède, cela profite au train, qui a vu sa fréquentation augmenter.

Les chiffres d’EasyJet montrent que les jeunes (14-25 ans) ne sont pas ceux qui consomment le plus. Il s’agit des adultes dès 45 ans qui en font la plus grosse consommation. On assiste donc bien à un problème de prise de conscience, sans culpabiliser personne.

La vraie clé est celle-ci : la prise de conscience. Chacun (cela inclus les industries et les gouvernements aussi!) doit prendre ses responsabilités face à la planète et limiter au maximum son impact. Comment? En réduisant ses déchets, en consommant plus raisonnablement, en prenant moins sa voiture, en mangeant moins de viande, en économisant l’eau et l’électricité. Et en voyageant moins en avion, aussi.

Se rendre compte que l’avion n’est pas bon pour l’avenir de la planète, on le sait (5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre dans le monde). Il faut juste penser à sa manière de consommer le voyage. Deux jours tous les weekends dans une ville différente? Stop. Profitons de découvrir les régions qui nous entourent, en premier lieu. Le train permet de découvrir les paysages, le temps qui passe et la culture (“tagskryt”, en suédois toujours, pour exprimer sa fierté de prendre le train), le trajet faisant vraiment partie du voyage. 

En Suisse, il y a plein de lieux qui méritent le détour: le Creux du Vent (NE), le Blausee (BE), les Alpes, les Grisons, Lucerne, … Et rien n’empêche de prévoir un joli voyage plus long de temps en temps, mais avec parcimonie, car on l’appréciera d’autant plus.

Et si c’est pour le travail ? Franchement, avec les moyens actuels de télécommunications, il est inutile de voyager pour une conférence. Et je ne pense pas qu’à la planète, mais le corps et l’esprit seront reconnaissants de ne pas subir les trajets et jetlags incessants.

Compenser le CO2

Si l’avion reste le seul moyen de faire certains voyages, voici une bonne alternative: compenser le CO2 produit, avec www.co2myclimate.org. Et pour ceux qui disent que c’est trop cher : non, ça ne l’est pas face à l’avenir de la planète et on économisera en ne partant pas à tout bout de champs pour quelques heures.

Du zéro-déchet dans ma salle de bain

Du zéro déchet dans ma salle de bain

Alors que la commune de Carouge organise des ateliers zéro-déchet pour réduire de 30% le total des détritus incinérés d’ici 2020. Mais passer au zéro-déchet peut faire peur. Alors pourquoi ne pas commencer pièce par pièce ? C’est ce que j’ai commencé à faire et on se rend vite compte que ce n’est pas si difficile.

Je m’intéresse à l’écologie depuis longtemps et le zéro-déchet m’a toujours paru être une belle initiative que j’aimerais pouvoir appliquer au maximum. Pour que ce soit vraiment efficace et que les changements s’installent durablement, j’ai décidé de m’y mettre petit à petit. Pour cela, il fallait un début et ça a été la salle de bain.

En premier, les bouteilles de gels douches et shampoings ont été remplacées par des savons solides (pour moi) et par un maxi-format (pour lui, rempli grâce à des recharges, déjà un progrès). Moi qui avait la peau sensible (et qui ne supportait plus ces odeurs tenaces et artificielles), elle me dit maintenant merci et mes cheveux sont bien plus beaux depuis que je n’utilise plus d’après-shampoing.

Ensuite, j’ai arrêté d’acheter des cotons démaquillants pour les remplacer par des lingettes démaquillantes en microfibres, qui se lavent à la machine. Et même plus besoin d’acheter du démaquillant, tout le maquillage reste accroché sur le tissus ! et pour le dissolvant à ongles ? J’utilise la bouteille avec éponge intégrée à l’intérieur (Bourgeois) qui me dure bien plus longtemps qu’un flacon classique. Pour l’épilation, il est désormais possible d’utiliser de la cire sans bande ou avec des bandes en textile, lavables. 

En Suisse, les tubes de dentifrices ne sont pas tous emballés. Ouf. J’ai quand même voulu essayer le dentifrice en poudre, dans une petite boîte (réutilisable). Moins de menthol, mais sinon, je n’ai pas vu de différence concernant l’hygiène. Il reste à trouver du dentifrice solide.

Concernant le nettoyage*, les tissus (qui passent à la machine) ont remplacé les éponges et le mélange de savon noir et vinaigre blanc pour remplacer les produits chimiques. Un évier boucher? Vinaigre + eau bouillante + bicarbonate de soude. D’ailleurs, le bicarbonate peut être aussi utilisé comme shampoing sec ou comme masque pour le visage (mélangé avec de l’eau ou du jus de citron).

Au final, ça peut sembler peu, mais la quantité de déchets a déjà bien diminué. Ces changements ne sont pas trop difficile à faire et on prend rapidement ces nouvelles habitudes.

*Pareil pour nettoyer la cuisine et les vitres.

Des manteaux éco-responsables

dessin - manteau en laine recyclée

Avec ce froid, les longs manteaux en laine nous font de l’œil… Quoi de mieux que d’enfiler une veste chaude et en matériau recyclé ?

Après avoir vu le numéro d’ABE sur les textiles en laine mélangée à des fibres synthétiques, on peut douter de la qualité de cette matière pourtant naturelle et se poser des questions éthiques quant sa production.

Pourtant les questions liées au climat commencent à titiller les grandes enseignes, puisque l’on peut aller rapporter des anciennes fringues chez H&M ou Uniqlo contre des bons d’achat.

Si on peut cocher la case « responsable » sur Zalando pour se donner une première bonne conscience (on peut néanmoins se demander quel est le réel impact de cette initiative. Moins d’eau dans la fabrication des textiles, des teintures naturelles, moins de gaspillage ou meilleur salaire pour les ouvriers des usines ?), porter des vêtements fabriqués à partir de tissus recyclés, chez Mango par exemple, c’est encore mieux !

Le manteau en laine recyclée de la marque espagnole s’arrache chez les modeuses. Il est beau et responsable. Motif prince-de-Galles et à double rangée de boutons, coloré, long ou court ; il y en aura pour tous les goûts !

Mais ce n’est pas tout. Vous cherchez des basiques équitables ? Allez voir la marque fançaise Hopaal pour les vêtements ou Veja pour les baskets. Et la marque suisse Freitag propose, elle, des habits sans coton et entièrement compostables (sauf les boutons, que l’on peut réutiliser !)