Le livre que je rêverais de créer

C’est pas sûr que je le lise, mais ce livre ressemble à ce que je voudrais faire pour ma biographie…

Sortie à temps pour la glisser sous le sapin, la biographie du chanteur Etienne Daho (66 ans) « A secret book » (éd. de la Martinière) a tout pour (me) plaire. Elle compile habilement textes, photos d’archives, notes manuscrites et objets scannés (billets d’avion, tickets, brouillons, croquis, …) pour un résultat original et pertinent, car le chanteur commente lui-même ces images souvent inédites.

C’est en voyant une chronique télévisée qui en parlait que je me suis rendue compte que c’était EXACTEMENT le genre de livre que j’avais envie de LIRE (à propos de certains artistes que j’admire) mais également de CREER (si je devais publier ma propre biographie)!

Pourquoi? On connait déjà ma passion pour les cahiers et la papeterie, mais aussi parce que j’adore cette idée de collages d’éléments – comme une recherche archéologique intime – qui résument un moment, parfois bien plus que des mots. Ensuite, c’est aussi une manière de rendre compte de ce qui s’est passé de manière très fidèle. En fait, ce sont de véritables archives et ce serait bien de les coller toutes au même endroit pour 1) faire de la place, 2) les annoter et ne pas oublier certaines anecdotes ou souvenirs, 3) les conserver. C’est ce que j’essaie de faire avec mon carnet de voyage, du reste…

Carnets Goguette: la meilleure façon de préparer un voyage

J’ai découvert un nouveau cahier, parfait pour partir à l’aventure!

J’ai déjà parlé de ma passion pour les carnets et la papeterie. Voici unnouveau carnet qui a attiré mon attention: La Grande Aventure, par Carnets Goguette.

Qu’est-ce que c’est?

Il s’agit d’un cahier, avec une jolie couverture bleue et des pages bien épaisses pour recueillir toutes nos impressions – avant et après – de voyage. En fait, il est construit en 3 parties: avant, pendant et après. Dans chaque section, il y a des idées pour le remplir (par exemple: liste des choses à emporter, astuces données par des amis, planning, …) ainsi que des pages vierges pour pouvoir y coller des souvenirs, dessiner et raconter son périple. C’est comme un Bullet Journal de voyage!

Autant dire que l’idée m’a tout de suite plu. En plus, il est fabriqué au Portugal et invite à repenser notre manière de consommer le voyage. Ici, en prenant le temps et en nous reconnectant avec nos émotions.

Mon avis:

Je me réjouis de partir pour transporter ce cahier avec moi et voir si son format (A5) convient bien. Mais j’ai déjà bien rempli la première partie, avec des dessins, de l’aquarelle, des collages, un moodboard et beaucoup de notes. Je me réjouis de récolter des souvenirs et de faire des photos que je pourrai ensuite coller à l’intérieur. J’adore la manière dont un carnet – identique pour tous ceux qui l’acquièrent – qui devient unique à mesure qu’on le rempli. En plus, le papier est de super qualité, ce qui ne gâche rien. Et même s’il y a certaines pages qui nous guident pour le remplir, il reste de la place pour personnaliser son propre contenu! J’adore 🙂

Des livres pour cet été

Mes envies de lecture du moment et pour les vacances!

Déjà lu:

Là où les écrevisses chantent (Delia Owens): en attendant le film qui sort cet été, cette histoire de confiance, de nature et de résilience, sur fond d’enquête et de romance. Attention, livre triste!

L’Amérique entre nous (Aude Seigne): un roadtrip pour retrouver ou non son couple, mais aussi échapper aux doutes et aux douleurs de la vie.

Les Cahiers d’Esther, 16 ans (Riad Sattouf): la suite des aventures d’une ado parisienne et ses commentaires sur l’actualité, rafraîchissant comme toujours!

L’Arabe du Futur (5 tomes, Riad Sattouf): plongée dans une famille franco-syrienne vivant dans le Moyen-Orient, sur plusieurs décennies. Intéressant autant que fascinant.

Les hommes aussi ont peur de la lumière (Douglas Kennedy): un portrait de la société actuelle, entre ubérisation du travail, droit des femmes et obscurantisme religieux, prenant et édifiant.

En cours:

La saga Blackwater (6 tomes, Michael McDowell): On suit une famille et une ville d’Alabama après une terrible crue, entre événements mystérieux et guerres des clans dans les années 1920.

A lire:

Un long si long après-midi (Inga Vesper): un triller rétro et un vision de la société des 50’s.

Votez Charlotte Walsh (Jo Piazza): décrit comme un mélange (littéraire!) de House of Cards, Borgen, avec une pointe féminine et légère.

My Body (Emily Ratajkowski): un recueil d’essais féministes sur le corps, la société de l’image et le body positive.

Mes autres lectures:

Lectures estivales

Que l’on se prélasse sur la nouvelle plage des Eaux-Vives, dans les transports ou au bord d’une piscine, un bon livre, c’est tout ce qu’il faut amener avec soi en vacances. Lire la suite…

Deux livres pour aborder la trentaine

La trentaine, cap charnière où la vie semble se stabiliser…ou pas. Illusions perdues, espoirs et doutes parsèment ces deux romans qui traite de cette période. Dolly Alderton, Ghosts (2020): Chroniqueuse pour le Sunday times, Dolly … Lire la suite

Manhattan, clichée mais pas futile

New York City intrigue et fascine. Ses habitants et ses coutumes sont décortiquées dans deux livres, différents, mais passionnants.

Les Primates de Park Avenue, Wednesday Martin (2017) – Point de roman, ici. L’auteure est anthropologue et elle livre une enquête fouillée et personnelle de son arrivée à Manhattan. En quittant son Midwest natal, elle se doutait que sa vie allait changer, mais pas à ce point. Entre l’entrée en maternelle, se faire accepter par les autres mamans et voisines ou la recherche d’un appartement, tout semble régis par des codes précis et immuables. Mais, il faut pouvoir les comprendre pour les appliquer! En faisant le parallèle avec de nombreuses études anthropologiques et sociologiques, on comprend que ces comportements ne diffèrent pas des autres peuples, ni même des animaux! L’auteure montre aussi que ces moeurs ne sont pas aussi futiles qu’ils n’y paraissent. ****

Cinquième Avenue, Candace Bushnell (2011) – L’auteure de Sex and the City propose un livre bien loin de la futile chick-litt! Ici, il est question d’un prestigieux immeuble et d’un appartement laissé vacant après le décès de sa propriétaire et convoités par de nombreuses personnes. Chaque locataire – et d’autres personnes gravitant autour – en prend pour son grade, dans ce monde où seules compte les apparences. Ils ont tous des ambitions, des doutes mais en étant sûrs de leur position et de leur bon droit. Par contre, tous sont détestables…difficile de s’identifier ou de les plaindre. ***

Deux livres pour aborder la trentaine

La trentaine, cap charnière où la vie semble se stabiliser…ou pas. Illusions perdues, espoirs et doutes parsèment ces deux romans qui traite de cette période.

Dolly Alderton, Ghosts (2020): Chroniqueuse pour le Sunday times, Dolly Alderton a écrit deux livres. Celui-ci est son premier roman. On y suit Nina, jeune trentenaire, dans sa vie-qui-n’est-pas-tout-à-fait-comme-elle-l’imaginait et dans les réflexions sur la société et les gens autour d’elle. Ses amies se marient, tombent enceintes et déménagement, semblant laisser derrière elles les promesses et les idéaux qu’elles avaient et que Nina n’est plus tout à fait sûre de vouloir suivre. Entre sa carrière et sa vie privée, il y a beaucoup à gérer…et elle se rend surtout compte que tout ne dépend pas forcément d’elle. ***

Sally Rooney, Beautiful World, Where are you (2021): J’avais adoré son roman précédent (et la série qui en a découlé), Normal people, où elle traitait du passage de l’adolescence à l’âge adulte et des relations amoureuses durant cette période. Ce nouveau livre traite de la suite: le début de la trentaine, les relations amoureuses, les aspirations professionnelles et l’amitié, entre autres sujets. Si tous les personnages ont leurs bons et leurs mauvais côtés (difficile de s’identifier complètement à l’un ou l’autre), ils font face à des doutes quant à l’avenir – le leur et celui de la planète. Alors que pour certains la voie semble toute tracée, les quatre protagonistes sont à la croisée des chemins et face à la direction qu’ils veulent prendre pour leur vie. Certaines de leurs réflexions sont trop philosophiques… ***

La vie de vendeuses et de grands magasins en 3 livres

Les réflexions sur les habitudes de consommation et l’émancipation des femmes sont des thèmes récurrents de l’actualité. Toutefois, ces préoccupations ne sont pas nouvelles et on les retrouve dans différents récits, qui décrivent des époques et des lieux divers en Occident.

Les Petites Robes Noires, Madeleine St-John (1993) – L’intrigue suit les différentes vendeuses d’un magasin de prêt-à-porter de Sydney dans les années 1950. Chacune mène sa propre vie et tente de poursuivre ses buts et ses envies. Entre réalisation de soi, soldes de Noël et robes haute-couture, chaque femme s’émancipe à sa manière. Il y a Lisa qui veut entrer à l’université contre l’avis de son père, Paula qui n’envisage pas sa vie sans son mari ou Magda qui rêverait d’ouvrir son propre commerce…

Brooklyn, Colm Toìbin (2009) – Dans une Irlande rurale, la jeune Ellis n’a pas d’avenir professionnel. Elle est alors envoyée à New York afin de se construire une nouvelle vie. Aux Etats Unis, elle décroche un travail dans un grand magasin où elle découvre les bas en nylon et les maillots de bain deux-pièces. La ville lui permet également de poursuivre des études de comptabilité et de rencontrer des jeunes gens, de sortir danser, de tomber amoureuse. Lorsqu’elle doit revenir en urgence en Irlande, un grand décalage se fait ressentir, sans qu’Ellis ne puisse départager où elle se sente le mieux… le livre a été adapté en film en 2015.

Au Bonheur des Dames, Emile Zola (1883)– Grand magasin de confection, le Bonheur des Dames propose tout ce dont les femmes pourraient avoir besoin, dans le Paris du Second Empire (1852-1870). Ce type de commerce est révolutionnaire. L’auteur décrit précisément les habitudes des clientes autant que les mécanismes de vente, des promotions au marketing, qui, pour l’époque, ressemble furieusement à ce que l’on connaît aujourd’hui. La protagoniste découvre la précarité de l’emploi, la cruauté entre les vendeuses ou la mort des petits commerces. De quoi continuer à nous faire réfléchir sur la situation actuelle, pas forcément nouvelle…

AHHHHHHHH (le meilleur livre de cuisine du monde!)

Le mois de mars annonce une bonne nouvelle: la sortie d’un livre de cuisine que je n’attendais pas, mais qui va être un véritable must-have!

Tout commence parmi les newsletters proposées par le NYTimes, celle de la rubrique « Cooking ». Chaque semaine, ces bulletins mettent en avant les recettes inventées par l’équipe, donnent des astuces de chefs ou proposent des sélections à thèmes (ex: Thanksgiving, recettes de pâtes, etc…)

Parmi ces envois, certains billets, écrits par Sam Sifton, font la part belle à des recettes-qui-s’en-sont-pas. Quésako? Ce sont seulement des marche à suivre simples, avec des ingrédients basiques, qui ne nécessitent pas de grammages ou de quantités précises. En gros, tout ce qui simplifie la vie de tous les jours. Et pendant les confinements, ces idées simples-mais-bonnes ont été d’une grande utilité.

La (vraiment) bonne idée de 2021 a été de compiler ces « no-recipe recipes » et d’en faire un livre de cuisine (qui, en plus, à l’air absolument MAGNIFIQUE!). Décrit comme étant destiné aussi bien aux étudiants qu’aux cuisiniers intuitifs, ce livre veut désacraliser la cuisine en la rendant fun et à la portée de tous.

Cet objet a bien sûr été précommandé et JE ME REJOUISSAIS de le recevoir et de le feuilleter!

Et alors?

Tout d’abord, avec sa couverture en textile et flexible, son look sobre, l’ouvrage est beau, vraiment beau. Il a un format pratique, ni trop grand ni trop petit. Chaque recette est accompagnée d’une grande photo, très classe, et les pages sont mattes! Un vrai plus quand on a les mains occupées et qu’il faut juste jeter un coup d’oeil sans avoir besoin de se déplacer car la lumière rend le texte illisible. Merci!

Avec près de cent recettes, il y en a pour tous les goûts (sauf pour les végans, car il est souvent question de beurre et d’oeufs). Elles sont classées selon différents thèmes comme Breakfast, Viandes, Poissons ou Riz et Pâtes, ce qui rend la recherche assez rapide. Un index est aussi disponible à la fin pour chercher par ingrédient. Personnellement, je trouve que la section Desserts est trop courte…mais elle a le mérite d’exister et de donner quelques idées pour cuisiner des fruits, au cas où.

Le livre contient toute une liste d’ingrédients indispensables à avoir chez soi pour pouvoir improviser en cuisine, ce que je trouve malin. Ensuite, les recettes sont relativement simples et courtes avec pleins d’idées pour les modifier selon nos goûts et nos provisions.

A nos fourneaux!

Coffee table books, sélection

Il y a quelques années, lors du lancement de son site, Kourthney Kardashian proposait une sélection de livres, non pas à lire mais à exposer! En janvier dernier, une influenceuse a fait « scandale » en promouvant des boîtes vides imitant des ouvrages d’art… j’ai alors décidé de chercher dans ma bibliothèque de jolis ouvrages à exposer ET à feuilleter.

Vous êtes plutôt:

  • fan d’animaux? Le photographe animalier, Vincent Munier, est une référence dans son domaine et a publié de nombreux ouvrages. Plutôt amateur de paysages arctiques, dans des tons blancs et noirs, il y aura du choix. Il propose également un superbe livre de photos sous-marines d’animaux. Attention, on peut avoir froid devant certains clichés 😉 Dans un autre registre, mais toujours aussi esthétique, Nick Brandit ptopose une approche différente. Dans Inherit the dust, il capture sur pellicule des animaux d’Afrique, puis les reproduit en taille réelle pour les replacer dans leurs habitats d’origine (où ils ne vivent plus). Touchant, émouvant, mais très beau et la démarche fait réfléchir sur la manière dont l’humain traite sa planète…
  • amateur de photo-journalisme? Niels Ackerman, photographe suisse, propose un parcours en Ukraine à la recherche de statues de Lenin. Cassées, cachées, décorées entre autres, elles témoignent d’une époque révolue mais pas forcément oubliée. Petit format, il est coloré et ne contient que très peu de textes.
  • en manque de voyages? TASCHEN publie régulièrement les guides 36 hours de voyage du NewYorkTimes. Avec leur couverture en tissus coloré, ces pavés invitent à la découvertes et à l’évasion. Les illustrations – sur la couverture et à l’intérieur – sont très sympas. Un must, qui sert aussi de guide pour sa prochaine escapade!
  • fashionista? Les grandes maisons de couture éditent aussi des albums de leurs histoires et collections. Les formats peuvent être gigantesques, mais toujours magnifiques, comme le livre de l’exposition Christian Dior, couturier du rêve qui regroupe toutes les tenues présentées au public ainsi que des explications. On peut aussi chiner des vieilles éditions de magazines de mode, effet vintage assuré!
  • fan de Wes Anderson? Couleurs pastels, symétries et décors désuets sont les maîtres-mots du réalisateur texan. Dans le super livre Accidentally Wes Anderson, le blogueur à l’origine du compte Instagram, regroupe un grand nombre de clichés pris à travers le monde. Et c’est génial! et beau! Malheureusement, la couverture est très neutre, pour l’exposer, il faut conserver la fourre du livre. Sinon, les livres d’architectures sont parfaits (souvent des grands formats, en plus!) pour être exposés.
  • cuisinier hors pair? Avec les livres de cuisine, il y en a pour touts les goûts, culinaires ou esthétiques. Certaines couvertures sont très travaillées (Le livre de cuisine juive de Leah Koenig, Le grand manuel du pâtissier), d’autres plus minimalistes (les ouvrages d’Ottolenghi, La pâtisserie de Cyril Lignac) ou plus traditionnelle (Nadine Levy Redzepi, Pérou de Gaston Acurio). On vous laisse choisir en fonction de ce qui vous plaît.
  • plutôt tourné vers la culture? Les catalogues de musées sont une bonne alternative!
  • autres? J’adore la plupart des couvertures du New Yorker, donc il y en a régulièrement qui traînent nonchalamment dans mon intérieur, quand ils sont en cours de lecture!
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Wish-list

Autres idées cadeaux suisses:

  • De la pâte de miso produite à partie de soja suisse et préparé par des expatriées japonaises. Il existe aussi des boules de miso à laisser fondre dans de l’eau bouillante pour avoir un bouillon express 😉
  • Un atelier créatif avec un artisan local? C’est ce que propose la plateforme Matière Brute. Couture, découpage de papier, fleurs, il y en a pour tous les goûts!
  • Dans le même ordre d’idée, mais pour les apprentis peintres: un atelier qui permet de s’inspirer des techniques d’artistes. Ayez enfin l’occasion d’accrocher un (presque) vrai Andy Warhol ou Basquiat…

Summer 2020 – à lire, à voir, à écouter

Comment occuper cet été? Quelques pistes pour ne pas s’ennuyer:

Musique – Cet été sera différent des autres si les déplacements sont réduits, mais cela ne signifie pas qu’il faut négliger la bande-son de cette période. Voici une sélection de nouveautés étranges, des ambiances moites, qui brouillent les genres, mais donnent toujours envie de danser. (et bien sûr, on garde en réserve « Ti Amo » de Phoenix, album brillant pour célébrer les beaux jours)

Du cow-boy romantique et mystérieux? Summertime d’Oville Peck, musicien masqué, vous fera découvrir les plaines américaines, mais tout en douceur et subtilité. Parfaite pour un roadtrip en amoureux…

Pop planante et classique? Le violoniste Owen Pallett (qui a arrangé des morceaux pour Arcade Fire, Mika, The Last Shadow Puppets, Taylor Swift ou Charlotte Gainsbourg) livre un album indie et hors du temps (« Islands »), rafraîchissant. La chanson Perseverance of the saints accompagnera nos soirées et peut-être les levés du jour!

Des choeurs, une ambiance flamenco et un soupçon de beats? En attendant le nouvel album de HURTS, le premier single Voices nous transporte. Rythmes dansants et paroles obscures se marient parfaitement pour un résultat plus léger que ce à quoi le duo nous a habitué.

Sythés d’une autre décennie pour se déhancher? Il faut se laisser envoûter par la disco de Jarvis Cocker et sa voix grave. En écoutant, on pense à Duran Duran, les Depech Mode ou Nick Cave. Music all night long nous fait patienter avant son nouvel album. Si jamais, il a aussi repris Aline de Christophe pour Wes Anderson (BO de The French dispatch).

Voix de crooner pour danser un slow? ça semble être le retour de John Newman, avec Stand by me, nouvelle chanson depuis son premier album (2014), un bijou pop et soul. Et en 2020, il persiste. Hâte de découvrir la suite de ce qu’il nous réserve! en attendant, on s’enlace sur ce titre, mais on risque d’attendre un peu puisque l’artiste a quitté son label pour soigner une dépression…

Ambiance planante et autotune? C’est A Ballet de Sébastien Tellier dans lequel il faut se plonger. Le musicien mélange habilement sonorités hip-hop, mélodies de piano, saxophone pour un résultat sorti tout droit des nuages…excellente évasion. Tout son dernier album est dans cette veine, c’est parfait pour les fins de soirées.

J’adore la série How I met your mother et c’est avec plaisir que l’on retrouve Josh Radnor («Have you met Ted» Mosby) en musicien folk dans le duo Radnor & LeeSimple Harmony est un hymne ensoleillé parfait pour flâner dans les champs ou conduire avec toutes les fenêtres ouvertes. C’est frais, c’est joyeux et c’est dépaysant.

Sans oublier les albums de Dua Lipa (avril 2020) et d’Harry Styles (décembre 2019) qui font définitivement partie de toute playlist estivale de cette année si on souhaite danser!

Littérature – Pourquoi ne pas profiter des beaux jours pour se plonger dans un livre. Sélection de mes lectures de ce début d’année:

Joël Dicker, L’énigme de la chambre 622 – Si la niaiserie du personnage féminin principal, le héros moyen qui devient un génie sans rien accomplir et le manque de descriptions des lieux genevois où se déroule une partie de l’intrigue ne vous rebute pas, laissez-vous embarquer par ce pavé assez addictif. Une enquête alambiquée, des personnages qui se croisent et se recroisent, des histoires reliées sans que l’on s’y attendent sont les ingrédients (communs) de l’auteur genevois. Un bon moment à passer. ****

Liane Moriarty, Neuf parfait étrangers – Neuf individus qui ne se connaissent pas et qui souhaitent changer de vie dans un cadre enchanteur. C’est le cadre de ce nouveau roman de l’auteure australienne, sauf que rien ne va se passer comme prévu. Et même le lecteur ne s’attend pas à ce qui se passe! Mais comme d’habitude, Liane Moriarty décrypte et critique la société et ses moeurs. Puisque c’est son dernier volume, tout y est terriblement moderne et elle jette un regard sur notre manière de vivre assez vrai et glaçant. ***

Stephen King, L’Institut – Du complot, un soupçon de surnaturel, des expériences dans un lieu caché, le tout dans un monde très actuel, voici l’environnement dans lequel s’inscrit le dernier écrit du maître de l’horreur. Ici, il s’agit d’un thriller qui s’intéresse à des enfants surdoués, qui tentent de survivre pour récupérer leur liberté. Parfois stressant, souvent révoltant, ce livre est surtout impossible à lâcher, mais il fait néanmoins réfléchir… ****

Mona Chollet, Sorcière, le pouvoir invaincu des femmes – Et un essai. Bien qu’il soit sorti depuis un petit moment, ce texte est passionnant, aussi bien du point de vue historique que du point de vue idéologique, voire, politique. Il est également facile d’accès, pour ceux qui se sentiraient effrayés. Les chapitres 1 et 2 sont géniaux et suscitent pleins de réflexions autant qu’ils répondent à des interrogations de chacun(e). A lire absolument et à faire lire! *****

Séries/films – Découvrir de nouveaux horizons sans quitter son canapé!

The Crown, saison 3 : Même si le renouvellement de la totalité du cast a été perturbante durant les deux premiers épisodes, cette série est toujours un régal. On (re)découvre des pans de l’histoire, mais aussi les doutes de Charles, Anne ou Philippe, les tensions familiales, les dessous de la politique ou la modification de la société. Chaque épisode est un petit film qui se penche sur un thème, subtilement traité. On attend la saison 4! *****

Sex Education, saisons 1-2 : Même s’il s’agit d’une série pour ados, les adultes peuvent tout à fait succomber, car il y est aussi question des parents de ces jeunes. L’histoire traite des rapports sociaux et intimes des adolescents, mais aussi de nombreux thèmes propres – ou non – à cette période particulière, de manière juste et sans jugement, avec des personnages plus complexes qu’ils n’apparaissent au premier abord. Il est même facile de s’identifier. La fin de la saison 2 en annonce une troisième et on se tarde de découvrir la suite. ****

The highwaymen (2019) : Dans ce film, on découvre l’histoire de la traque du couple de malfrats Bonnie Parker et Clyde Barrow. Cette chasse à l’homme a été une réussite grâce à deux hommes, ex-Texas Rangers, qui permettront de réhabiliter cette fonction pourtant mise au ban par la Gouverneure de l’époque. Malgré une bande-annonce explosive, ce film est plutôt contemplatif et suit cette aventure jusqu’au (tragique) dénouement avec une pointe d’humour du duo Kevin Costner-Woody Harrelson. Bonne découverte d’un événement historique qui m’était méconnu. ***

Derry Girls, saisons 1-2: Le conflit nord-irlandais du point de vue d’une bande d’adolescentes dans les nineties? Il n’en fallait pas plus pour me convaincre de regarder les deux saisons de cette sympathique série, pleine de personnages attachants aux accents typiques. Les épisodes, courts, sont rythmés par la musique de notre adolescence, mais  malheureusement, ils manquent d’une intrigue sur plusieurs épisodes. Le contexte historique n’est qu’effleuré (je me suis renseignée après coup pour comprendre les tenants et aboutissants de la situation), les histoires adolescentes et situations dans lesquelles se retrouvent les protagonistes – chacun très stéréotypés – sont très drôles. ***