Ce qui fait plaisir

Petite sélection de petits plaisirs pour la rentrée et les jours qui raccourcissent.

Le compte Instagram @Insta_repeat : voir la non-originalité des utilisateurs du réseau social d’image est drôle, esthétique et permet la réflexion sur notre façon de vivre les expériences et notre volonté/obligation à tout partager. De quoi penser à deux fois avant de poster sa dernière photo de vacances!

La bande-son de Big Little Lies (saisons 1 et 2): outre la chanson du générique (Michael Kiwanakuwa) – sublime -, toutes les chansons sont parfaitement choisies (elles donnent des informations sur les événements à venir et sur les caractères des personnages eux-mêmes). La sélection est parfois pointue, mais tous les titres s’écoutent volontiers à tout moment de la journée, surtout en cette période automnale. Coups de cœur: September Song d’Agnes Obel / Victim of Love de Charles Bradley / River de Leon Bridges / Why Can’t We Live Together de Jim James / Piece of My Heart de Christina Vierra and The Ryan Rehm Band.

L’application Good on you: Si la mode durable vous intéresse, cette app permet de savoir quels sont les efforts entrepris par les marques de vêtements pour être responsables. Il y a également des articles qui font des classements et pleins de petites infos qui peuvent se rendre utiles. Ça permet également de faire un tri des enseignes à visiter avant de commencer sa journée de shopping.

Ligne de maquillage L’Oréal x Karl Lagerfeld: Initiée avant le décès du couturier, une gamme de maquillage exclusive sort le 27 septembre. Celui qui utilisait souvent des fards à paupières pour colorer ses dessins (Caroline Lebras, directrice de l’image et communication chez Karl Lagerfeld dixit) n’en est pas à son coup d’essai, il avait déjà collaboré avec ModelCo. L’Oréal a déjà commercialisé des produits en partenariat avec Isabel Marant et Balmain. De quoi se prendre pour un SuperModel! (haha)

Once Upon A Time…in Hollywood (Q. Tarantino) : Plongée dans l’année 1969 avec  les voitures, les vêtements, la musique, le soleil, la poussière, la chaleur ou les couleurs. La première partie transpire l’insouciance et la bonne humeur, alors que la seconde montre les nouveaux changements qui sont en cours (allumage d’enseignes en néons, par exemples). Dans ce film, Quentin Tarantino est presque apaisé (pas tant de bains de sang que cela), l’humour et les dialogues bien ficelés sont au rendez-vous, même si la fin peut mitiger le public. Brad Pitt, Léo DiCaprio ainsi qu’une (très) jeune actrice ambitieuse sont excellents. Une belle surprise malgré les nombreuses critiques que le film avait essuyé.

A Rainy Day in New York (W. Allen) : Ce film est parfait pour entrer dans l’automne, car la pluie est un des personnages principaux! Timothée Chalamet est parfait dans le rôle d’un jeune homme amoureux des belles choses et de sa ville, un tantinet démodé, mais passionné, qui suit sa propre route sans vouloir plaire à tout prix ni rentrer dans aucun moule. Si on supprime les téléphones portables, il est difficile de cerner l’époque de ce weekend suranné et classique. On aime la décoration de l’hôtel (et la vue !) où les protagonistes séjournent, les chansons de piano-bar et les déambulations dans les rues, dans un musée ou dans Central Park. Pas le meilleur Woody Allen, mais ce film fait définitivement passer un bon moment plein de quiproquos et de rencontres inattendues.

Nouvelle saison de This Is Us (dès le 24 septembre !): C’est la série qui m’a réconcilié avec les séries. J’ai adoré retrouver Justin Hartley (de Smallville) et Milo Ventimiglia (de Heroes). Je suis les membres de la famille Pearson avec grande joie, entre rires et larmes. Depuis la troisième saison, on en apprend plus sur d’autres personnages (Beth ! que j’adore) et cela donne encore plus de profondeur au récit. Elle permet aussi des réflexions concernant certaines thématiques abordées (comme le moment où Kevin pense à son désir d’enfants ou à la sauvegarde de son couple, le stress post-traumatique, etc…). C’est une série que je trouve intelligente et bien faite. Elle pourrait passer pour gentillette, mais l’histoire est racontée de telle manière qu’il y a du suspense et des attentes de la part du public et ce, sans violence ni vulgarité.

Apprendre le gaélique irlandais: Mon amour des langues reste intact. De mes études de linguistique, je garde un intérêt pour les sons, les combinaisons de phonèmes (sonorités) et la construction sémantique et sémiotique. Lorsque j’étais partie en voyage en Finlande, j’avais fait beaucoup de recherches sur le suomi (isolat, aucune langue n’a de racine commune, c’est également le cas pour le basque, le hongrois et le coréen, c’est complètement fou, non?), mais à part quelques mots (kiitos ou Hyvää iltaa, par exemple), je n’ai pas appris grand-chose car peu de documentation pour les débutants chez nous. Je sais qu’en Ecosse, des cours de gaélique écossais sont donnés à l’université pour les étudiants qui travaillent sur la littérature du pays. Je faisais justement des recherches sur ce gaélique, quand j’ai découvert que Duolingo proposait des cours d’irlandais et même de gallois. Alors, je me suis lancée dans le gaélique irlandais, car c’est celui qui prime (cette langue a ensuite été importée en Ecosse où elle a subit des mutations). Et c’est génial, car ça fait réfléchir, mémoriser et même si cela ne me servira pas forcément, je suis très contente d’ouvrir encore un peu mes horizons.

Le compte Twitter Question-Trapenard: J’adore les interviews culturelles d’Augustin Trapenard sur France Inter, que j’écoute en podcast régulièrement. J’aime sa manière de prendre le temps (une trentaine de minutes !) avec ces invités, de tous les horizons, pour parler d’art, de philosophie, de la vie en somme. Ce compte (@QuestiTrapenard) non-officiel transcrit des questions posées durant l’émission (Boomerang). Même hors contexte, elles donnent à réfléchir, à penser différemment de ce à quoi on a l’habitude et à rire parfois. Morceaux choisis: Qu’est-ce que vous aimez chez vous?, Sur quoi est-ce que vous avez aucun avis?, Comment redonner au langage sa force, sa vigueur, sa poésie, comment redonner à la pensée son droit?, Ça peut être une arme aussi la légèreté? ou Et la beauté dans tout ça, qu’est-ce que vous trouvez beau, vous? On peut vite prendre beaucoup de temps à scroller ces interrogations inédites.

Les frères Gallagher, lutte sans merci

Les rockeurs de Manchester se livrent une bataille musicale depuis toujours. En 2019, ils reviennent tous les deux avec des inédits. Bilan sur leur parcours respectif, post-Oasis.

En 2011, après dissolution d’Oasis en 2009, les deux frères Gallagher sortent chacun un album séparément. Si Noel travaille sur son projet Noel Gallagher’s the high flying birds, Liam s’entoure de trois anciens membres d’Oasis (Gem Archer, Andy Bell et Chris Sharrock, dernier batteur du groupe) et sort un album sous le nom de Beady Eye.

Noel 1, Liam 0
Pour Beady Eye, le single The Roller est sympathique, mais une impression de déjà vu et de copié-collé se fait sentir et l’album (Different Gear, Still Speeding) ne reste malheureusement pas en mémoire – le deuxième qui suivra en catimini non plus. Il manque quelque chose à se mettre sous la dent, car si ce nouveau groupe se veut être la continuité d’Oasis, la similarité avec le style du mythique groupe ne convainc pas.

Surtout face à Noel qui tire son épingle du jeu en proposant des chansons travaillées, aux arrangements mélodiques apaisés, car le premier album de Noel Gallagher’s the high flying birds est un bijou. Se distanciant de ce qu’il faisait avec Oasis, Noel présente des compositions aux arrangements mélodiques (If I had a gun, AKA… What a Life!), évitant les riffs de guitare et les batteries trop présentes. Il privilégie les instrumentations au piano, parfois les cordes ou les cuivres. En 2015, il persiste et signe avec un second opus qui contient également de superbes chansons (par exemple, The Dying of the Light) mêlant lyrisme, atmosphère enveloppante et douce ainsi qu’une forme d’apaisement peut-être.

Liam revient en course
En 2017, Liam Gallagher réapparait avec un premier album solo, rock, énergique et percutant. Avec sa voix si particulière et trainante, il fait sa place avec des chansons comme Wall of glass ou For What It’s Worth. Le chanteur de Live Forever (une des plus belles chansons d’Oasis, avec Don’t look back in anger) a retrouvé sa place de rockeur et cela lui va bien. Les chansons sont efficaces et captent l’attention, autant que son ciré jaune. Cette année, dix ans après la dissolution d’Oasis, Liam revient avec un deuxième album (Why me, why not?, 20 septembre), toujours aussi percutant. Il avait promis du punk-rock, il y en a. Si le single The Road, sorti durant l’été, donnait le la, avec son refrain entêtant, Once nous ramène il y a quelques années et on a aimé être transportés par la ballade One of us, ces violons et ces mélodies qui enveloppent sont, pour le critique du Guardian «mélodiquement plus fortes que les récentes expérimentations de son frère». Je partage cet avis. Il arrive également à placer une petite pique à son frère : “Act like you don’t remember, you said we’d Live Forever” et a rendre hommage aux Beatles, subtilement sur Once et Now That I’ve Found You. Glitter est sautillant, Gone pourrait être une bande-son de film de cow-boys et Shockwave revient aux sources avec ses riffs et sa batterie précise.
De son côté, Noel a sorti de nouvelles chansons qui rompent avec tout ce qu’il a fait jusqu’ici. This is the place est très dansant et nineties, l’électro s’invite dans Black Star Dancing, quitte à déstabiliser ses fans de la première heure… Heureusement, A Dream Is All You Need To Get By est une magnifique chanson, qui renoue avec le lyrisme auquel il nous avait habitué, faisant presque penser à une berceuse. Mais l’EP sorti le 27 septembre, déroute, les critiques l’ayant décrit comme « cosmic pop ».
Alors, Liam aurait-il dépassé son frère cette fois-ci?

Albums pour la canicule

Nouveaux albums des Black Keys et Raconteurs. Review d’un road-trip vintage, mais pas forcément novateur.

Le single Hi/Low donnait une bonne première impression et on se réjouissait de la suite, après cinq ans d’attente. L’intro à la guitare électique d’Every Little Thing donne le ton sixties (on pense à Led Zeppelin) et on apprécie les aigus de Dan Auerbach sur la même chanson et sur Sit around and miss you, dont la musicalité est très réussie, mais qui se termine de manière trop abrupte…

Si Breaking Down nous amène dans des contrées rétro et plaisantes sans être innovantes, Walk across the water est une jolie ballade, qui donne envie de danser un slow, et Eagle Birds nous régale de solos, qui montrent la virtuosité des deux musiciens, et d’un rythme de jive qui donne envie de sautiller. En résumé, c’est un album plaisant et ensoleillé, bien plus abordable que le précédent. on retrouve les Black Keys comme ils sont les meilleurs. Une petite dose de fantaisie n’aurait pas faire de mal.

The Raconteurs, ce nouvel album, on ne l’avait pas vraiment vu venir, mais il est bien là. Jack White a recomposé son groupe et les nouvelles chansons font du bien. On aime le duo sur Shine the Light on Me., help me stranger – également titre de l’opus – commence en ballade pour vite devenir une rythmique blues reconnaissable, Only Child et Somedays sont également deux autres perles.

C’est un album de rock classique, qui fait la part belle aux références des années 70’s (Donavan ou Led Zeppelin), mais tout en restant très actuel. La musique est nuancée, accessible et garde toujours une touche reconnaissable de Jack White. Plaisant.

Tubes de l’été: playlist perso

Le soleil revient réchauffer nos soirées, l’occasion de faire le point sur les meilleures chansons d’été pour accompagner les apéros.

Je ne suis pas une grande fan des tubes de l’été, qui sont souvent bien trop calibrés, sans charme et trop écoutés dès mi-juillet… Ce ne m’empêche pas d’avoir une liste de chansons que je trouve parfaite pour cette saison.

Que doit obligatoirement avoir une chanson pour l’été? En l’écoutant, il faut pouvoir fermer les yeux et imaginer des palmiers ensoleillés qui se détachent d’un ciel bleu pastel et qui se balancent dans la brise…haha! Ah, et souvent, ces chansons semblent trop courtes et on adorerait qu’elles durent des heures…

S’il devait n’en avoir qu’un album, ce serait celui-ci: Ti Amo de Phoenix. En 2017, il est devenu ma bande-son d’été que je mets absolument tout le temps, dès que les jours s’allongent. L’ambiance dolce vita, complètement assumée, est une invitation au voyage, à la flânerie, à l’Italie et sa gastronomie, aux amis, aux longues soirées et aux polaroids délavés par le soleil. Toutes les chansons ont la bonne dose de kitsch, d’airs catchy et d’insouciance. Le mélange de langues (anglais, italien, français) donne un côté exotique aux chansons et permet de s’évader.

Mais cette année, je vais compléter ma playlist solaire. Depuis sa sortie, j’écoute en boucle Borderline de Tame Impala (lien nouveautés en 2019). Sa mélodie hypnotisante, son rythme régulier et ses sons exotiques donnent envie de se déhancher sur une plage, au coucher du soleil, avec un verre à la main. Les synthés et la voix planante sont complètement dépaysant et rappellent la chaleur estivale que l’on attend. Gros coup de cœur pour cette année (pouce levé pour la petite flûte, au milieu du morceau, qui rajoute une touche mystique et mélodique)!

La chanteuse et flûtiste (!) américaine, Lizzo, nous plonge dans un univers funk et dansant avec son sympathique premier album et le tube Juice. Elle donne envie de se déhancher, de chanter et de se croire invincible. Parfait pour se réchauffer en fin de soirée, ou à toute heure de la journée.

On prend les mêmes et on recommence. Avec le nouvel album des irlandais de Two Doors Cinema Club, les rythmes électro-pop dansants se succèdent. Rien de nouveau (sous le soleil), mais ça fait du bien, tout de même.

Si on aime la musique plus expérimentale, on se tournera vers Africa Express, collectif créé par Damon Albarn avec des musiciens africains et européens. Les sonorités électro nous emmènent en voyage, dans des contrées ensoleillées.

Sinon, ne pas oublier: When the sun goes de Stevans, Promises de Calvin Harris et Sam Smith, The Man des Killers, Marble skies de Django Django, Les Red Hot Chili Peppers (une valeur sûre), Milky Chance, The Black Keys ou la pop dansante de Franz Ferdinand.

Rocketman nous fait décoller dans la vie d’Elton John

Deuxième biopic musical d’un artiste britannique ayant marqué son époque, en moins d’une année; quelle opinion?

Alors que Bohemian Rhapsody recréait des séances d’enregistrement et des concerts pour raconter le parcours de Freddie Mercury et Queen, le film sur Elton John, Rocketman, est construit comme une comédie musicale. Les chansons reflètent les émotions des personnages – par exemple, la scène avec le morceau «Tiny Dancer» (1971) – et pas seulement celles du chanteur – avec notamment tous les membres de sa famille et «I want love» (2001).

Cette différence est ce qui rend les deux films distincts et permet de ne pas penser que le deuxième est une copie – ou du moins, inspiré – de l’autre. On suit l’enfance, puis l’adolescence du prodige du piano, jusqu’au succès et à ses costumes de scènes hallucinants (d’ailleurs, une galerie d’images comparant celles du film et de la réalité défile dans le générique et c’est bluffant de réalisme).

Elton John est surtout un homme timide qui se cache derrière ces artifices, aussi grandioses soient-ils. On y découvre ses failles et ses doutes, ses addictions et sa dépression sans fard. La musique accompagne parfaitement tous les événements, condensés en deux heures, mais qui portent sur plusieurs décennies. Taron Edgerton, qui joue Elton John, chante et l’incarne avec précision et en nuances sans lui ressembler réellement. Le seul petit point négatif de l’acteur est qu’il manque de bonhomie, surtout au niveau des joues, qui rend si reconnaissable Elton John. Par contre, mention spécial pour l’Elton John enfant, tellement touchant et ressemblant comme en atteste une image en fin de générique.

En fin de projection, les chansons qui ont bercé mon enfance ont une nouvelle saveur au regard des épreuves qui les ont façonnées. Les paroles sonnent toujours justes, écrites par un parolier qui travaillait toujours en amont et de son propre côté. Car le succès résultait avant tout de l’amitié de deux artistes qui, ensemble, ont composé des chansons magnifiques et mémorables («Your Song» ou «I’m still Standing», entre autres).

Solo mio

Pourquoi faire une carrière solo si on fait la même chose qu’avec son groupe ?

Super nouvelle, le chanteur de Kasabian, Sergio Pizzorno, sort une chanson solo. Sous le pseudonyme The SLP (ses initiales), il publie une chanson intitulée «Favourites». Son groupe a un univers fort, mais cela ne doit pas empêcher pas une créativité différente, tout en connaissance certains composants, comme la voix. Mais à l’écoute, déception… La chanson ressemble à du Kasabian, comme un copier-coller de leur style, comme un nouveau titre du groupe. Alors pourquoi vouloir voler de ces propres ailes si c’est pour composer la même chose ? Peur de l’inconnu, similarité pour ne pas perdre les fans ou pour que la transition vers la nouveauté soit plus douce, essai manqué ; toutes les hypothèses sont possibles…et on va surtout attendre si de nouveaux titre (un album ?) sortent pour voir si nos suppositions étaient fondées. On peut encore être surpris.

Des transitions réussies

Dan Auberbach – Le chanteur et guitariste des Black Keys a délaissé le rock usé par le soleil pour sortir des albums de blues personnel. Il a également fondé un autre groupe, The Arc, aux sonorités encore différentes, pour un album toujours rock.

Richard Ashcroft – le crooner anglais (The Verve) s’est réinventé et complètement imposé dans un univers qui marie le rock, la pop et des sonorités plus modernes et dansantes. Toujours avec cet accent incompréhensible qui fait son charme.

Phil Collins et Peter Gabriel – Après leur départ respectif de Genesis, les deux musiciens ont su se réinventer et créer un nouveau chapitre à leur musique. Peter Gabriel s’est tourné vers la world music et Phil Collins a continué à chanter et à jouer de la batterie sur des chansons inoubliables, souvent accompagné de cuivres.

Alex Turner – En composant la BO de Submarine, le chanteur des Arctic Monkeys et des Last Shadow Puppets a su se réinventer encore une fois, en laissant derrière lui ses deux groupes. Harmonie et mélancolie sont les bases de ses chansons. Seul regret, le fait que le dernier album des ArcticMonkeys (Tranquility Base Hotel Casino) ressemble beaucoup à son projet parallèle avec Miles Kane (The LSP).

On ne change pas une équipe qui gagne

Malgré le magnifique album «Chaos and Creation in the Backyard », Paul McCartney est meilleur lorsqu’il se replonge dans le style des Beatles. Confirmation avec ces deux derniers albums.

Mark Knopfler – Le chanteur au bandeau reste un virtuose de la guitare et conserve ses sonorités celtiques et country qui ont fait son succès. Dommage que d’un album à l’autre, certaines chansons soient conçues de sur les mêmes mélodies, ne permettant pas de les distinguer (intro de Silvertown Blues et de Just a boy away from home)…

2019 s’annonce pleine de bonnes surprises (musicales)

Après un premier état des lieux des sorties d’album de 2019, voici une sélection de ce qui s’annonce.

The Black Keys

Première nouvelle chanson depuis leur dernier album de 2014. Lo/Hi s’inscrit totalement dans le style du duo. Oscillant entre riffs de guitare et rythmique blues hypnotique, la chanson amorce un retour rock qui fait du bien. On pense aux Rolling Stones ou à de longues routes dans le désert aride du Nevada…une deuxième chanson Eagle Birds! et l’annonce d’un album pour le 28 juin!

Tame Impala

Là aussi, retour attendu depuis 2015…et on a bien fait d’avoir eu de la Patience (c’est le nom du titre). Planant, dansant, évanescent, faisant délicieusement référence aux 80’s, le morceau va se retrouver en bonne position dans la playlist de cet été ! La chanson accompagnera très bien un film de vacances tourné au Super8. Bonne surprise de ce début de printemps.

Marina (& the Diamonds)

Elle n’a gardé que son prénom, mais on retrouve tout ce que l’on aimait chez elle dans sa nouvelle chanson, qui annonçait un nouvel album (sorti le 26 avril). Cet Handmade Heaven est plus apaisé. On retrouve cette voix à plusieurs octaves, mais la musique est douce, sensuelle et nous amène dans les nuages avec ses chœurs féminins et aériens.

Catfish & The Bottlemen

C’est déjà le troisième extrait d’un futur album (aussi prévu pour le 26 avril) pour le groupe gallois. Un mélange entre le rock et la pop, porté par la voix éraillée du chanteur (on pense à Richard Ashcroft). Oasis, Stereophonics ou The Kooks ne sont pas loin de ce 2all, mais en plus sautillant. Une chanson sans prise de tête dans un pur style british, un peu sale et un peu lisse en même temps, mais terriblement efficace, qu’on se surprend à battre la mesure en l’écoutant.

Rag’n’bone Man

Mais quel pur plaisir de réentendre la voix incroyable du chanteur de Brighton! J’ai mis du temps à apprécier ce morceau remixé par Calvin Harris. J’aimais les cuivres, mais pas le refrain, j’aimais le soleil dans les sons, mais pas vraiment le rythme, j’aimais sa voix (of course), mais pas les effets sur celle-ci… Depuis, je m’y suis faite, mais j’attends avec impatience de nouveaux morceaux pour qu’ils deviennent mes favoris et éclipsent cette chanson qui n’est pas inoubliable. Mais quel bonheur de le retrouver! Trop hâte!

James Bay

Une guitare acoustique et cette délicate voix pour débuter le morceau, puis un peu de batterie et une voix féminine qui répond parfaitement à celle de James Bay. Rien à ajouter, rien à enlever à Peer Pressure. C’est juste beau. Et ça suffit. Ce duo est tout à fait dans le style du chanteur et on est bien heureux lorsqu’il chante « I gave you my everything ». Continue comme ça, haha!

Mabel

Sans parler de ses origines (fille de Neneh Cherry et demi-soeur de Marlon Roudette, ex-leader de Matafix), Mabel est en passe de devenir la chanteuse de l’été avec sa chanson Don’t call me up. Rythmes r’n’b, refrain entêtants et sonorités estivales, qu’est-ce qu’on attend pour danser?

Musique : nouveautés de ce début d’année

Une ambiance feutrée, mélodique, harmonieuse et planante, c’est tout ce que j’écoute parmi les nouveautés de 2019.

RY X – Le compositeur-interprète australien nous livre un album magnifique. De belles mélodies planantes et nostalgiques, sa voix puissante et douce en même temps…il nous offre ses chansons apaisantes, comme des petites bulles de réconfort. A écouter en fin de journée en même temps que le soleil se couche… Gros coup de coeur pour YaYaYa, juste magnifique.

James Blake – De l’électro, oui, mais qui sort de l’ordinaire. James Blake nous livre un album complet; d’un côté ça bouge, de l’autre ça plane, parfois c’est hypnotisant ou sensuel. Il multiplie les collaborations déroutantes mais qui sonnent si justes (Andre 3000, Travis Scott, …) et les harmonies vocales (Power on) apportent beaucoup de profondeur à l’ambiance. Ah, et j’avais oublié comme il est mignon (hihi)

Andy Burrows & Matt Haig – La voix claire d’Andy Burrows, des guitares acoustiques, des airs au piano, parfois des cuivres ou des cordes…c’est beau, c’est lumineux, ça réchauffe ; c’est la BO parfaite en ses temps ensoleillés mais froids. Trop heureuse de retrouver ce musicien que je suis depuis Razorlight (dont il était le batteur!). Ecoutez Tomorrow ou The story of me and you, sans attendre!

Stephan Eicher & Traktorkestar – Ce n’est pas pour être chauvin, mais oui, petit crush pour le bernois dont j’adore la voix éraillée. C’est simple, j’ai écouté plusieurs de ces interviews radiophoniques (France Inter, RTS). Accompagné d’une fanfare, sa musique est toujours aussi rock mais elle reste mélodiques et festive grâce à l’accompagnement des cuivres (j’adore le tuba) et parfois de rythmes latino (Cendrillon après minuit). Et la pochette est très jolie, il faut le noter.

Talos – Toute nouvelle découverte! Et j’ai tout adoré chez ce chanteur irlandais que je ne connaissais pas; les mélodies, la voix aiguë et cristalline, la mélancolie et le fait que ces chansons seraient parfaites pour regarder le paysage défilé derrière la vitre d’un train. Un peu d’électro, du piano, des rythmes r’n’b et surtout, des brumes planantes de synthé. Un album qui donne des frissons.

Ma playlist du moment

Parler de musique sans évoquer la disparition du leader the Talk Talk, Mark Hollis (24.02.2019)? Such a shame pour moi qui ai grandit avec leurs chansons telles It’s my life, I believe in you ou ma préférée, Picture of Bernadette, avec son rythme de batterie hypnotisant et impossible à ignorer. Malheureusement, The Party’s over

Playlist de l’amouuuuuur

Je ne fête pas la St-Valentin, car je trouve triste de n’avoir qu’un seul jour pour célébrer l’amour (les amours, hein…filia, agacé et eros!)…mais cela ne m’empêche pas d’écouter des chanson suintant la guimauve (ou pas). Sélection.

Kitsch, à chanter dans la voiture

  • Pour que tu m’aimes encore – Céline Dion
  • Meaningless Kiss – Hugh Grant (du film « Music & Lyrics »)
  • Find a way to my heart – Phil Collins
  • Can you feel the love tonight – Elton John
  • Solo por ti – Josh Groban

Souvenirs de nos jeunes années

  • You & me – Lifehouse
  • Hey there Delilah – Plain White T’s
  • As long as you love me – Backstreet Boys
  • Somewhere only we know – Keane
  • Fall for you – Secondhand serenade

Intemporelles

  • Jesus to a child – George Michael
  • Your song – Elton John
  • By my side – INXS
  • Walk the last mile – Love & Money
  • As long as I live – Foreigner

A écouter en boucle

  • The right place – Koates
  • Do you wanna – The Kooks
  • Aftermath – Muse
  • Can’t deny my love – Brandon Flower
  • My only one – Boy & Bear
  • Ti amo – Phoenix
  • Run away with you – Big & Rich
  • I wanna be yours – Arctic Monkeys

Eddy de Pretto : à voir

Eddy de Pretto était l’artiste à ne pas louper en 2018 et je l’avais raté deux fois (Voix de fête et Paléo)… La troisième tentative fut la bonne !

J’avais loupé Eddy de Pretto, à Paléo, l’été dernier. La faute à la programmation à 17h30 alors que je sortais à peine du travail…et qu’au moment où je foulais la Plaine de l’Asse, il n’était déjà plus là, mais avait conquis la foule.

Je ne connaissais qu’une-deux chansons, mais tout le monde l’encensait et je trouvais sa démarche intéressante aussi bien du point de vue musical que poétique et stylistique (oui, le non-style pour que le message passe exclusivement par les mots. Bon, après, on l’a vu au défilé de Virgil Abloh pour Louis Vuitton et chez Chanel, mi-janvier).

Ni une ni deux, en voyant qu’il passerait par Genève en janvier (ça semblait si loin…et puis non, le temps a passé vite. Trop vite, je n’ai pas eu assez de temps pour découvrir son album et d’apprendre toutes les paroles), j’ai pris mes billets. Assez vite, car le concert est rapidement devenu complet.

Verdict

Je me suis donc rendue au concert en ayant écouté que quelques fois toutes ses chansons. Pas assez pour avoir de favorites, mais j’avais une idée de leurs airs et des thèmes abordés.

Première constatation, il n’a pas de musicien, seul un batteur – excellent – l’accompagne. Mais la scène n’est pas vide pour autant, le jeu de lumière aide beaucoup et il a une vraie présence.

Deuxième constatation, sa présence est autant physique que vocale. Il a une vraie voix que l’on entend peu sur l’album : grave quand il rappe, plus aiguë lorsqu’il chante (Rue de Moscou, Desmurs, Normal, …). Il chante même a capella, bravo.

Troisième constatation, il est cool et sympathique malgré un show très bien réglé. Il a même de l’humour – il n’arrête pas d’interpeller Thônex puis se marre quand 5 mains se lèvent après avoir demandé qui vient de la commune.

Meilleurs albums de 2018

Malgré des annonces d’albums de la plupart de mes artistes préférés, les surprises de 2018 n’étaient pas toujours où on les attendait.

Justin Timberlake: Des tubes que je connaissais, mais je le préférais de loin acteur que chanteur. En 2018, musique apaisée, polyphonies, country ; cet album, je le vois comme la playlist d’un mariage sur le thème « champêtre et moderne ». Mention spéciale pour Montana et Supplies, aux racines de ces albums précédents. Belle surprise de début d’année.

Franz Ferdinand: Retour aux sources. Moins d’électro inutile, plus de rythmes dansants et, surtout, des refrains entêtants. Et j’adore toujours autant la voix d’Alex Kapranos! Loin d’être des Lazy Boys!

The Wombats: De l’énergie, du fun et des chansons qui donnent envie de chanter et de danser. Toujours dans la même veine, le trio reste terriblement efficace. Je les chante à tue-tête!

George Ezra: La voix profonde de ce petit blond m’avait scotché sur son premier album. Avec ce deuxième, moins de puissance mais une musique toujours aussi sympa. La chanson Savior permet de savourer la rencontre entre le chanteur et les deux soeurs de First Aid Kit. C’est beau. 

Arctic Monkeys: Nouveau chapitre pour mon groupe-préféré-depuis-leurs-débuts : rétro et ambitieux, plus intellectuel que rock, mais dans la même veine sexy qu’AM, précédent opus sorti en 2013. Je suis toujours aussi fan. La maturité (et la voix de crooner d’Alex Turner) plaît. J’adore : Science Fiction ou Four out of five, entre autres.

Christine & the Queens (Chris): Au-delà des questions de genres et des rumeurs de plagiat, cet album est séduisant, sexy, entrainant et il donne réellement envie de danser. Chris est unique en son genre! J’adore son énergie, ses rythmes chaloupés et la façon dont elle se réapproprie des sons des décennies passées.

The Kooks: Grand retour d’un groupe de mon adolescence. Ils ont mûri, leur musique aussi. Elle est néanmoins plus joyeuse. Luke Pritchard chante toujours de la même manière, si reconnaissable (cf. All the Time ou Chicken Bone). C’est la suite logique de leur musique, qui nous donne presque 5 ans de moins!

Death Cab for Cutie: Une atmosphère unique qui nous enveloppe comme dans un cocon. Des rythmes hypnotisants et un calme qui fait du bien. C’est beau. Rien à ajouter.

Miles Kane: Le garçon de Liverpool renoue avec le rock et le lyrisme de son premier album. On aime les mélodies accrocheuses et sa voix si reconnaissable et sa façon saccadée de chanter.

Lady Gaga & Bradley Cooper: Après la pop et le jazz, nouveau registre pour la diva: la country (déjà abordée sur son album Jolene). Bradley Cooper est également crédible en chanteur. Bel BO pour A Star is born. Mention spéciale pour la chanson Always remember us this way, en solo.

Jacob Banks: Coup de coeur! J’aime absolument tout chez lui : ses influences soul ou r’n’b, sa voix incroyable, les arrangements urbains et parfois classiques (piano, cordes), la douceur des choeurs… Il me touche en plein coeur.

Et en Suisse:

Pat Burgener : Le surfer s’est mis à la musique. ça sonne exactement tel que l’on s’y attendrait, mais c’est bien fait. Pour une playlist d’été. A écouter : Fading Out.

Quiet island : Le groupe genevois nous envoute littéralement avec Telescope. Et en concert aussi, la scène rappelant un salon cosy, avec plantes vertes et mobilier vintage. Un vrai moment de douceurs à travers les harmonies et les sonorités capitonnées. Downtown est de loin ma chanson favorite. 

Stevans : When the light is gone est une des chansons que j’ai le plus écouté cet été. Je la recommande sans modération.

Sophie Hunger : La zurichoise  nous envoûte toujours autant avec Molecules, qui combine habillement rythmique électronique et doux lyrisme. J’adore le single She makes president.

A écouter en boucle: Saturday Sun – Vance Joy / Hold you head up high – Darlingside / Tin Pan Boy – Yungblud / Marble Skies – Django Django / Us – James Bay / Head Sonata – Flo Bo Riva / Love is madness – 30 Seconds to Mars feat Halsey / Toutes les femmes savent danser – Loud / One Kiss – Calvin Harris feat Due Lipa / No sound but the wind – Editors / High Hopes – Panic! at the Disco / Anybody – Sam Evian / Midi sur novembre – Julien Doré & Louane / Only You – Calum Scott / Something HumanMuse / Be good to me – Jacob Banks feat Seinabo Sey / Nocturne – Blanco White / Believe – The Kooks  / Unlonely – Jason Mraz / Blossom – Unfaithful.

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