La vie de vendeuses et de grands magasins en 3 livres

Les réflexions sur les habitudes de consommation et l’émancipation des femmes sont des thèmes récurrents de l’actualité. Toutefois, ces préoccupations ne sont pas nouvelles et on les retrouve dans différents récits, qui décrivent des époques et des lieux divers en Occident.

Les Petites Robes Noires, Madeleine St-John (1993) – L’intrigue suit les différentes vendeuses d’un magasin de prêt-à-porter de Sydney dans les années 1950. Chacune mène sa propre vie et tente de poursuivre ses buts et ses envies. Entre réalisation de soi, soldes de Noël et robes haute-couture, chaque femme s’émancipe à sa manière. Il y a Lisa qui veut entrer à l’université contre l’avis de son père, Paula qui n’envisage pas sa vie sans son mari ou Magda qui rêverait d’ouvrir son propre commerce…

Brooklyn, Colm Toìbin (2009) – Dans une Irlande rurale, la jeune Ellis n’a pas d’avenir professionnel. Elle est alors envoyée à New York afin de se construire une nouvelle vie. Aux Etats Unis, elle décroche un travail dans un grand magasin où elle découvre les bas en nylon et les maillots de bain deux-pièces. La ville lui permet également de poursuivre des études de comptabilité et de rencontrer des jeunes gens, de sortir danser, de tomber amoureuse. Lorsqu’elle doit revenir en urgence en Irlande, un grand décalage se fait ressentir, sans qu’Ellis ne puisse départager où elle se sente le mieux… le livre a été adapté en film en 2015.

Au Bonheur des Dames, Emile Zola (1883)– Grand magasin de confection, le Bonheur des Dames propose tout ce dont les femmes pourraient avoir besoin, dans le Paris du Second Empire (1852-1870). Ce type de commerce est révolutionnaire. L’auteur décrit précisément les habitudes des clientes autant que les mécanismes de vente, des promotions au marketing, qui, pour l’époque, ressemble furieusement à ce que l’on connaît aujourd’hui. La protagoniste découvre la précarité de l’emploi, la cruauté entre les vendeuses ou la mort des petits commerces. De quoi continuer à nous faire réfléchir sur la situation actuelle, pas forcément nouvelle…

J’ai testé mon premier mascara vegan. Verdict

C’est par hasard, alors que je cherchais un nouveau mascara après avoir fini le mien, que je suis tombée sur cette variante végan, chez Kiko.

Je tiens à le dire: je n’ai pas encore le réflexe green pour mes cosmétiques… Je suis plutôt fidèle à quelques produits que j’utilise quotidiennement, sauf pour les mascaras, car je n’ai pas encore trouvé The One… Les cosmétiques responsables/clean/écolo/bio/écoresponsables sont un vaste sujet, intéressant, et pleins de blogs (ici, par là ou là, par exemple) apportent leurs opinions et des éclaircissements sur pleins de marques, durables.

A la recherche du mascara qui remplacerait mon dernier tube, je suis tombée, aux soldes, sur un produit que je ne pensais pas acheter, pour deux raisons:

1) je n’avais pas spécifiquement réfléchis à choisir une marque clean,

2) Je ne savais pas, en me promenant dans Kiko, qu’il y avait de telles gammes dans cette enseigne.

J’ai décidé de tester ce mascara vegan, même s’il ne fait pas partie de la gamme « GREEN ME » de Kiko (dont la composition est naturelle mais contient quand même quelques ingrédients controversés…un super article sur le sujet à lire ici), mais de « KONSCIOUS », une sélection sans ingrédient d’origine animale.

  • Mes cils: Ils sont épais, mais courts.
  • Ce que je recherche dans un mascara: De la longueur et du volume, effet faux-cils même, afin d’ouvrir au maximum le regard.
  • Ce que j’ai testé: Konscious Vegan Volume Mascara
  • Ce que promet le produit: Selon le site de la marque, ce mascara volumateur sans produits d’origine animale « définit les cils avec un effet volumateur modulable » et « intensifier le regard dès le premier passage. » La marque indique aussi que le carton des étuis est biodégradable et compostable. ça semble être la moindre des choses 😉
  • Composition: Glycérine, cire…aucun ingrédient ne provient d’animaux. Il est dépourvu des ingrédients abrasifs comme le polyvinylpyrrolide, l’acétate de phénylmercure, le pentaérythrityle, le quaternium-22, ou les parabènes. On note qu’il comprends des huiles, dont l’huile de ricin, bien connue pour favoriser la pousse des cheveux et cils. J’ai passé la liste des ingrédients au filtre INCI et la majeure partie sont des substances bien notées et sans contre indication. Il comprend néanmoins deux substances chimiques mais notées « satisfaisantes » (VP/HEXADECENE, POLYESTER-5COPOLYMER) ainsi qu’un ingrédient déconseillé car dérivé d’huile minérale (CERA MICROCRISTALLINA). Je pense que dans l’ensemble, on peut en être satisfait, surtout pour un premier achat.
  • Verdict personnel: La brosse est maxi, ce que j’aime bien. Les poils sont épais et permettent d’accrocher tous les cils, même les plus petits. La couleur est bien noire et l’effet volume est là, il n’y a pas d’odeur particulière ni désagréable. Par contre, le produit n’allonge pas assez les cils, pour moi, même si la tenue est bonne et qu’il se démaquille parfaitement à l’eau avec une lingette en microfibres (et donc sans démaquillant) ou avec un peu d’huile. Dernier bémol, le tube…alors bien sûr, il existe peu de tube réutilisable/compostable (en existe-t-il???, ou pour faire sans, il faudrait un mascara solide, so 50’s!).

Autres marques à tester: Couleur caramel, Charlotte Make-up bio, Charlotte Tilbury, Kat von D, Beneco.


Les marques s’y mettent

Les grandes maisons de cosmétiques se rendent bien compte que la tendance est là et va encore gagner du terrain. Par exemple, Guerlain propose, depuis cette année, une nouvelle formule de sa célèbre poudre de soleil Terracota entièrement vegan. D’autres marques devraient donc logiquement suivre…

Pour ou contre: les sacs XXXXXL

Fini (ou presque) les sacs riquiquiquiqui dans lesquels on ne pouvait mettre qu’un tube de rouge à lèvres (et encore!). Ce printemps, les marques misent sur des maxi-sacs, qui rendent les cabas presque petits…

La tendance estivale pour 2021 semble être le retour des grands sacs. Mais par « grand », les créateurs ont pensé « géants ». Certains proposent notamment des versions XXL de leurs sacs iconiques (le Pouch chez Bottega Venetta ou plusieurs modèles chez Dior).

Sinon, d’autres stylistes ont imaginé des cabas dans lesquels tout est transportable. Immenses sacs carré pour Fendi, énormes pochettes ou sacs à main monogrammés dans des couleurs fluos chez Balmain. Le gros avantage de ces sacs étant de pouvoir tout contenir, même si on se rend à la plage ou si l’on revient des courses. Le tout toujours lookée.

Le tote, que l’on voyait plutôt comme étant utilitaire, se retrouve donc griffé (Proenza Schouler ou Stella McCarthney). Même Jacquemus (l’inventeur même des microscopiques sacs) semble confirmer la tendance en proposant une version allongée de son célèbre Chiquito (en forme de baguette, mais toujours de taille modeste par rapport aux autres exemples cités!).

Besoin de roulettes?

Par contre, l’inconvénient lorsque l’on transporte toute sa maison, ça reste le poids…dommage que les roulettes ne soient pas intégrées. Une promenade bien chargée peut presque s’apparenter à une séance de sport!

Et en cette période de réflexion sur la consommation, est-il bien utile de trimballer toutes nos possessions en permanence? Peut-être pour ne pas oublier qu’on les possède déjà?

Peur de ne plus rien retrouver à l’intérieur?

Pas de panique. Certaines maisons pensent à celles et ceux qui ne retrouvent rien dans leur sac, qu’il soit petit ou grand. Les sacs multipoches ont donc aussi la côte, du côté de Louis Vuitton ou Prada.

Le retour en grâce de la culture à la télé

Il y a quelques temps encore, les rubriques culturelles restaient la manne d’émissions spécialisées et de publics de connaisseurs. Les temps semblent changer. Peut-être liée à la fermeture des salles de cinéma et des théâtres en raison de la pandémie, cette tendance s’observe notamment avec diverses chroniques et émissions qui ont remis la culture sur le devant de la scène.

Oublions le concert du Nouvel an le 1er janvier ou les Coups de coeur d’Alain Morisod*, vitrine peu pop pour la culture. En 2019, Augustin Trapenard recevait le prix de la Meilleure Emission de radio avec son Boomerang, longue interview (30 minutes, beaucoup pour la radio publique) d’acteurs culturels français et internationaux. Est-ce cela qui a remis la culture au goût des auditeurs et du public en général? Difficile de répondre à cette question, mais depuis une bonne année, la culture reprend ses droits dans la programmation médiatique. Les différentes capsules et émissions littéraires diffusées sur Canal+ (21 cm, jusqu’en 2020 avec Augustin**) ou France Télévisions (La Petite / Grande Librairie de François Busnel) ont également contribué à cet essor.

Dans Quotidien (TMC), la culture a été souvent abordée via les invités sur le plateau. Par contre, ce n’est que depuis la cinquième saison (2020-2021) qu’Ambre Chalumeau présente la BAC (Brigade des Affaires Culturelles), chaque jour. Cette chronique parle de l’actualité culturelle. Elle aborde aussi bien la littérature, le cinéma, l’art contemporain ou la musique. Son ton passionné et ludique ainsi qu’une manière simple d’aborder des oeuvres qui pourraient paraître complexes au premier abord permet de découvrir des sujets et des artistes passés et présents.

En Suisse romande, la RTS aussi dépoussière son émission culturelle, avec Ramdam. Depuis mars 2021, deux animateurs jeunes et curieux, Joëlle Rebetez et Rayane M’zouri, donnent la parole à ceux qui font et défont l’actualité du monde de la culture. L’émission propose aussi la diffusion d’une oeuvre, la rendant ainsi disponible au plus grand nombre!

Le service public français a également voulu soutenir le monde culturel en lançant la chaîne CultureBox. L’objectif de cette émission en direct disponible en ligne et sur un canal dédié? Donner une tribune aux arts vivants et aux artistes en ces temps troublés. Chaque semaine, des spectacles inédits sont programmés. Lancée le 1er février, la chaîne poursuivra son chemin sur France 4, dès le 1er mai entre 20h et 6h, et jusqu’au mois d’août, qui verra la fin définitive de cette chaîne. D’après Le Figaro, « Ni l’État, ni France Télévisions ne remettront de l’argent dans ce projet. Entre février et avril 2021, Culturebox, sur le canal 19, a coûté 5 millions d’euros, frais de diffusion compris. »

*Le musicien propose d’ailleurs des émissions sur Léman Bleu dorénavant.

**ACTUALITE: le 4 mai, dans une interview, Augustin Trapenard indique son retour sur une nouvelle plateforme, BrutX, avec l’émission littéraire mensuelle Plumard. La première, avec Florence Aubenas en invitée, est prévu pour le 13 mai prochain

Tout ce qu’on aurait voulu écouter en festival cet été

Parce que les concerts en extérieur, c’est un peu les vacances! En avant la musique!

Avec la première annonce des annulations de FestiNeuch’ (15.02) et Caribana (25.03), puis celle de Paléo (30.03) et du Venoges (8.04), Rock Oz’ et Frahaufeld (22.04), on se demande à quoi ressemblera notre été. Voici la liste des artistes qu’il me tarde de voir en live!

Elias Boussnina – Mi-danois, mi-tunisien, il nous emporte dans un r’n’b teinté de soul, très rythmique, et de dance porté par une voix puissante. Il a sorti plusieurs titres entre 2019 et 2020 et certains peuvent devenir de vrais tubes, notamment Boys don’t cry, Candy ou Roses (le dernier en date, sorti en décembre dernier). Il maîtrise parfaitement les beats hypnotisants et les échos entre voix de lead claire et choeurs envoutants. Il est également à l’aise dans des versions acoustiques de ces titres (Faith). Il pourrait faire penser à Dermot Kennedy dans le style ou Justin Timberlake dans la voix. Artiste à suivre! Enorme coup de coeur!

Jake Isaac – De la soul comme on aime. Dans la même veine que Tom Gregory ou Gregory Porter. C’est une voix chaude, chaleureuse et enveloppante soulignée par des percussions et des arrangements discrets, parfait. C’est simple et bien fait, beau et motivant comme il faut. Le single Remember fera, à coup sûr, partie de nos souvenirs d’été! Et son second album « Honesty », sorti en mars, regorge de pépites soul réconfortantes (Eyes for you, Promised you, …) et de belles collaborations (Talk About It, Wake up, …).

Celeste – Elle est comparée à Adele, Nina Simone ou Amy Winehouse, mais la britannique cultive encore son propre style. Voix fêlée et douce, soul (elle a participé à la BO du film de Disney du même nom), arrangements de cordes et de cuivres (Love is back) ou accompagnement au piano (Strange), la chanteuse mélange les influences jazz et r’n’b, entre autres styles, mais toujours avec une pointe rétro (Both sides of the moon). Fragile ou puissante, elle est à l’aise dans tous les registres et transporte dans son univers. Son premier album est sorti fin janvier et il est digne d’une immense star. Magnifique!

Django Django – Le groupe britannique revient avec un quatrième album. C’est avec plaisir que l’on replonge dans leur univers pop ensoleillé fait de synthés planants et de rythmes seventies délicieusement rétro. Dans la chaleur d’une fin de journée, c’est la bande-son idéale pour se trémousser, une couronne de fleurs dans les cheveux et une bière dans la main (les Beach Boys ne sont pas loin…). Mention spéciale au chant, plus travaillé dans ses mélodies, que dans les précédents opus.

Gauthier Capuçon – Et pourquoi pas un peu de musique classique? Avec « Emotions », album sorti en décembre, le violoncelliste français revisite des morceaux de toutes les époques et de tous les genres (dont l’Hymne à l’amour et Hallelujah, pour ceux qui voudraient commencer en douceur). Le point commun de tous ces titres? Donner des frissons, justement. Et que ce soit de toute beauté, aussi. A écouter toute l’année 😉

Royal Blood – Le duo anglais revient avec quatre nouvelles chansons qui déménagent. Elles annoncent un troisième album (produit par Joshua Homme de Queens of the Stone Age!!) et on se régale déjà avec Typhoons et ses riffs rageurs qui donnent néanmoins envie de danser et de sauter. Trouble’s coming, avec sa batterie à la Franz Ferdinand, est également une chanson efficace.

Et les retours tant attendus (mini-critiques):

  • Jacob Banks, Parade : chanson engagée et engageante, nécessaire et profondément soul.
  • Rag’n’Bone Man, All you ever wanted : Kasabian? Non, c’est bien le colosse à la voix d’or, version brit-pop!
  • Lana del Rey, Chemtrails over the country club : Mystique et vaporeuse ambiance pour chanson lancinante.
  • Feu Chatterton!, Monde nouveau : Léger et sérieux, dansant et grave, avec une pointe d’Alain Baschung.
  • Birdy, Loneliness : Balade lumineuse et mélancolique, parfait bande-son pour la fin de journée!
  • Richard Ashcroft, Bring on the Lucie : Retour du chanteur à l’accent impossible avec ce titre très motivant.

Tous les morceaux parfaits pour l’été:

Et ceux que l’on voulait (déjà) voir l’année passée:

La mode, sous toutes les formes

Pas seulement présentes dans les imprimés, les formes géométriques inspirent les stylistes pour de nombreuses pièces. Voici celles que nous retrouverons l’été prochain.

Rond

Avec le retour des tendances 90’s et 2000’s, les créoles sont les boucles d’oreille phares de l’année dernière et de 2021. Tous les diamètres sont possibles, en or ou en argent, les anneaux osent tous les styles: torsadés, à facettes ou lisses. Les créoles font partie de la base des bijoux à posséder.

Du côté des vêtements, Proenza Schouler a créé des robes aux décolletés ronds et asymétriques dans le dos qui dévoilent une épaule. Simone Rochas propose des robes avec jupe-boule qui augmente sur les hanches.

Carré

Depuis quelques étés, les sandales à bouts carrés sont partout (Bottega Venetta les a remis au goût du jour et le prêt-à-porter – Mango, Zara, entre autres marques – en propose aussi). Cette année, cette forme de semelle est toujours d’actualité, pour les sandales, les mules ou les tongs, plates ou à talon.

Pour les vêtements, Hermès et Rick Owens proposent pour 2021 des tuniques en fishnet (filet de pêcheur, qui forme des carreaux ou des losanges) à porter au-dessus d’une robe ou d’une tunique unie. Sinon les carreaux Vichy reviennent sur le devant de la scène (Zara ou Reformation, notamment). Si les épaulettes manquaient, Rick Owens et Givenchy osent les capes aux épaules carrées et rigides.

Rectangle

Fendi – qui a réédité son fameux sac Baguette – propose des ceintures agrémentées de petites pochettes qui peuvent contenir portables ou portes-monnaie et rien de plus, notamment. Certains modèles peuvent également s’accrocher à la anse de votre sac (Louis Vuitton). Dans un esprit « baguette », By Far décline sa réinterprétation avec le modèle Manu ou la maison Longchamps avec le sac Brioche.

Hexagone

Pour la belle saison, la styliste française Isabelle Marant a sorti une gamme de lunettes de soleil. La pièce forte? Une monture blanche à six côtés et aux verres foncés, pour un look très 70’s.

Triangle

Bottega Venetta continue de proposer des collections d’accessoires ultra-désirables. Après les sacs-oreillers ou les chaussures matelassées, Daniel Lee, le directeur artistique de la marque, imagine un nouveau sac avec une anse intégrée, qui est en fait un triangle évidé dans lequel on passe les doigts. Malin, original et esthétique! D’ailleurs le triangle se retrouve aussi comme boucle de ceinture.

Cylindre

On avait déjà eu les bandoulières pour téléphones, mais le nouveau it-bag pour l’été prochain, ce sont les portes-gourdes. De toutes les matières et disponibles dans toutes les couleurs, on en trouve chez Marine Serre, Chloé ou Louis Vuitton.

Trapèze

Après la folie des Chiquito (qui a été décliné en pendentifs et charm de bracelet ou boucles d’oreille), Jacquemus récidive avec le Bambino, sac à la silhouette de trapèze existant dans toutes les tailles du mini au maxi. Chez Louis Vuitton, c’est le sac Capucine qui aborde cette forme. De son côté, Valentino propose de tous petits sacs, à porter à la ceinture. On trouve également cette forme chez Miyette (modèle Clo).

Squircle

Mélange de carré (square) et de cercle (circle), cette nouvelle forme allie lignes droites et bords arrondis. Très tendance dans la décoration d’intérieur, cette forme est aussi présente dans la mode. Parmi les modèles de sacs, Chanel ou Louis Vuitton proposent de petits étuis à airpods, parfaitement dans la tendance.

Apocalipstick

Comme le port du chapeau, le rouge à lèvres revient sur le devant de la scène à chaque crise, comme une sorte de talisman ou de protection que l’on porte sur soi – et à la vue de tous. Avec le port du masque généralisé et la diminution des sorties (télétravail et fermetures des magasins et restaurants dans la majorité des pays européens), ce geste beauté semble avoir été abandonné au profit du maquillage des yeux, toujours visibles, eux.

Se colorer les lèvres avec un bâton de cire pigmentée est le plus ancien et le plus universel des gestes de beauté des femmes et ce, depuis l’Antiquité. Article jugé abordable, le bâton de rouge à lèvres permet aux clients qui le souhaitent de s’offrir une marque prestigieuse. Pour les marques françaises, ce sont plus de 8,1 tonnes à l’exportation en 2019, dont Dior et Chanel. Alors que l’année 2019 avait vu exploser les records de vente de lipsticks, Hermès s’était lancé en mars 2020 en proposant une vingtaine de tubes, rechargeables. La maison Gucci avait sorti sa gamme de make-up quelques mois plus tôt.

Indice rouge à lèvres

Au début des années 2000, Charles Lauder, président du conseil d’administration d’Estée Lauder, a mis au point l’indice rouge à lèvres. Ce concept établit une corrélation inverse entre le niveau d’activité économique et les chiffres des ventes de rouges à lèvres. Cela a notamment été observé lors de la Grande Dépression de 1929 et a ainsi confirmé sa thèse, qui ne semble plus se vérifier aujourd’hui.

En effet, les achats de maquillage étaient stables avant le confinement. Ils se sont ensuite fortement effondrés entre mars et mai. En France, après avoir chuté de 75% durant le confinement, les ventes de rouge à lèvres ont continué leur baisse de -26,4%, depuis le déconfinement. En Suisse, le chiffre d’affaires total de la vente de rouge à lèvres a baissé de 40% entre 2019 et 2020 selon les chiffres fournis par le Panel Nielsen Prestige, leader de la branche.

Les grands groupes ne sont pas épargnés. La division maquillage de L’Oréal affiche un recul à deux chiffres en raison de la crise du Covid-19. Les mesures de protection sanitaire ont fortement impacté le marché du maquillage. Selon son rapport d’activité 2020, le groupe a gagné des parts de marché significatives dans les catégories du soin du cheveu, de la coloration et du soin de la peau.

Pour LVMH, les ventes de parfums et cosmétiques ont diminué de -23% en 2020. LVMH remarque, par exemple, que Benefit a été pénalisé par l’arrêt des services et conseils en boutiques (bars à sourcils). Toutefois, aussi bien Kering que LVMH ou des marques plus populaires déclarent avoir profité du boom du e-commerce, qui a permis d’assurer un chiffre d’affaires en hausse, à la fin de l’année 2020.

Quels sont les cosmétiques qui s’en sortent?

MAC a annoncé que leur crayon à lèvres « Spice » rose cannelle s’est vendu mille fois par jour en 2020, soit  huit fois par heure. Le succès s’explique par le fait qu’il est facile à porter et à mettre, tout en convenant à la plupart des carnations.

«Clairement, en raison du port du masque, les produits long-lasting, no transfer, water/sweat proof (résistant à l’eau et la transpiration) rencontrent un vif intérêt», indique, de son côté, Make Up for Ever. Pour Essie, la gamme Express, qui garanti un séchage ultra-rapide, a été la plus sollicitée.

Pour contrer cette tendance de baisse des ventes, les magasins rivalisent d’inventivité pour proposer de nouvelles marques et ainsi gagner quelques clientes. Manor, par exemple, commercialise les produits colorés, pop et vegan de 3ina, enseigne espagnole produite en Europe et non testée sur les animaux. De son côté, Zalando multiplie les pop-up store virtuels, notamment avec Charlotte Tilbury.

AHHHHHHHH (le meilleur livre de cuisine du monde!)

Le mois de mars annonce une bonne nouvelle: la sortie d’un livre de cuisine que je n’attendais pas, mais qui va être un véritable must-have!

Tout commence parmi les newsletters proposées par le NYTimes, celle de la rubrique « Cooking ». Chaque semaine, ces bulletins mettent en avant les recettes inventées par l’équipe, donnent des astuces de chefs ou proposent des sélections à thèmes (ex: Thanksgiving, recettes de pâtes, etc…)

Parmi ces envois, certains billets, écrits par Sam Sifton, font la part belle à des recettes-qui-s’en-sont-pas. Quésako? Ce sont seulement des marche à suivre simples, avec des ingrédients basiques, qui ne nécessitent pas de grammages ou de quantités précises. En gros, tout ce qui simplifie la vie de tous les jours. Et pendant les confinements, ces idées simples-mais-bonnes ont été d’une grande utilité.

La (vraiment) bonne idée de 2021 a été de compiler ces « no-recipe recipes » et d’en faire un livre de cuisine (qui, en plus, à l’air absolument MAGNIFIQUE!). Décrit comme étant destiné aussi bien aux étudiants qu’aux cuisiniers intuitifs, ce livre veut désacraliser la cuisine en la rendant fun et à la portée de tous.

Cet objet a bien sûr été précommandé et JE ME REJOUISSAIS de le recevoir et de le feuilleter!

Et alors?

Tout d’abord, avec sa couverture en textile et flexible, son look sobre, l’ouvrage est beau, vraiment beau. Il a un format pratique, ni trop grand ni trop petit. Chaque recette est accompagnée d’une grande photo, très classe, et les pages sont mattes! Un vrai plus quand on a les mains occupées et qu’il faut juste jeter un coup d’oeil sans avoir besoin de se déplacer car la lumière rend le texte illisible. Merci!

Avec près de cent recettes, il y en a pour tous les goûts (sauf pour les végans, car il est souvent question de beurre et d’oeufs). Elles sont classées selon différents thèmes comme Breakfast, Viandes, Poissons ou Riz et Pâtes, ce qui rend la recherche assez rapide. Un index est aussi disponible à la fin pour chercher par ingrédient. Personnellement, je trouve que la section Desserts est trop courte…mais elle a le mérite d’exister et de donner quelques idées pour cuisiner des fruits, au cas où.

Le livre contient toute une liste d’ingrédients indispensables à avoir chez soi pour pouvoir improviser en cuisine, ce que je trouve malin. Ensuite, les recettes sont relativement simples et courtes avec pleins d’idées pour les modifier selon nos goûts et nos provisions.

A nos fourneaux!

Shampoings solides: mes recommandations

Après une sélection de dentifrices solides, voici un comparatif de shampoings solides.

Ayant les cheveux qui ont tendance à regraisser rapidement, c’est un des critères importants pour qu’un produit me plaise et me permette d’espacer les lavages. Depuis que je n’utilise que des shampoings solides, mais cheveux ont retrouvé leur vigueur, mais ils deviennent moins vite sale aussi. Ils sont moins lourds et brillent plus qu’avec les produits issus de la pétrochimie qui laissaient toujours un voile gras même après plusieurs rinçages!

De plus, ces produits sans emballages sont meilleurs pour la planète et c’est un point essentiel. Souvent, un galet équivaut à plusieurs bouteilles, donc un gain financier est aussi possible 😉 Ici, je ne mentionne que les produits que j’apprécie, que j’utilise régulièrement et qui m’ont plu.

Utilisation: Sur cheveux humides, appliquez directement le pain de savon puis massez pour faire mousser.

NAE (Naturale Antica Erboristeria), « pour usage quotidien » – Cette marque italienne propose un galet au romarin pour tous types de cheveux, végan et avec 100% d’ingrédients d’origine naturelle, certifié bio par EcoCert. Il sent bon, mousse correctement (mais pas trop non plus) et laisse les cheveux propres et doux pour plusieurs jours, même les miens! J’en suis ravie et il est facilement disponible (en Suisse, à CoopCity). Il existe aussi une version purifiante (que je testerai dès que possible) ou réparation. Par contre, il contient du parfum et des sels… Emballé dans un carton, celui-ci se recycle. ****

Lush, « Montalbano » – Lush, c’est le mastodonte des produits sans emballage, mais il permet de faire un premier pas dans cet univers, pour ceux qui ne souhaitent pas sacrifier les odeurs enivrantes, la mousse et les paillettes. Ce shampoing, au citron, est tout conseillé pour mon type de cheveux, et contient aussi du romarin pour apaiser et de l’huile d’olive pour nourrir. J’ai bien aimé aussi son côté assainissant et éclaircissant (grâce au citron), combiné avec le soleil. Je l’utilise donc plutôt l’été pour profiter de tous ces bienfaits. Disponible dans du papier, recyclable, ou sans emballage. ***

Le jardin de Denise, « shampoing solide cheveux gras » – Mon chouchou! Fabriqué artisanalement en Suisse à partir d’ingrédients naturels, il est parfait pour les cheveux qui graissent vite. Il sent super bon (les agrumes) et mousse vraiment beaucoup. Il n’y a vraiment pas besoin de frotter longtemps sur les cheveux mouillés. Le galet dure jusqu’à plusieurs mois alors que je l’utilise deux à trois fois par semaine! Il a réellement amélioré ma qualité de cheveux et a permis d’espacer les shampoings de manière durable. Il est possible de l’acheter brut, dans un petit sachet en tissus ou dans une boîte en métal, pratique, car réutilisable. *****

Naturebox, Huile d’avocat – Quatre variantes solides (amande, coco, avocat ou huile d’argan) vegan et sans parabène de la marque sont disponibles également chez Manor ou CoopCity. Cette version est nourrissante et je l’ai testée sur mes cheveux colorés quand il sont besoin d’un petit extra. Le savon mousse rapidement, ce qui permet de doser l’utilisation. Il n’a pas d’odeur forte, ce qui me plaît (je n’apprécie pas d’avoir les cheveux qui sentent la vanille ou les fruits exotiques…). Il laisse la chevelure brillante pour plusieurs jours, mais pas forcément très douce (surtout les pointes). Le carton d’emballage se recycle. ***

Des marques suisses à tester: Cha (VD), Zizania (VS), Zhandumaya (GE)

Preuve que le marché est vendeur, même DOP et Garnier s’y mettent. La seconde marque propose quatre versions (illuminante à la camomille, revitalisante au gingembre, douceur à l’avoine et reconstituant au miel). Sans savon, sans silicone et sans conservateur, il est conditionné dans un emballage sans plastique, en carton recyclable. Il est disponible à CoopCity.

Autres marques à tester: Christophe Robin, Lamazuma, les savons de Joya

Coffee table books, sélection

Il y a quelques années, lors du lancement de son site, Kourthney Kardashian proposait une sélection de livres, non pas à lire mais à exposer! En janvier dernier, une influenceuse a fait « scandale » en promouvant des boîtes vides imitant des ouvrages d’art… j’ai alors décidé de chercher dans ma bibliothèque de jolis ouvrages à exposer ET à feuilleter.

Vous êtes plutôt:

  • fan d’animaux? Le photographe animalier, Vincent Munier, est une référence dans son domaine et a publié de nombreux ouvrages. Plutôt amateur de paysages arctiques, dans des tons blancs et noirs, il y aura du choix. Il propose également un superbe livre de photos sous-marines d’animaux. Attention, on peut avoir froid devant certains clichés 😉 Dans un autre registre, mais toujours aussi esthétique, Nick Brandit ptopose une approche différente. Dans Inherit the dust, il capture sur pellicule des animaux d’Afrique, puis les reproduit en taille réelle pour les replacer dans leurs habitats d’origine (où ils ne vivent plus). Touchant, émouvant, mais très beau et la démarche fait réfléchir sur la manière dont l’humain traite sa planète…
  • amateur de photo-journalisme? Niels Ackerman, photographe suisse, propose un parcours en Ukraine à la recherche de statues de Lenin. Cassées, cachées, décorées entre autres, elles témoignent d’une époque révolue mais pas forcément oubliée. Petit format, il est coloré et ne contient que très peu de textes.
  • en manque de voyages? TASCHEN publie régulièrement les guides 36 hours de voyage du NewYorkTimes. Avec leur couverture en tissus coloré, ces pavés invitent à la découvertes et à l’évasion. Les illustrations – sur la couverture et à l’intérieur – sont très sympas. Un must, qui sert aussi de guide pour sa prochaine escapade!
  • fashionista? Les grandes maisons de couture éditent aussi des albums de leurs histoires et collections. Les formats peuvent être gigantesques, mais toujours magnifiques, comme le livre de l’exposition Christian Dior, couturier du rêve qui regroupe toutes les tenues présentées au public ainsi que des explications. On peut aussi chiner des vieilles éditions de magazines de mode, effet vintage assuré!
  • fan de Wes Anderson? Couleurs pastels, symétries et décors désuets sont les maîtres-mots du réalisateur texan. Dans le super livre Accidentally Wes Anderson, le blogueur à l’origine du compte Instagram, regroupe un grand nombre de clichés pris à travers le monde. Et c’est génial! et beau! Malheureusement, la couverture est très neutre, pour l’exposer, il faut conserver la fourre du livre. Sinon, les livres d’architectures sont parfaits (souvent des grands formats, en plus!) pour être exposés.
  • cuisinier hors pair? Avec les livres de cuisine, il y en a pour touts les goûts, culinaires ou esthétiques. Certaines couvertures sont très travaillées (Le livre de cuisine juive de Leah Koenig, Le grand manuel du pâtissier), d’autres plus minimalistes (les ouvrages d’Ottolenghi, La pâtisserie de Cyril Lignac) ou plus traditionnelle (Nadine Levy Redzepi, Pérou de Gaston Acurio). On vous laisse choisir en fonction de ce qui vous plaît.
  • plutôt tourné vers la culture? Les catalogues de musées sont une bonne alternative!
  • autres? J’adore la plupart des couvertures du New Yorker, donc il y en a régulièrement qui traînent nonchalamment dans mon intérieur, quand ils sont en cours de lecture!

Ce printemps, on se couvre!

La surchemise – qui s’est imposé depuis six mois – va connaître encore de beaux jours avec le retour du printemps. Mais elle devrait peut-être composer avec une version romantique de cette tendance…

Le printemps est de retour et avec lui les tenues plus légères. Mais pour ne pas prendre froid, on se couvre! Pratique, deux tendances sont présentes pour ce printemps!

Baroudeuse

On continue de porter la surchemise, qui est de mise depuis plusieurs mois. Avec le froid, elle avait été recouverte de manteaux ou parkas, mais elle reste la base du style de cet hiver. Pas question d’arrêter de porter cette chemise épaisse au look de bûcheron., on la trouve dans plein d’enseignes de prêt-à-porter. Avec des pantalons ou des jupes, elle est passe-partout. Dans le même esprit « nature », c’est aussi le retour de la veste matelassée et du trench huilé de Barbour (dessinés par Alexa Chung, so british!).

Romantique

Le printemps et l’été seront tout en broderies anglaises et froufrous (vu notamment chez Loewe). Pour sa collaboration avec H&M, Simone Rochas ne déroge pas à ses caractéristiques: fleurs, dentelles, rubans et tulles sont au coeur de la collection (sortie 11 mars, en ligne). La pièce qui devrait s’arracher? Les sur-robes, transparentes et vaporeuses, unies ou brodées de fleurs, à porter par-dessus d’autres jupes et robes (de la gamme, ou non). La créatrice irlandaise propose aussi des sur-blouses, romantiques à souhait. Dans sa propre collection, on retrouve aussi des manches en tulles et des capes volantées. Chez Zara, c’est une chemise extra-longue transparente et brodée de paillettes nudes qui est disponible pour le printemps (elle serait parfaite en festival avec un short en jeans d’ailleurs, est-ce une lueur d’espoir pour l’été à venir?).

Le point commun entre ces deux tendances? Les carreaux! Car oui, les sur-chemises en sont folles (tellement rustique!) et la collection Rochas x H&M comprend aussi des pièces en tartan. Pantalons, robes ou gilet se pare du motif british! (si on ne devait retenir qu’une robe, ce serait celle qui allie tulle nude et tartan rouge, mi-punk, mi-kitsch, parfaite pour combiner toutes les tendances de la saison!)

Et pour les frileuses fan des 1970’s? Facile, le pull en maille sans manche est partout (Ganni, Gucci, Alexa Chung, …) et se porte par-dessus des chemises, des robes ou à même la peau! Ce printemps, aucune fashionista n’aura froid! Même Harry Styles s’y est mis 😉