C’est l’été, avec des glaces…véganes et genevoises!

L’été, c’est la saison des glaces! Voici une alternative locale et végétale qui ne nous fera pas culpabiliser!

Les glaces, ce sont souvent de la crème et du sucre. La provenance de certains ingrédients ne sont pas toujours connue et les colorants peuvent aussi avoir leur place dans la composition…

Avec Oba!, la recette change, mais pas le plaisir. Il s’agit de glaces végétales, artisanales, fabriquées en Suisse à partir d’ingrédients naturels. En effet, les produits laitiers sont remplacés par du lait de coco ou de soja. La gamme propose également des sorbets qui répondent aux mêmes critères.

Plusieurs parfums sont disponibles, comme ananas-menthe, crunchy cacahuètes, cappuccino ou Lemon curd.

Je me suis, pour l’instant, consacrée aux « crèmes glacées »: Cocotella, Lemon curd et chocolat.

Cocotella est un savant mélange de noix de coco et straciatella. Et alors? Et bien, niveau texture et onctuosité, rien ne change. Au niveau du goût, c’est différent parce que les composants sont différents. Etant amatrice de coco et de chocolat, j’aime beaucoup ce parfum, que j’aurais totalement pu (vouloir) inventer si j’avais une sorbetière. Mon coup de coeur!

Pour ce qui est de Lemon Curd, j’aime bien le côté citronné et pas trop sucré. Je reconnais l’aspect – onctueux – du lemon curd, mais pas son goût… Peut-être est-ce dû à la coco? Il est bon, sans être mon préféré. Et finalement, Chocolat a très bon goût, pas trop sucré, avec un léger arôme de coco en fin de bouche qui est très agréable. Sympa et original sans l’être trop!

Le plus? L’emballage est en carton (faits en Italie), donc, hop au recyclage!

Le 2ème plus? On les trouve à la Migros, à des prix raisonnables (CHF 3,50.- les 90 grammes).

Le seul hic? L’ingrédient principal étant le lait de coco, il n’est malheureusement pas très local…à consommer avec modération donc 😉

Savon au lait de chèvre: quels bienfaits?

Un savon naturel et hydratant conçu à partir de lait de chèvre? C’est le nouveau produit bien-être que j’ai testé…et approuvé!

Avec une peau sensible, les savons et shampoings solides ont une solution depuis déjà plusieurs années. J’en ai testé un certain nombres, artisanaux ou industriels, avec des ingrédients bio ou non, et je ne suis JAMAIS revenue en arrière, car ma peau s’en porte bien mieux!

Récemment, j’ai utilisé un savon au lait de chèvre*, une première!

Il s’agit d’un savon bio, naturel et artisanal de LaSavonnerieBio, fabriqué en Normandie grâce à la la technique de la saponification à froid. Cette technique peu gourmande en énergie permet de garder toutes les propriétés des matières premières, notamment la glycérine, qui nourrit et hydrate.

Particulièrement recommandé pour les peaux sèches ou l’acné, ce savon est composé de lait de chèvre et de miel, mais aussi d’huiles d’olive, de coco bio et de tournesol (toutes bio!) ainsi que de soude. Bien sûr, il ne contient pas d’ingrédients issus de la pétrochimie ni de parfums.

Verdict?

Et bien, j’en suis très contente. Ce savon a trouvé sa place dans la salle de bain et dans ma routine quotidienne.

Les blocs (qui pèsent environ 140 gr.) sont emballés dans de petits sachets en tissus réutilisables, qui sont parfaits pour amener son savon dans sa trousse de voyage. Puisqu’il ne contient pas de parfum, ce savon n’a pas d’odeur particulière lorsqu’il est sec. Mouillé, non plus d’ailleurs. Il mousse peu, mais s’applique facilement sur la peau. Après le rinçage, la peau est douce. Je me rends compte, après quelques jours d’utilisation, que l’épiderme est bien nourri. C’est parfait pour l’été avec le sel et le soleil, mais pourra aussi être très appréciable pendant l’hiver lorsque la peau devient sèche.

Pour le visage, ce savon est aussi facile d’utilisation même s’il ne mousse pas. Sensation agréable pour les peaux sèches ou lors de la période hivernale, je ne suis pas sûre pour les peaux mixtes et grasses…

Utilisation: Les savons solides se conservent au sec. Une fois en cours d’utilisation, il faut penser à les déposer sur un support leur permettant de s’égoutter et de sécher.

La Savonnerie Bio – durable et éthique

La marque poursuit également une démarche éthique. En effet, elle reverse 1% de son chiffre d’affaires à l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque dans le but de soigner des enfants dans le monde entier. Une autre partie de leurs revenus est consacré à la plantation d’arbres.

La Savonnerie Bio propose également des shampoings et de copeaux de lessives, en utilisant les mêmes ingrédients!

*Ce produit m’a été envoyé gratuitement pour test.

Shampoings solides: mes recommandations

Après une sélection de dentifrices solides, voici un comparatif de shampoings solides.

Ayant les cheveux qui ont tendance à regraisser rapidement, c’est un des critères importants pour qu’un produit me plaise et me permette d’espacer les lavages. Depuis que je n’utilise que des shampoings solides, mais cheveux ont retrouvé leur vigueur, mais ils deviennent moins vite sale aussi. Ils sont moins lourds et brillent plus qu’avec les produits issus de la pétrochimie qui laissaient toujours un voile gras même après plusieurs rinçages!

De plus, ces produits sans emballages sont meilleurs pour la planète et c’est un point essentiel. Souvent, un galet équivaut à plusieurs bouteilles, donc un gain financier est aussi possible 😉 Ici, je ne mentionne que les produits que j’apprécie, que j’utilise régulièrement et qui m’ont plu.

Utilisation: Sur cheveux humides, appliquez directement le pain de savon puis massez pour faire mousser.

NAE (Naturale Antica Erboristeria), « pour usage quotidien » – Cette marque italienne propose un galet au romarin pour tous types de cheveux, végan et avec 100% d’ingrédients d’origine naturelle, certifié bio par EcoCert. Il sent bon, mousse correctement (mais pas trop non plus) et laisse les cheveux propres et doux pour plusieurs jours, même les miens! J’en suis ravie et il est facilement disponible (en Suisse, à CoopCity). Il existe aussi une version purifiante (que je testerai dès que possible) ou réparation. Par contre, il contient du parfum et des sels… Emballé dans un carton, celui-ci se recycle. ****

Lush, « Montalbano » – Lush, c’est le mastodonte des produits sans emballage, mais il permet de faire un premier pas dans cet univers, pour ceux qui ne souhaitent pas sacrifier les odeurs enivrantes, la mousse et les paillettes. Ce shampoing, au citron, est tout conseillé pour mon type de cheveux, et contient aussi du romarin pour apaiser et de l’huile d’olive pour nourrir. J’ai bien aimé aussi son côté assainissant et éclaircissant (grâce au citron), combiné avec le soleil. Je l’utilise donc plutôt l’été pour profiter de tous ces bienfaits. Disponible dans du papier, recyclable, ou sans emballage. ***

Le jardin de Denise, « shampoing solide cheveux gras » – Mon chouchou! Fabriqué artisanalement en Suisse à partir d’ingrédients naturels, il est parfait pour les cheveux qui graissent vite. Il sent super bon (les agrumes) et mousse vraiment beaucoup. Il n’y a vraiment pas besoin de frotter longtemps sur les cheveux mouillés. Le galet dure jusqu’à plusieurs mois alors que je l’utilise deux à trois fois par semaine! Il a réellement amélioré ma qualité de cheveux et a permis d’espacer les shampoings de manière durable. Il est possible de l’acheter brut, dans un petit sachet en tissus ou dans une boîte en métal, pratique, car réutilisable. *****

Naturebox, Huile d’avocat – Quatre variantes solides (amande, coco, avocat ou huile d’argan) vegan et sans parabène de la marque sont disponibles également chez Manor ou CoopCity. Cette version est nourrissante et je l’ai testée sur mes cheveux colorés quand il sont besoin d’un petit extra. Le savon mousse rapidement, ce qui permet de doser l’utilisation. Il n’a pas d’odeur forte, ce qui me plaît (je n’apprécie pas d’avoir les cheveux qui sentent la vanille ou les fruits exotiques…). Il laisse la chevelure brillante pour plusieurs jours, mais pas forcément très douce (surtout les pointes). Le carton d’emballage se recycle. ***

Des marques suisses à tester: Cha (VD), Zizania (VS), Zhandumaya (GE)

Preuve que le marché est vendeur, même DOP et Garnier s’y mettent. La seconde marque propose quatre versions (illuminante à la camomille, revitalisante au gingembre, douceur à l’avoine et reconstituant au miel). Sans savon, sans silicone et sans conservateur, il est conditionné dans un emballage sans plastique, en carton recyclable. Il est disponible à CoopCity.

Autres marques à tester: Christophe Robin, Lamazuma, les savons de Joya

La capsule à café rechargeable: avis et bilan

Les capsules à café produisent une grosse quantité de déchets. Une des solutions possibles, si on possède une telle machine, est la capsule rechargeable. Alors, comment ça fonctionne, n’est-ce pas trop contraignant?

Moi qui suis une grande consommatrice de thé en vrac – et donc de boules à thé -, je ne me faisais pas vraiment de souci du côté de la manutention. Voici mon verdict pour la version caféinée:

  • modèle: Le modèle Nespresso de la marque Waycap, livré avec une presse, un distributeur (qui aide à ne pas en mettre partout!) et un set de couvercles ainsi que des joints.
  • remarque: La marque propose également des capsules pour machine Dolce Gusto et d’autres proposent également une version pour Tassimo (vous n’aurez plus d’excuse!)
  • utilisation: La capsule possède un couvercle muni d’un joint. Dès que celui-ci est mis, il suffit de remplir le contenant avec du café moulu – de votre choix, grâce à ce processus, j’en ai testé pleins! – et de le tasser, à l’aide de la petite presse. Ensuite, on visse le couvercle et on glisse la capsule remplie dans la machine! hop, le café peut couler! On notera que la capsule est livrée avec différents filtres (à mettre en même temps que le joint sur le couvercle) qui correspondent à certaines moutures. Tout est expliqué sur le site de la marque.
  • conseil: La capsule étant en métal, il est préférable d’attendre quelques minutes avant de la sortir du bac à capsules pour la vider (dans le compost) et la laver. Franchement, ce n’est pas plus contraignant que les boules à thé, vraiment! (et même si on ne la lave que le lendemain, ce n’est pas compliqué)
  • bilan: Je suis très contente de cet accessoire. Il est évident qu’avec le café en vrac, on limite clairement l’utilisation de capsules en alu ou en plastique. Il faut un petit coup de main pour ajuster le joint, mais dès qu’il est placé, je ne l’ai plus changé. Cela signifie aussi que je n’ai pas changé le couvercle amovible, qui convenait bien à ma mouture.
  • bilan 2: Je n’ai pas fait de calcul précis, mais en termes financiers, je pense qu’on y gagne aussi. Un bocal (à confiture) de café me dure plusieurs semaines et le coût du café en grains est nettement moins élevé que celui conditionné en capsules. Un autre bon point!

Se mettre dans l’ambiance des fêtes

Même s’il est difficile de planifier les semaines à venir, il est tout à fait possible de se préparer à l’ambiance des fêtes de fin d’année ! Pour certains (dont moi), c’est même nécessaire à leur bien-être !

Noël approche et en cette période mouvementée, un peu de douceur et de féérie ne feront pas de mal. Comment ?

1-Préparer la décoration – Il n’y a pas que le sapin à Noël ! Guirlandes, décorations aux fenêtres, couronnes et bougies, dessins encadrés, housses de coussins, couronnes en branches de sapin ou lumières donnent facilement une petite touche festive à la décoration sans avoir besoin de modifier tout l’agencement. Mention spéciale pour toutes les petits décors DIY !

  • J’ai collé des bâtonnets de glace lavés pour former des étoiles, qui peuvent se suspendre ou se coller aux fenêtres. Pour les rendre moins rustiques, on peut les peindre, avec du vernis à ongle pailleté par exemple.
  • Récupérer ses courges d’Halloween non comestibles et les sprayer en doré.
  • Des guirlandes ? Les anglo-saxons en confectionnent avec des pop-corn, mais écorces d’agrumes ou pompons font partie des alternatives.
  • Aller se promener en forêt pour ramasser des branches de houx ou de sapin et confectionner des couronnes.

2-Cuisiner des biscuits – A la cannelle, au chocolat ou aux fruits, il suffit de choisir sa recette préférée et de sortir les emporte-pièces ! parmi les classiques, on retrouve les milanais, les étoiles à la cannelle ou les biscuits-miroirs (à la confiture !), mais pourquoi ne pas préparer des cookies ou des mendiants ? A conserver dans une boîte en fer pour que les biscuits gardent leur craquant. A déguster avec un thé (voir point 4).

3-Soigner l’ambiance – Pour cela, une technique très simple : Couper des rondelles d’agrumes (les oranges sont parfaites pour cela) et les faire sécher dans le four. Avantages : 1) tout le logement sentira très bon, 2) les rondelles séchées peuvent servir de décorations à suspendre (avec un joli ruban ou en guirlande) ou pour orner les paquets-cadeaux (aussi avec un joli ruban, sur un papier neutre).

Seconde technique : la musique 

4-Se réconforter avec des boissons chaudes et sucrées – Tout est permis et c’est encore mieux de se préparer soi-même ces breuvages :

  • Chocolat chaud = un carré de chocolat noir + lait + cacao
  • Vin chaud = vin rouge + écorces d’orange + cannelle + clous de girofle + cardamone (possibilité de remplacer le vin par du jus d’orange ou du jus de pomme)
  • Thé de Noël DIY = thé noir/vert + cardamone + cannelle + écorces d’agrumes + gingembre + anis
  • Pumpkin spiced latte = purée de courge + 1 café + lait (vache ou végétal) + cannelle + vanille en poudre*
  • « London fog » = thé Earl Grey + lait (vache ou végétal, délicieux avec celui de riz) + sirop d’agave

5-Se relaxer – Suivant les envies, il faut un livre, un plaid, un chat, de la lumière tamisée, du calme, un bain chaud, des chaussettes fourrées, un feu de cheminée, des marrons glacés, des films de Noël**, des promenades en forêts, des boules à neige, allumer des bougies (barrez les mentions inutiles)


*Astuce zero-déchet : il suffit, après avoir fait infuser des bâtons de vanille (ceux de bonne qualité peuvent être infusé plusieurs fois), de les sécher au four puis de les écraser pour en faire de la poudre.

**Et pourquoi pas une série de Noël? Je conseille fortement Dash & Lily de Netflix. C’est court (8 épisodes d’une vingtaine de minutes), c’est sympa sans être trop guimauve, c’est pile ce qu’il faut pour ce moment de l’année.

Astuces pour une cuisine zero-déchet

Consommer moins et mieux passe aussi par l’alimentation. Si de nombreuses marques/enseignes limitent les emballages, il y a pleins de petites choses à mettre en place sans que l’on perde en confort.

Avec la salle de bain, la cuisine est la pièce où le maximum d’efforts devrait être fait. C’est pour cette raison que plusieurs changements ont été réalisés depuis quelques années, par étapes.

Première étape : facile

–          Ne pas acheter de papier-ménage et le remplacer par des chiffons lavables.

–          Ne pas utiliser de sachets plastiques pour les courses ni pour emballer les légumes. Les remplacer par des sacs en toile (facile à se procurer, pleins de magasins/musées/cafés en proposent en cadeau ou à la vente).

–          Trier ses déchets (mais ça, on le fait depuis l’école primaire !)

–          Nettoyer la cuisine avec du vinaigre et du savon noir, écologiques et économiques. Et sans ces parfums artificiels qui donnent mal à la tête. Pour la vaisselle, il existe des savons de Marseille solides très efficaces pour dégraisser les plats et assiettes.

Deuxième étape : intermédiaire

–          Acheter ce qui peut l’être en vrac (pour commencer, le thé ou les épices, par exemple). Sinon privilégier les emballages en papier ou carton, recyclables.

–          Utiliser des bee-wrap (tissus enduits de cire d’abeille) pour éviter le plastique alimentaire (on en trouve dans plusieurs boutiques en vrac, par exemple Chez Mamie).

–          Dans le même ordre d’idée, remplacer le papier sulfurisé par un substitut lavable (disponible à Manor ou à la Coop).

–          Prendre ses propres contenants pour les courses. Même les boucheries les acceptent ! Attention cependant à penser à en prendre assez selon les quantités, hihi.

–          Les cure-dents pour l’apéro ? Remplacés par des piques en métal, lavables. Les serviettes en papier ont disparus au profit de celles en tissus.

Il faut mettre en place quelques réflexes nouveaux, mais dès qu’ils sont pris, cela devient tout de suite plus facile.

Étape DIY

–          Réaliser des tawashi (éponges japonaises) à partir de vieux vêtements (tuto ici) pour éviter d’utiliser des éponges.

–          Faire son propre bouillon de légumes en poudre avec des épluchures : on les lave à l’eau, on les dispose dans un plat ou sur une plaque que l’on glisse au four avec chaleur tournante, on attend qu’elles soient bien sèches puis on les réduit en poudre à l’aide d’un mixer. Moins gras, moins salé, on peut assaisonner notre poudre selon nos goûts. Astuce : le céleri permet de réduire l’ajout de sel.

–          Cuisiner ! Les raviolis, gnocchis, pâtes à gâteau, confitures, biscuits sont faciles à réaliser. Il faut juste prévoir un peu de temps, mais ça occupe parfaitement un dimanche pluvieux. Et on peut les congeler ! (et ça fait toujours son effet devant des convives)

Ce qu’il reste à mettre en place :

–          Éliminer complètement les déchets plastiques

–          Acheter encore plus en vrac

La grande distribution s’y met

Migros l’avait annoncé en juin: elle proposera des sacs – à la vente – des sacs pour récolter le plastique autre que le PET, qu’il sera ensuite possible de déposer dans les succursales. Ces déchets seront traités afin de récréer des contenant en plastique. Les gobelets, emballages alimentaires, bouteilles de lessives, entre autres, seront acceptés, qu’importe leur origine (même celle de concurrents!). Par contre, attention, les couverts en plastique – en polystyrène – ne seront pas admis dans ces nouvelles poubelles. A Genève, cette possibilité devait être disponible dès août. Elle a pris du retard (le lancement à Lucerne a été retardé), Migros devrait donc probablement informer ses clients sur cette nouvelle possibilité. Coop, de son côté, ne prévoit pas de mesure équivalente. Elle estime faire déjà des efforts dans l’emballages de légumes – seule une étiquette sur le bio, par exemple – et dans la réutilisation du PET.

Consommer moins et mieux: comment détourner ses produits de maquillage? et comment la technologie peut aider à choisir?

Dans l’objectif de réduire les biens de consommation, la salle de bain semblait l’étape la plus simple. C’était sans compter sur les produits de maquillage qui s’additionnent facilement sur la coiffeuse…j’ai alors découvert des produits 2-en1 et multiplié les usages de certains autres.

Deux sélections, pour celles et ceux qui ne supportent pas de ne pas suivre les étiquettes…

Les produits multi-usages :

  • Lip’n’tint de Guerlain – Ce sublime petit flacon recèle un gel rose qui se dépose aussi bien sur les joues, les lèvres et les paupières. Parfait pour un petit éclat de fraicheur durant l’été, par contre, attention à bien laisser sécher le produit sur la bouche ! Le goût n’est pas très agréable…
  • Huile de coco – Elle fait tout, comme n’importe quelle autre huile : elle hydrate, démaquille, etc. Un must-have de la salle de bain zéro-déchet !
  • Glow-to-go de Clarins – Un bâtonnet à deux embouts, l’un est un blush, l’autre un highlighter et les deux sont coordonnés afin de donner bonne mine !

Les détournements :

  • Pour le correcteur – Sous l’anticerne, certains ont besoin de correcteur orangé pour diminuer les cernes. Un rouge à lèvres fait parfaitement l’affaire, il suffit de choisir le modèle selon la teinte des cernes. Pour les cernes violets, les oranges, légèrement pailletés, font parfaitement l’affaire !
  • Pour l’eye-liner – En prélevant avec un pinceau une goutte de mascara, on peut facilement dessiner un trait de liner. Les mascaras colorés, parfois difficiles à porter sur les cils, trouvent ainsi une deuxième vie !
  • Pour les sourcils – C’est une astuce qui a été vue partout sur TikTok : prélever du savon avec une brosse à mascara (propre !) pour lisser et fixer les poils des sourcils.
  • Pour la BB Crème – Mélanger une noisette de crème de jour et de fond de teint et on obtient une couvrance légère et hydratante pour le visage.
  • Pour le blush – Ce rouge à lèvres ne convient pas à votre bouche ? Ou au contraire, on souhaite un accord avec ses pommettes ? Le rouge à lèvres peut se faire passer pour un fard à joue crème. On étale au doigt pour un rendu flou et c’est tout !
  • Pour l’highlighter – Un fard à paupières clair et pailleté peut facilement remplacer l’enlumineur. Un rose pâle ou un beige, par exemple, mettent en lumière les coins externes de l’œil, le haut des pommettes et l’arête du nez.

Réalité virtuelle & beauté

Sinon, les technologies de la réalité virtuelle permettent de tester les produits depuis chez soi avant achat. Nouvelle couleur de cheveux? On peut se tourner vers Garnier qui, à l’aide d’une photo, sélectionne les teintures correspondants à notre teint. La marque Redken fait de même et la technologie fonctionne aussi en vidéo-selfie. Si la couleur ne suffit pas et que l’on veut changer de coupe, il faut se tourner vers l’outil de Schwartkopf (il est même possible de télécharger les images de cette nouvelle tête!). En plus des cheveux, L’Oréal propose la simulation de produits de maquillage. Chanel permet de tester sa collection de lipstick et MAC permet d’essayer les couleurs pour les yeuxet les lèvres. Benefit surf sur son expertise des sourcils pour déterminer la forme à leur donner! L’app la plus complète semble être celle de Maybelline qui regroupe cinq outils pour le fond de teint, le maquillage ou les sourcils. Et les ongles? Et bien, c’est aussi possible avec OPI; On peut choisir la forme, la longueur et la couleur de nos ongles avant d’en changer.

Le sac le plus simple du monde est le it-bag de l’été + autres futilités estivales

Voici les news indispensables à toutes conversations estivales futiles. C’est cadeau!

Le sac de plage en raphia fait partie des indispensables de l’été. Souvent grand, il est léger, pratique, facile à porter grâce à ses anses et sa couleur se marie avec n’importe quelle tenue ou linge de bain. Bref, c’est l’objet qui résume assez bien une journée à la plage. La plupart des commerces en proposent à tous les prix et dans toutes les tailles. Et donc, quasiment tout le monde en possède un. Avec chance, les créateurs ont décidé que ce sac serait un des éléments forts de cet été 2020. Et on applaudit avec joie, car, pour une fois, pas besoin de se ruiner pour être in. Enfin, si vous en avez envie – et les moyens – certaines marques ont créé le leur: Loewe et Chloé en proposent avec des empiècements en cuir, très chic. Chanel en avait proposé il y a quelques années et le vintage est toujours à la mode 😉 (et il reste toujours le Baci de Jacquemus, pour une version plus couture/XXL/mini/fun (rayer la mention inutile)).

Et sinon, quoi de neuf?

Pendant le semi-confinement, vous vous êtes mis au sport et vous avez fait des économies? Louis Vuitton a tout prévu pour votre revenge shopping: des accessoires sportifs griffés. On y trouve des altères, des raquettes de tennis ou de ping-pong et même une corde à sauter monogrammés. Mais est-ce vraiment chic?

Pour la plage, Chanel a présenté (lors de sa collection croisière, en vidéo) des tongs couture. Oui, oui, les deux termes peuvent être associés…mais on ne l’avait jamais imaginé…et notons que la collection est durable et créée à partir de chutes de tissus.

Et si on veut du durable pour son chez-soi? Depuis la création du label il y a 15 ans, American Vintage a accumulé un stock considérable de chutes de tissus et d’anciennes collections, comme la plupart des marques. Pour réduire le gaspillage – considéré comme l’un des principaux fléaux de l’industrie  la griffe s’est jointe à une association de femmes tisseuses du Moyen Atlas, au cœur du Maroc. Le but ? Revaloriser les chutes de tissus de ses précédentes collections, en les transformant en tapis boucherouite. Historiquement, ces tapis étaient confectionnés pour isoler du froid les habitations berbères. Le tapis boucherouite est composé de morceaux de tissus usés ou anciens, noués les uns sur les autres, dont naissent des motifs géométriques et abstraits très colorés.Pour le printemps, la marque American Vintage s’est associée à une coopérative de femmes tisseuses du Moyen Atlas, au Maroc, pour donner une seconde vie aux vêtements et aux chutes de tissus invendus. Ces tapis boucherouite upcyclés uniques, signés American Vintage, seront vendus sur le site de la griffe depuis le 26 mars dernier avec des prix commençant à 350 euros. 

On continue dans l’univers de la décoration d’intérieur. Versace, connu pour ses imprimés flamboyants et rococo, ajoute une corde à son arc. La marque italienne propose ses motifs phares sur des papiers peints. A recommander à ceux qui on un ameublement minimalisme…sinon on ne distinguera plus rien entre les meubles et les murs…pour d’autres styles, Sézanne et d’autres marques ont créé leur propre collection home.

Et pour ceux qui aurait une âme d’artiste, on se penche sur la collaboration du printemps: c’est déjà la troisième entre la maison de couleurs genevoise Caran d’Ache et le styliste britannique Paul Smith. Après les stylos, voici la boîte – toute en sobriété – de six crayons aquarelles reprenant les couleurs pastels chères au couturier (on remarque rapidement un magnifique vert menthe, par exemple).

A lire: futilités d’automne 2019

Dentifrices solides : review

La démarche zéro-déchet continue, surtout dans la salle de bain. Petit constat sur différents dentifrices sans tube.

Limiter le plastique et le papier, la multitude de produits de beauté et les emballages inutiles étaient des premiers pas pour une consommation plus durable. J’avais très envie de savoir comment modifier ma consommation de dentifrice afin de limiter les tubes sans pour autant négliger l’hygiène bucco-dentaire (qui reste primordiale). Alors j’ai décidé d’en tester plusieurs afin de comparer, de me faire une idée et de voir si on pouvait sauter le pas.

Ethifrice de Lush : De petites pastilles de plusieurs couleurs et saveurs dans un petit flacon en plastique (mais que l’on peut ramener à la boutique). Il suffit d’en croquer une et la poudre va mousser après passage de la brosse à dents mouillée (une demi-pastille est suffisante pour moi, car le dentifrice mousse beaucoup). J’ai testé la version au charbon végétal (Boom) et la triple-menthe (Miles of smiles) qui laissent une vraie impression de propre sur les dents. Pour le Boom, la vendeuse m’avait informée que le produit est éclaircissant, mais je n’ai pas remarqué de différence.

Le + : Mousse bien, nettoie bien et facile d’utilisation. Avec une demi-pastille, on peut faire durer deux fois plus longtemps le flacon (qui contient environ 100 pastilles).

Le – : le flacon en plastique (à rapporter en magasin).

Candy Cane, Jellyfrice de Lush : Cette gelée nettoyante était une édition limitée pour Noël et, d’où son nom, a un goût de bonbon que je n’apprécie pas (d’autres oui). Néanmoins, elle mousse bien et laisse une agréable sensation mentholée après rinçage. La gelée croche bien à la brosse à dent mouillée, bien qu’il soit difficile de savoir quelle quantité est recommandée pour un lavage efficace.

Le + : La consistance assez ludique et la facilité d’utilisation. Le goût de menthe après le lavage est sympa.

Le – : Le goût (mais on s’y fait).

Dentifrice solide de Lamazoola : C’est le dentifrice solide dont tout le monde parle et dit du bien. L’emballage carton est joli et se recycle, tout comme le bâton sur lequel il repose. Malgré un suivi des instructions, le produit mousse peu et il est difficile de savoir si le nettoyage est suffisant ou non. J’ai tendance à frotter ma brosse à dent plusieurs fois pendant le brossage pour ajouter de la matière. À cette vitesse, il sera bientôt terminé.

Le + : Vegan, cruelty-free, fabriqué en France, ce dentifrice est vraiment zéro-déchet.

Le – : Difficile de mesurer son action. Peu de goût (malgré le choix de celui à la menthe) et pas de mousse. Déception…

Dentipoudre de Le Jardin de Denise : C’est un dentifrice sous forme de poudre dans laquelle plonger sa brosse à dents mouillée. Il est emballé dans une petite boîte que l’on peut faire remplir. Le goût de menthe est présent, mais pas trop, le produit mousse selon la quantité utilisée et laisse une impression de fraîcheur.

Le + : Facilité d’utilisation et rechargeable.

Le – : Difficile de doser ce que l’on met sur la brosse à dents, donc s’utilise rapidement.

Le bicarbonate de soude : Peut-être le produit le plus connu, mais attention, très décapant donc une utilisation par mois permet un bon nettoyage en profondeur, mais il ne faut pas en abuser.

Le + : se trouve facilement

Le – : est décapant, ne peut s’utiliser comme seul dentifrice.

Bilan carbone 2019

Faire des efforts, c’est bien. Faire un bilan permet de pointer ce qui est bien et ce qui peut être amélioré. Voici ma situation.

En nettoyant la cuvette des toilettes, j’ai relevé une phrase qui ne m’a pas du tout plu sur la bouteille de produit : «Est nuisible pour les environnements aquatiques». J’ai de suite cherché une alternative et j’ai fabriqué moi-même des pastilles effervescentes pour les toilettes DIY! Il suffit d’avoir de l’acide citrique, du bicarbonate de soude et quelques gouttes d’huile essentielle. Simple, naturel et plus responsable.

Après cette nouvelle démarche, j’ai décidé de faire un petit bilan des actions déjà effectuées dans notre foyer.

Efforts quotidiens bien intégrés :

–          Limitation de la consommation de plastique (pas de sachets pour les fruits et légumes, pas de suremballages, achats en vrac, sac en toile toujours avec moi, pas de pailles ni de vaisselle jetable)

–          Limitation des déchets (pas de serviettes en papier, pas de papier-ménage surtout, très peu de repas en take-away)

–          Du sucre en morceau pour mon café (pas de sachet ni de touillette ni de gobelet jetable!)

–          Maximum des trajets en bus et à pied

–          Cuisine : Cuisiner le maximum nous-mêmes (même les pâtes à pain et à gâteaux, les biscuits, la sauce tomate, le bouillon, parfois des pâtes fraîches le weekend), création de tawashi (éponges japonaises) pour la cuisine à partir de vieux habits trop usés pour être donnés, achats locaux et de saison

–          Salle de bain : Plus du tout de bouteilles de shampoings et de gels douche, déodorant solide et lingettes démaquillantes lavables, lessive DIY

Les efforts qui doivent encore devenir une habitude :

–          Prendre tous les jours les escaliers au lieu de l’ascenseur au bureau

–          Dentifrice solide

–          Moins de shopping (en bonne voie, car la seconde-main devient de plus en plus habituelle pour moi et je renonce à passer des commandes en ligne)

–          Utiliser une police de caractère écologique : par exemple, Garamond permet une économie de 24% de toner car elle est 15% plus petite que la plupart des polices standards (à utiliser en 12pt sinon pas d’intérêt). Sinon, notons que Ryman Eco, Century Gothic permettent d’économiser une trentaine de pourcentage d’encre et EcoFont peut diminuer de 28% l’encre car elle insère des trous dans les lettres pour en réduire la quantité utilisée.

S’il vous manque des idées pour réduire votre empreinte carbone, je conseille le livre «Ecolo à profit» de Jonas Schneiter (éd. Helvetiq, 2019) qui donne pleins de solutions simples à mettre en place (ex : Amphiro pour savoir combien consomme la douche), des initiatives innovantes et de chiffres intéressants.

Le meilleur enseignement à tirer de tout cela ? Que chaque geste compte et qu’il n’est pas possible de révolutionner sa manière d’agir du jour au lendemain. Il faut y aller par étapes et ça semblera moins difficile à gérer. Et surtout, on ne perd pas en qualité de vie, loin de là !