Bien commencer 2022

Commencer une nouvelle année, c’est se tourner vers celle qui finit pour faire un bilan…et pourquoi pas repartir sur le bon pied?

Continuer d’écouter les chansons qui ont marqué mon année 2021 – En vrac, le premier album d’Inhaler / la découverte Ben Abraham / le dernier album de Jacob Banks / la géniale Celeste / le groovy Silk Sonic qui fait beaucoup de bien / London Grammar que j’ai appris à apprécier avec leur second album / Yebba (j’adore!!) / le retour d’Ed Sheeran / plonger dans l’univers de Carolina Polachek / la folk de The Aubreys.

Regarder l’épisode spécial pour les 20 ans du premier film Harry Potter – C’est pas comme si je pensais en avoir besoin, mais en fait, si. C’est réconfortant, touchant, amusant, magique, plein d’émotions, ça nous replonge dans de merveilleux souvenirs de lecture, dans l’univers que les films ont recréés, c’est comme un bonbon en cette période chahutée. J’ai adoré les anecdotes de tournage, surtout celles de Ralph Fiennes (Voldemort), d’Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange) et de Robbie Coltrane (Hagrid). Je trouvais juste qu’il manquait certains acteurs, comme Maggie Smith (Minerva McGonagall) ou Robert Pattinson (Cedric Diggory), Emma Thompson (Pr Trelawney) ou David Tennant (Barty Croupton Jr). Surtout ça permet aussi de ne pas trop penser au temps qui passe et de se rendre compte ENCORE que Ron est vraiment le meilleur personnage de la saga!

Se chouchouter – CAR ON EN A BIEN BESOIN! ça peut être un bain, un massage, un gommage, un nouveau parfum… Par exemple, j’ai apporté une toute petite modification à ma routine maquillage, mais elle fait grand bien en ces temps froids: j’utilise un blush irisé et ça donne instantanément encore meilleure mine que les fards mats!

Cuisiner des bons petits plats réconfortants – Pas besoin que ce soit compliqué…juste que ce soit bon! Et un thé, ça peut aussi bien aider dans la journée!

Bouquiner – Se caler au chaud sous un plaid avec un bon livre, c’est le BONHEUR! surtout s’il pleut…

La playlist de l’été

La bande-son parfaite pour l’été 2021 et les raisons de l’écouter en boucle:

  • Miami Horror, Holidays (feat Alan Palomo) –> parce que c’est comme ça que doivent sonner les vacances
  • Justin Timberlake, SoulMate –> parce qu’elle commence par « Summer starts now »
  • Phoenix, Ti amo –> parce qu’il y a toute la Dolce Vita dans ce morceau
  • The Neighbourhood, Stargazing –> parce qu’elle donne envie de regarder les étoiles (ou de danser dessous)
  • Fatoumata Diwara, Sowa –> parce qu’on a jamais autant voyagé avec cette chanson
  • Jungle, Keep moving –> parce qu’elle nous motive à garder espoir
  • Kungs, Never going home –> parce que le DJ français nous fait croire qu’on est bilingue, même en dansant
  • Busy P, Genie –> parce que le producteur des Daft Punk sait aussi nous faire danser
  • Harry Styles, Watermelon Sugar –> parce que la pastèque, c’est synonyme d’été!
  • Bangkok, Maya Girls –> parce que ce serait la chanson parfaite pour un road trip
  • Red Hot Chili Peppers, Wet Sand –> parce qu’une playlist d’été DOIT contenir le mythique groupe californien
  • The Coronas, Just like that –> parce que ça donne envie de danser
  • José Feliciano, California Dreamin’ –> parce que cette reprise sent bon le soleil
  • Crimer, First dance –> pour les sonorités 80’s trop cool
  • Riton, Nightcrawler, Mufasa & Hyperman, Friday –> parce que ça donne envie de rire et de se mettre en mouvement
  • Surfaces, Keep it gold –> pour le solo de saxophone et qu’on aimerait bien assister à un coucher de soleil avec ce morceau en fond

Sinon, les playlists suivantes sont aussi top: Obama’s 2019 summer favorites / Kitchen Swagger

Tous les morceaux de 2021 qui nous en rappellent d’autres (et notre adolescence)!

Pour chaque groupe qui a marqué son époque, voici les nouveautés qui s’en inspirent.

Envie de:

  • The Kooks?

The Vices, « Before your birth » – Le quatuor, créé en 2019, se décrit lui-même comme un descendant des Strokes et Cage the Elephant. Pourtant la voix du chanteur fait clairement penser à un autre groupe britannique, The Kooks, surtout sur ce titre. Leur premier album est sorti au printemps 2021.

  • U2?

Inhaler, « It won’t always be like that » – Si vous avez déjà entendu cette voix, normal, le chanteur est le fils de Bono…n’empêche que son groupe propose des rythmes entêtants, des ambiances psychédéliques et des sons très rock. Des jeunes irlandais à suivre, ils devaient ouvrir le Montreux Jazz Festival cet été…album sorti le 9 juillet!

  • Arctic Monkeys?

The Snuts, « All your friends » – Les écossais de Glasgow sont souvent comparés à leurs aînés de Sheffield les Arctic Monkeys ou ceux de Manchester Oasis pour leur énergie et leur rock alternatif aux riffs et choeurs qui structurent leurs chansons. Leur premier album s’est rapidement classé #1 des charts anglais, battant ainsi un record qui datait de 2007!

  • M.I.A.?

Priya Ragu, « Good love 2.0 » – La st-galloise, née de parents sri-lankais, déploie une pop qui mélange son héritage tamoule et r’n’b pour un résultat dansant, pointu et coloré. Elle vient de signer un contrat à la Warner et affole le nombre d’écoutes mondiales. Elle sera définitivement la chanteuse dont on va parler!

  • Avril Lavigne?

Olivia Rodrigo, « Good 4 you » – La sensation pop du moment, Olivia Rodrigo qui est passée par Disney avant de devenir une égérie TikTok, propose une chanson directement tirée des années 2000, qui déménage sur fond de riffs de guitare et de ruptures adolescentes. Mon adolescence remise au goût du jour.

  • Placebo?

The White Pale, « Medicine » – Ce trio de Newcastle se situe dans la plus pure tradition du rock britannique. C’est efficace sans être innovant. Ce morceau, par contre, fait penser à un autre trio, Placebo. La mélodie, la voix et les « ooooh-oooh » font que l’on se replonge quinze ans en arrière. Sympa.

  • Sam Smith?

Callum Scott, « Biblical » – Une voix cristalline, une ballade au piano et des frissons pour accompagner une fin de journée, c’est ce que propose ce chanteur anglais, découvert dans l’émission Britain’s Got Talent en 2015. Il prépare d’ailleurs un second album.

Et ces artistes qui reviennent:

  • Anberlin – Rien n’a changé pour les rockers nostalgiques!
  • Muse – Le trio sort une édition anniversaire pour le vingtième de l’album Origin of Symmetry, que de bons souvenirs!
  • Moby – Tous ces tubes repris par de jeunes artistes, de quoi redécouvrir ces morceaux. Ou comment faire du neuf avec du vieux…
  • Noel Gallagher – Une compil’ pour les dix ans de son projet solo…de quoi se rappeler quelques jolies ballades.
  • The Killers – Le trio de Las Vegas collabore avec Bruce Springsteen sur Dustland. Pas nouveau, mais ça fait du bien!
  • Spice Girls – Pour les 25 ans de leur premier single, le girl band sort un titre inédit, Feed your love, pour les nostalgiques des 90’s.

Tout ce qu’on aurait voulu écouter en festival cet été

Parce que les concerts en extérieur, c’est un peu les vacances! En avant la musique!

Avec la première annonce des annulations de FestiNeuch’ (15.02) et Caribana (25.03), puis celle de Paléo (30.03) et du Venoges (8.04), Rock Oz’ et Frahaufeld (22.04), on se demande à quoi ressemblera notre été. Voici la liste des artistes qu’il me tarde de voir en live!

Elias Boussnina – Mi-danois, mi-tunisien, il nous emporte dans un r’n’b teinté de soul, très rythmique, et de dance porté par une voix puissante. Il a sorti plusieurs titres entre 2019 et 2020 et certains peuvent devenir de vrais tubes, notamment Boys don’t cry, Candy ou Roses (le dernier en date, sorti en décembre dernier). Il maîtrise parfaitement les beats hypnotisants et les échos entre voix de lead claire et choeurs envoutants. Il est également à l’aise dans des versions acoustiques de ces titres (Faith). Il pourrait faire penser à Dermot Kennedy dans le style ou Justin Timberlake dans la voix. Artiste à suivre! Enorme coup de coeur!

Jake Isaac – De la soul comme on aime. Dans la même veine que Tom Gregory ou Gregory Porter. C’est une voix chaude, chaleureuse et enveloppante soulignée par des percussions et des arrangements discrets, parfait. C’est simple et bien fait, beau et motivant comme il faut. Le single Remember fera, à coup sûr, partie de nos souvenirs d’été! Et son second album « Honesty », sorti en mars, regorge de pépites soul réconfortantes (Eyes for you, Promised you, …) et de belles collaborations (Talk About It, Wake up, …).

Celeste – Elle est comparée à Adele, Nina Simone ou Amy Winehouse, mais la britannique cultive encore son propre style. Voix fêlée et douce, soul (elle a participé à la BO du film de Disney du même nom), arrangements de cordes et de cuivres (Love is back) ou accompagnement au piano (Strange), la chanteuse mélange les influences jazz et r’n’b, entre autres styles, mais toujours avec une pointe rétro (Both sides of the moon). Fragile ou puissante, elle est à l’aise dans tous les registres et transporte dans son univers. Son premier album est sorti fin janvier et il est digne d’une immense star. Magnifique!

Django Django – Le groupe britannique revient avec un quatrième album. C’est avec plaisir que l’on replonge dans leur univers pop ensoleillé fait de synthés planants et de rythmes seventies délicieusement rétro. Dans la chaleur d’une fin de journée, c’est la bande-son idéale pour se trémousser, une couronne de fleurs dans les cheveux et une bière dans la main (les Beach Boys ne sont pas loin…). Mention spéciale au chant, plus travaillé dans ses mélodies, que dans les précédents opus.

Gauthier Capuçon – Et pourquoi pas un peu de musique classique? Avec « Emotions », album sorti en décembre, le violoncelliste français revisite des morceaux de toutes les époques et de tous les genres (dont l’Hymne à l’amour et Hallelujah, pour ceux qui voudraient commencer en douceur). Le point commun de tous ces titres? Donner des frissons, justement. Et que ce soit de toute beauté, aussi. A écouter toute l’année 😉

Royal Blood – Le duo anglais revient avec quatre nouvelles chansons qui déménagent. Elles annoncent un troisième album (produit par Joshua Homme de Queens of the Stone Age!!) et on se régale déjà avec Typhoons et ses riffs rageurs qui donnent néanmoins envie de danser et de sauter. Trouble’s coming, avec sa batterie à la Franz Ferdinand, est également une chanson efficace.

Et les retours tant attendus (mini-critiques):

  • Jacob Banks, Parade : chanson engagée et engageante, nécessaire et profondément soul.
  • Rag’n’Bone Man, All you ever wanted : Kasabian? Non, c’est bien le colosse à la voix d’or, version brit-pop!
  • Lana del Rey, Chemtrails over the country club : Mystique et vaporeuse ambiance pour chanson lancinante.
  • Feu Chatterton!, Monde nouveau : Léger et sérieux, dansant et grave, avec une pointe d’Alain Baschung.
  • Birdy, Loneliness : Balade lumineuse et mélancolique, parfait bande-son pour la fin de journée!
  • Richard Ashcroft, Bring on the Lucie : Retour du chanteur à l’accent impossible avec ce titre très motivant.

Tous les morceaux parfaits pour l’été:

Et ceux que l’on voulait (déjà) voir l’année passée:

Les chansons qui ont fait 2020

Parce qu’il n’y a pas tout à oublier dans cette année particulière. Montons le son!

Identical, Phoenix – Depuis « Ti Amo » (2017), le groupe de Versailles n’avait pas sorti de nouveau morceau. Celui-ci est dans la même veine que leur album italo-disco et ça fait du bien. Synthés revigorants, percussions entêtantes, 80’s vibe, tout est bon, sauf que la chanson est définitivement trop courte… Elle serait parfait dans la BO de « Call me by your name », mais apparaît dans le nouveau film de Sofia Coppola, « One the rocks » (avec Bill Murray), disponible sur Apple+.

The Plan, Travis Scott – Bande-annonce du film événement « Tenet », ce morceau condense absolument toute l’ambiance du film en 3 minutes. On ressent la tension, l’atmosphère pesante, mystérieuse, mais excitante et l’euphorie comme les protagonistes. Ici, l’autotune est justement dosé. Le refrain est hypnotisant et on retrouve quelques thèmes qui émaillent le film. Parfait.

Midnight Sky, Miley Cyrus – Voix éraillées, coupe mulet et make-up période Hedi Slimane chez YSL, Miley Cyrus délaisse la pop-country pour ce titre résolument glam-rock-disco. Utilisant des samples de Edge of Seventeen de Stevie Nicks (1981), le morceau fait la part belle à la voix rauque de la chanteuse, mise en valeur par des chœurs qui lui répondent, et s’il est joué en boucle, on ne perçoit pas de rupture.

…et ruez-vous sur Prisoner en duo avec Dua Lipa (voir plus bas, qui a elle aussi samplé Physical d’Olivia Newton-John) pour un morceau dansant, 90’s et punchy aux voix cassées sublimes!

Fever, Dua Lipa & Angèle – Avec une année 2020 chargée pour la première et un début de carrière fulgurant pour la seconde, les deux jeunes chanteuses collaborent pour un titre court (2’36’’), dansant et au croisement de leurs styles. Dua Lipa délaisse ses sonorités disco et 90’s pour les rythmes de synthés chaloupés propres à la belge. Le résultat ? un morceau anglais-français qui donne envie de sautiller, même si la part d’Angèle aurait mérité d’être plus longue.

Toutes les rétrospectives :

This love starved heart of mine (It’s killing me), The Jaded Hearts Club – Le « supergroupe », créé en 2017, qui réunit des membres de Muse (Matt Bellamy), Blur (Graham Coxon), The Last Shadow Puppets (Miles Kane) et the Zutons (Sean Payne), a sorti une reprise de la chanson de Marvin Gaye (1967), en version rock et chantée par Nic Cester de Jet, autre membre du combo. Cette chanson, qui ravira les fans de musique brute, est la première et elle annonce la sortie d’un album. Hop, ressortons les perfectos !

Cardigan, Taylor Swift – Avec «Folklore», album-surprise sorti au milieu de l’été (6 mois avant le deuxième album-surprise du 11 décembre), la chanteuse pop-country offre un nouvel univers folk et mystérieux qui nous plonge directement dans une série américaine des 90’s. et il faut reconnaître que cette ambiance feutrée et douce fait particulièrement du bien en cette année. Le single Cardigan est d’ailleurs parfait pour accompagner une séance de lecture avec un thé. Mention spéciale aussi pour Exile et Evermore, en duo avec Bon Iver.

Ces deux albums sont parfaits avec un plaid et une tasse de thé…attention, à ne pas avoir peur d’avoir l’impression de se retrouver dans un épisode de Gilmore Girls 😉

The Valley of the Pagans, Gorillaz + Beck – Avec un album-concept construit comme une série, Gorillaz nous réjouit avec ce titre pop, à la rythmique dansante et un fond qui reste rock. On retrouve la touche du groupe, mais celui-ci a évolué. Ce morceau (épisode 8), plutôt enjoué, est parfait pour accompagner une session de danse dans le salon ou n’importe quel exercice. On retrouve la patte de Beck, qui s’insère parfaitement dans l’univers du combo de Damon Albarn. Sinon, autre coup de cœur pour la chanson en collaboration avec Elton John : The Pink Phantom (épisode 7).

Take on me, The Baseballs – Alors que le monde semble changer pour de bon, quoi de mieux que de se replonger quelques décennies plus tôt ? Avec the Baseballs, c’est simple. Il suffit de monter le son pour se retrouver dans les années 50. Cette chanson ne fait pas exception et donne envie de se lancer dans un twist!

Comme des gangsters, Aliose – Le duo nyonnais a sorti un EP contenant plusieurs chansons sympas. vous aimiez Puggy? Vous retrouverez la patte du groupe belge, puisqu’ils ont participé à l’élaboration des morceaux (notamment dans les choeurs). Pour ce titre, on retrouve un sample de la chanson Bonnie & Clyde (dans le thème) et on retrouve avec plaisir cet assemblage de voix féminine et masculine, qui font la caractéristiques du duo.

Rather be you, Tom Gregory – Une mélodie catchy, une voix soul et profonde, que demander de plus? Tom Gregory fait penser à George Ezra, dans le sens où il est un jeune homme blanc mais qui possède une voix impressionnante pour son gabarit. Originaire de Blackpool, il propose aussi bien des ballades que des morceaux plus pop, voire rock. Comparé à Gavin James ou Lewis Capaldi, il est assurément un chanteur à suivre!

Man’s World (Stripped), Marina – La diva greco-galloise revient avec une nouvelle chanson aux accents féministes. Sa voix cristalline nous enveloppe immédiatement entre les graves et les aigus, comme elle sait si bien le faire. Accompagnée d’une mélodie au piano, la soprano fait montre de tout son talent et émeut avec ce titre qui fait assurément écho à l’actualité. Enorme coup de coeur pour la version acoustique, mais la version originale est également très sympa!

Toute la musique de 2020 :

Une série de playlists

Comme pour les films, les ingrédients d’une bonne série sont le scénario, le jeu des acteurs, la photographie, mais également la musique. Petite sélection des meilleures BO de séries actuelles.

Umbrella Academy, saison 2 – Puisque l’intrigue se situe dans les années 1960 (est-ce un spoil?), la bande-son mêle habilement morceaux de cette décennie avec des chansons plus contemporaines. Comme pour la première saison, la musique est choisie pour créer des contrastes dans les scènes qu’elle accompagne, ce qui explique l’électivité de cette playlist (pop, funk, country, rap, soul et plusieurs covers intéressantes dont celle de Bad Guy (de Billy Eilish) par The Interrupters). Mention spéciale aux Backstreet Boys dont les paroles de la chanson Everybody sont utilisées par le personnage de Klaus comme profession spirituelle!

Normal People, saison 1 – Un subtil mélange de morceaux indie et folklorique irlandais pour accompagner l’histoire d’amour entre Connell et Marianne. Dans la série de la BBC, la musique n’est prépondérante, mais participe à l’atmosphère. Dans cette playlist, les mélodies planantes et mystérieuses côtoient la pop des années 2000’s jusqu’à maintenant. Parfait pour débuter l’automne!

Bonus: les playlists de chaque protagoniste sont aussi disponibles.

Derry Girls, saisons 1-2 – La playlist (anglophone) de mon adolescence! Dans chaque épisode, je me surprenais à fredonner (presque) toutes les chansons qui passaient. C’est un condensé de tubes 90’s et 00’s, de pop britannique (un épisode relate même le périple de la bande pour se rendre à un concert de Take That!) mais aussi d’artistes irlandais et internationaux. Parfaite pour se préparer pour une soirée ou pour se défouler les jours de pluie.

The Boys, saisons 1-2 – Alors que la deuxième saison de la série Amazon est sorti, il est temps de réécouter la bande-son de cette série. Du rock qui tache et qui fait du bruit, c’est en substance ce que l’on retrouve pour accompagner l’univers sombre – et sarcastique – de la série. Toutes les époques sont présentes, il y a des classiques et des chansons plus éclectiques et pop aussi (dont Wannabe des Spice Girls!!! de la pop asiatique ou du rap français).



A relire:

Summer 2020 – à lire, à voir, à écouter

Comment occuper cet été? Quelques pistes pour ne pas s’ennuyer: Musique – Cet été sera différent des autres si les déplacements sont réduits, mais cela ne signifie pas qu’il faut négliger la bande-son de cette période. Voici une sélection de nouveautés étranges, des ambiances moites, qui brouillent les genres, mais donnent toujours envie de danser. … Lire la suite

Woodkid sublime l’automne

Woodkid est de retour – surprise – avec S16, son (seulement) deuxième album. Le grenoblois avait manqué et ces nouvelles compositions, belles et intenses, complètent parfaitement sa discographie. Et apportent une belle couleur de nostalgie grandiloquente à cet automne.

Si je vous dis Tinguely, barbe, narrations superposées, percussions, expérimentations minimalistes, violons, émotions haletante, à quoi cela fait-il penser? C’est simplement le résumé du nouvel album de Woodkid, sept ans avant le premier, qui peut faire cohabiter un chœur d’enfants de Tokyo (Reactor), un orgue en crystal (le Cristal Bachet, conçus par les frères Bernard et François Baschet dans les années 60) et créer des images à partir de sons.  Woodkid l’a fait, et avec brio. Celui qui est aussi réalisateur s’est inspiré du secteur industriel pour créer ces 11 nouvelles chansons.  

Ambiance à la James Bond (In your likeness), voix hypnotisante tout en nuances qui jongle entre les octaves (Ennemy), rythmes hypnotiques (Highway 27, Drawn to you), piano et cordes, longs morceaux linéaires, le nouvel album de Woodkid regorge de beauté et de modernité. Les premiers singles, Goliath et Pale Yellow, avaient déjà mis en place une atmosphère enveloppante, aux rythmes répétitifs et métalliques – il a enregistré le bruit des machines du suisse Jean Tinguley lors d’une rétrospective à Amsterdam – ou accords émouvants, comme on les appréciait déjà. On avait été subjugué par l’univers de Woodkid dans son premier album. Même ses concerts plongeaient le public dans un autre monde, une vraie histoire.

Le reste de l’album reste dans cette veine qui mélange les ambiances et les sentiments. A la pop grandiose de ‘Golden Age’ (2013), ici l’intime et le ténébreux composent des morceaux bouleversants et exigeants, à l’image des compositions de Steve Roach ou Philip Glass dont il est un admirateur. Pourtant Yoann Lemoine n’avait pas arrêté le travail depuis, il a notamment sonorisé les défilés des collections de Nicolas Ghesquière pour Louis Vuitton.

Certains morceaux ont été composés après les attentats de Paris, d’autres dans des périodes de doute. Et cela se ressent. La dimension symphonique des morceaux apporte une grande émotion, parfois lourde et oppressante, parfois triste et mélancolique, voire douloureux. Ces sensations se mélangeant souvent dans un même morceau, laissant une impression haletante à la première écoute. S’il reprend les codes qui ont fait le succès du français, cet album regorge de profondeur avec des arrangements qui donnent toujours autant de frissons à celui qui écoute. Enorme coup de cœur ! 

Ecouter en priorité In your likenessHorizons into battlegrounds et Ennemy. Ou la reprise de Francis Cabrel sur France Inter – profondeur et douceur exquise, avec un petit accent charmant

Afin de faire vivre sa musique au-delà de l’album, Woodkid a également créé différentes plateformes digitales et des extensions sur les réseaux sociaux dont un faux site d’extraction de minéraux, Adaptative Minerals. Ce jeu en réalité alternée permet de se plonger dans les secteurs de l’industrie dans lesquelles il a puisé son inspiration, sans passer par les canaux de communication usuels.

Rentrée musicale: des chevelus qui foutent les poils

HURTS – Faith

2010, cet été-là, on avait entendu partout la chanson entêtante Wonderful Life et lors de la toute première écoute de cet album, la première plage (Silver Lining) m’avait étonnée par sa ressemblance sonore avec les Depech Mode. Ma première impression a été largement remise en question par le reste des morceaux, sombres et mélodiques, électro et vocaux, enveloppants et détonants, mélancoliques et dansants. J’avais aimé l’opposition entre le nom de l’album et l’austérité de la pochette. Un gros coup de cœur pour ce duo de Manchester qui allie la sophistication british (les costumes, les cheveux gominés) et la pop intelligente, sans devenir trop complexe. Les titres sortis sur l’édition Deluxe valent aussi le coup: chanson de Noël All I Want for Christmas Is New Year’s Day, mais aussi Affair ou Mother Nature.

Depuis le duo a sorti plusieurs albums. Si chacun a un univers visuel propre (Exile, album en noir et en couleurs, Surrender, en rose, puis Desire en rouge, sans compter sur l’évolution des looks du duos), ils sont toujours dans la même veine que le premier, mais sans jamais l’égaler. Parmi mes coups de cœur, notons StayMiracle, Guilt, Lights, Wish ou Ready to go. Ce qui fait la richesse de ce groupe est d’écouter chaque album dans sa totalité pour en comprendre  chaque unité.

Au printemps dernier sortait Voices, chanson qui étonnait avec son intro de guitare entraînante, mais qui mêlait toujours paroles sombres, chœurs grandiloquents et  arrangements musicaux subtils. Un grand coup de cœur qui annonçait un album pour septembre, soit 10 ans après Happiness. Le deuxième single, Suffer, semblait un cran en dessous, reprenant tous les codes de ce qui a fait leur marque de fabrique, avec une impression de déjà-entendu. En juillet, Redemption, ballade piano-voix agrémentée d’arrangements de cordes, nous embarquait dans un monde de douceur. Le morceau  se termine par une épopée sonore digne d’un film, la lande écossaise pourrait sans mal se déployer sous nos yeux. Sublime. À la mi-été, c’est Somebody qui a été publié: couplets saccadés et nerveux, puis envolées lyriques façon hip-hop, bridge murmuré et solo de guitare. On retrouve cet univers électro épuré pour un morceau peu cohérent et quelque peu décevant, qui tombe presque dans la facilité. Ce qui est certain, c’est que l’album ouvre de nombreuses portes et élargit les horizons du groupe. Le bilan de ce cinquième album, Faith, est très positif. Les deux mancuniens surfent sur ce qui a fait sa renommée, mais avec brio : chair de poule sur l’émouvant et intime piano-voix-cordes sur All I have to give, les ambiances sombres et minimalistes accompagnées de percussions sur le très beau Liar, moins de grandiloquence aussi, cet album est plus intimiste et réconfortant. Le chant de Théo Hutchcraft a également pris une nouvelle dimension, plus posée et chantante (notamment Darkest hourWhite horsesou Slave to your love). Plus sombre et moins électronique, cet album est encore un gros coup de cœur pour Hurts que j’admire depuis leurs débuts. Un de leur meilleur opus.

Julien Doré – Aimée

Quatre ans après le génialissime &, l’ex-chanteur à la barrette sort un cinquième album Aimée doux et grave. Il y parle d’écologie, de migrations, de dérèglement du monde, de l’enfance, le tout avec des mélodies solaires et rétro (beaucoup de synthés, par exemple), envoutantes ou dansantes. Le contraste entre le rose de la pochette et la gravité des paroles fait mouche, ces dernières sont  poétiques ou drôles: «tout le monde a quelque chose à dire sur mes cheveux ou le climat», « On s’était promis Venise, mais c’était trop mouillé » ou «Viens, on s’accoude aux étoiles». On adore les chiens – Simone et Jean-Marc – qui «chantent» sur Waf et les chœurs d’enfants sur plusieurs morceaux qui rajoutent en légèreté tout en nous mettant face à la gravité de notre avenir – et du leur. Un album pop et intelligent qui divertit, ça fait un bien fou pour prolonger l’été encore un peu !

A écouter également :

Biffy Clyro, A celebration of endings (2020) – Album au nom prémonitoire au vue des changements amorcés par la crise sanitaire? Le trio écossais a pourtant enregistré bien avant toutes ces péripéties, mais leur univers comprend toujours des paroles plutôt sombres, comme il nous avait habitués avec leurs sept précédents albums. En tout cas, cette invitation à la fête est réussie grâce à des chansons rock (Weird Leisure, très 90’s et taillé pour le live ou End of), mais aussi entrainantes (Instant History , sa batterie et ses sonorités électro) ou émouvantes (Space avec ces cordes). Je me réjouis de les découvrir à l’affiche de festivals pour aller sautiller et balancer ma tête au rythme des riffs ! 

Summer Wine, Alex Kapranos & Clara Luciani (2020) – Reprise franco-écossaise de Summer Wine, qui ramène quelques décennies plus tôt. Si la chanteuse française fait ce qu’elle sait faire – avec classe et douceur -, la traduction n’est pas toujours heureuse (mon vin d’été a toutes ses saveurs en même temps […] je te donnerai du vin d’été…bof), le frontman de Franz Ferdinand – qui maîtrise le français et le chante dans le bridge du morceau (et vin devient vent avec son accent) ! – apporte sa patte; vintage, pop et légère, accompagnée de sa voix rocailleuse à la Nick Cave. Le clip est un petit bijou d’atmosphère rétro (coucou Wes Anderson !), ensoleillée et de kitsch.

Identical, Phoenix (2020) – Première chanson du groupe de Versailles depuis le lumineux (et kitsch) Ti Amo, extrait de la bande-son du prochain film de Sofia Coppola. On reconnait facilement les rythmiques chères au quatuor ainsi que la voix incroyable de Thomas Mars. Toujours dansant, mais plus sombre, ce morceau mêle synthés entêtants, superpositions de sonorités électroniques et dialogues de voix à des octaves différentes qui structurent la chanson. Grande surprise qui ne déçoit pas ! En attendant un futur nouvel album ?

Summer 2020 – à lire, à voir, à écouter

Comment occuper cet été? Quelques pistes pour ne pas s’ennuyer:

Musique – Cet été sera différent des autres si les déplacements sont réduits, mais cela ne signifie pas qu’il faut négliger la bande-son de cette période. Voici une sélection de nouveautés étranges, des ambiances moites, qui brouillent les genres, mais donnent toujours envie de danser. (et bien sûr, on garde en réserve « Ti Amo » de Phoenix, album brillant pour célébrer les beaux jours)

Du cow-boy romantique et mystérieux? Summertime d’Oville Peck, musicien masqué, vous fera découvrir les plaines américaines, mais tout en douceur et subtilité. Parfaite pour un roadtrip en amoureux…

Pop planante et classique? Le violoniste Owen Pallett (qui a arrangé des morceaux pour Arcade Fire, Mika, The Last Shadow Puppets, Taylor Swift ou Charlotte Gainsbourg) livre un album indie et hors du temps (« Islands »), rafraîchissant. La chanson Perseverance of the saints accompagnera nos soirées et peut-être les levés du jour!

Des choeurs, une ambiance flamenco et un soupçon de beats? En attendant le nouvel album de HURTS, le premier single Voices nous transporte. Rythmes dansants et paroles obscures se marient parfaitement pour un résultat plus léger que ce à quoi le duo nous a habitué.

Sythés d’une autre décennie pour se déhancher? Il faut se laisser envoûter par la disco de Jarvis Cocker et sa voix grave. En écoutant, on pense à Duran Duran, les Depech Mode ou Nick Cave. Music all night long nous fait patienter avant son nouvel album. Si jamais, il a aussi repris Aline de Christophe pour Wes Anderson (BO de The French dispatch).

Voix de crooner pour danser un slow? ça semble être le retour de John Newman, avec Stand by me, nouvelle chanson depuis son premier album (2014), un bijou pop et soul. Et en 2020, il persiste. Hâte de découvrir la suite de ce qu’il nous réserve! en attendant, on s’enlace sur ce titre, mais on risque d’attendre un peu puisque l’artiste a quitté son label pour soigner une dépression…

Ambiance planante et autotune? C’est A Ballet de Sébastien Tellier dans lequel il faut se plonger. Le musicien mélange habilement sonorités hip-hop, mélodies de piano, saxophone pour un résultat sorti tout droit des nuages…excellente évasion. Tout son dernier album est dans cette veine, c’est parfait pour les fins de soirées.

J’adore la série How I met your mother et c’est avec plaisir que l’on retrouve Josh Radnor («Have you met Ted» Mosby) en musicien folk dans le duo Radnor & LeeSimple Harmony est un hymne ensoleillé parfait pour flâner dans les champs ou conduire avec toutes les fenêtres ouvertes. C’est frais, c’est joyeux et c’est dépaysant.

Sans oublier les albums de Dua Lipa (avril 2020) et d’Harry Styles (décembre 2019) qui font définitivement partie de toute playlist estivale de cette année si on souhaite danser!

Littérature – Pourquoi ne pas profiter des beaux jours pour se plonger dans un livre. Sélection de mes lectures de ce début d’année:

Joël Dicker, L’énigme de la chambre 622 – Si la niaiserie du personnage féminin principal, le héros moyen qui devient un génie sans rien accomplir et le manque de descriptions des lieux genevois où se déroule une partie de l’intrigue ne vous rebute pas, laissez-vous embarquer par ce pavé assez addictif. Une enquête alambiquée, des personnages qui se croisent et se recroisent, des histoires reliées sans que l’on s’y attendent sont les ingrédients (communs) de l’auteur genevois. Un bon moment à passer. ****

Liane Moriarty, Neuf parfait étrangers – Neuf individus qui ne se connaissent pas et qui souhaitent changer de vie dans un cadre enchanteur. C’est le cadre de ce nouveau roman de l’auteure australienne, sauf que rien ne va se passer comme prévu. Et même le lecteur ne s’attend pas à ce qui se passe! Mais comme d’habitude, Liane Moriarty décrypte et critique la société et ses moeurs. Puisque c’est son dernier volume, tout y est terriblement moderne et elle jette un regard sur notre manière de vivre assez vrai et glaçant. ***

Stephen King, L’Institut – Du complot, un soupçon de surnaturel, des expériences dans un lieu caché, le tout dans un monde très actuel, voici l’environnement dans lequel s’inscrit le dernier écrit du maître de l’horreur. Ici, il s’agit d’un thriller qui s’intéresse à des enfants surdoués, qui tentent de survivre pour récupérer leur liberté. Parfois stressant, souvent révoltant, ce livre est surtout impossible à lâcher, mais il fait néanmoins réfléchir… ****

Mona Chollet, Sorcière, le pouvoir invaincu des femmes – Et un essai. Bien qu’il soit sorti depuis un petit moment, ce texte est passionnant, aussi bien du point de vue historique que du point de vue idéologique, voire, politique. Il est également facile d’accès, pour ceux qui se sentiraient effrayés. Les chapitres 1 et 2 sont géniaux et suscitent pleins de réflexions autant qu’ils répondent à des interrogations de chacun(e). A lire absolument et à faire lire! *****

Séries/films – Découvrir de nouveaux horizons sans quitter son canapé!

The Crown, saison 3 : Même si le renouvellement de la totalité du cast a été perturbante durant les deux premiers épisodes, cette série est toujours un régal. On (re)découvre des pans de l’histoire, mais aussi les doutes de Charles, Anne ou Philippe, les tensions familiales, les dessous de la politique ou la modification de la société. Chaque épisode est un petit film qui se penche sur un thème, subtilement traité. On attend la saison 4! *****

Sex Education, saisons 1-2 : Même s’il s’agit d’une série pour ados, les adultes peuvent tout à fait succomber, car il y est aussi question des parents de ces jeunes. L’histoire traite des rapports sociaux et intimes des adolescents, mais aussi de nombreux thèmes propres – ou non – à cette période particulière, de manière juste et sans jugement, avec des personnages plus complexes qu’ils n’apparaissent au premier abord. Il est même facile de s’identifier. La fin de la saison 2 en annonce une troisième et on se tarde de découvrir la suite. ****

The highwaymen (2019) : Dans ce film, on découvre l’histoire de la traque du couple de malfrats Bonnie Parker et Clyde Barrow. Cette chasse à l’homme a été une réussite grâce à deux hommes, ex-Texas Rangers, qui permettront de réhabiliter cette fonction pourtant mise au ban par la Gouverneure de l’époque. Malgré une bande-annonce explosive, ce film est plutôt contemplatif et suit cette aventure jusqu’au (tragique) dénouement avec une pointe d’humour du duo Kevin Costner-Woody Harrelson. Bonne découverte d’un événement historique qui m’était méconnu. ***

Derry Girls, saisons 1-2: Le conflit nord-irlandais du point de vue d’une bande d’adolescentes dans les nineties? Il n’en fallait pas plus pour me convaincre de regarder les deux saisons de cette sympathique série, pleine de personnages attachants aux accents typiques. Les épisodes, courts, sont rythmés par la musique de notre adolescence, mais  malheureusement, ils manquent d’une intrigue sur plusieurs épisodes. Le contexte historique n’est qu’effleuré (je me suis renseignée après coup pour comprendre les tenants et aboutissants de la situation), les histoires adolescentes et situations dans lesquelles se retrouvent les protagonistes – chacun très stéréotypés – sont très drôles. ***

Un semestre de musique – 1/2020

Revue des meilleures chansons sorties en ce début d’année.

Tame Impala, « Lost in Yesterday » : Après avoir dansé sans fin sur le titre solaire, Borderline, c’est cette chanson qui a retenu toute mon attention sur ce nouvel album, que certains ont trouvé trop monotone (voir un peu brouillon). Lost in Yesterday sort clairement du lot, grâce à son rythme de basse sautillant, ses claviers vintage, son refrain entêtant, ses paroles positives (Eventually terrible memories turn into great ones), ses instrumentations futuristes et cette voix lumineuse toujours agréable pour accompagner un verre en fin de journée. Et le clip semble sortir tout droit de l’univers surréaliste seventies des dernières collections Gucci…ou un film de Wes Anderson! A ajouter à sa playlist d’été sans se poser aucune question !

The Strokes, « Brooklyn bridge to chorus » : Après une longue attente, le groupe de Julian Casablancas est de retour. Il a égrené les titres inédits (« At the door », avec ces mélodies rappelant des orgues oniriques voire presque sacrées / « Bad decision », hymne rock vintage qui alterne entre voix lancinante et sursauts de guitare) tout au long de l’hiver jusqu’à la sortie officielle de l’album, le 10 avril. On reconnaît bien la pâte du combo, qui oscille toujours entre rock intergalactique et pop minutieuse. « Brooklyn bridge to chorus » offre un air dansant qui fait délicieusement penser aux années 50-60’s, bien sûr, accompagné de la touche des Strokes !

Greg Dulli, « It falls apart » : Totale découverte pour cet américain à la carrière longue et prolifique (The Afghan Whigs,  The Twilight Singers)! Avec une introduction planante et hypnotisante rappelant Death Cab for Cutie, le musicien pose les bases d’une chanson magnifiée par sa voix rauque. Les mélodies de claviers, le rythme de la batterie, les chœurs discrets, tout est précis, répétitif et enveloppant. On oscille entre le blues, Peter Gabriel, Thom York, émotions à fleur de peau et grain de voix unique. Les paroles sont totalement raccord avec ce que le morceau dégage (I feel the night, Surround, Enveloping without a sound, It comes around to gather me, And falls apart to let me go, Like a wave upon the sea). Le reste de Radom Desire est dans la même veine. Gros coup de cœur !

Mighty Oaks, « Forget tomorrow » : Let’s forget tomorrow, just for a day…c’est ce mantra positif et ensoleillé qui donne le ton du refrain et de tout le morceau. Le groupe offre une chanson folk rythmée et mélodique qui regroupe habilement guitare acoustique, envolées lyriques, percussions, claviers et basses dans un résultat qui donne une profondeur et une ambiance propre au morceau. Il reste d’ailleurs facilement en tête. A écouter en boucle jusqu’à ce que les soirées se terminent tard autour d’un feu de camp…

The Killers, « Caution » : Avec un dernier album paru en 2017, ce nouvel opus est une surprise. Le premier single « Caution »reprend les codes propres au groupe : une introduction mystérieuse et planante, des claviers intergalactiques, des percussions à contretemps, des riffs énervés avec un bridge très pop qui fera sensation en concert et la sensation de se retrouver au milieu d’un désert aride au crépuscule. Et la voix de Brandon Flower, avec ces variations entre les graves et les aigus, ces trémolos et sa scansion reconnaissables, mais toujours plaisants. Une bonne entrée en matière en attendant l’album prévu pour le 27 mai.

Gregory Porter, « Revival » : Une voix puissante, des cuivres, de la soul, un refrain entêtant, une envie de se déhancher grâce à un rythme mécanique ; ce morceau a tout pour me plaire. Dès la première écoute, j’ai su qu’il ferait partie de cet article. Un très bon single pour se plonger dans un univers aux croisements entre Rag’n’bone Man, Jacob Banks ou George Ezra. Avec un côté vintage en plus. Parfait si on souhaite siroter un gin…

Dotan, « Bleeding Soul »: Attention, chanson triste et mélancolique, mais tellement belle ! La mélodie et les arrangements sont tellement subtiles que tout semble très fragile. Tout est parfaitement à sa place, chaque note complète magnifiquement l’ensemble, comme la voix qui atteint les aigues de manière douce, le piano ou les cordes qui l’accompagnent. C’est un morceau parfait pour retrouver un peu de calme, à regarder la pluie derrière une vitre avec un plaid sur les épaules. Bref, un pur moment de tendresse, mais qui prolonge la saison hivernale.

John Legend, “Conversations in the dark”: Si on recherche du romantisme, cette chanson s’ajoute à toutes celles du chanteur dans le domaine, mais cette fois-ci j’ai été enchantée par le côté accoustique de la mélodie. Le piano accompagne la voix en montant graduellement en intensité, puis se fait accompagner de guitare et des cordes qui augmentent encore la tension. La percussion ne rejoint l’ensemble qu’au dernier tiers du morceau. La chanson raconte réellement une histoire et nous enveloppe. Découverte grâce à This is Us, la version audio est vraiment top.

Flawes, “Look no further” : On pourrait mixer The XX et Imagine Dragons et cela donnerai quelque chose comme Flawes. Le jeune groupe d’indi-pop-rock reprend les codes du genre, en mieux. La batterie qui rythme tout du long, les chœurs, le refrain efficace, les sonorités électroniques (légères), l’émotion…c’est le style de chansons qui pourrait faire partie de la bande-son d’une série de notre adolescence. Mais en actuel. Leur premier album mélange habillement sonorités hip-hop, électroniques, gospel et toujours du rock, efficace.

Noel Gallagher’s High Flying Birds, « Come on outside » : L’ex-membre d’Oasis continue son bonhomme de chemin avec son projet solo. Après de nouvelles chansons sorties en automne passé, un EP est sorti en mars. Une chanson sort du lot, il s’agit de « Come on outside », parce qu’elle fait penser à « The dying of the light », avec un refrain lyrique, des chœurs et une mélodie prenante qui marque. On y retrouve aussi tous les petits éléments sonores propres à Noel Gallagher.

The Animen, « Modern nostalgia » : Il me fallait mettre au moins un morceau Suisse et c’est un titre genevois que j’ajoute à cette liste ! Les Animen ont sorti un nouvel album en mars et on retrouve avec plaisir leur son sixties brûlé par le soleil. Ce que j’aime par-dessus tout dans leur style sont cette voix particulière (mix entre Jake Bugg, Oasis, Miles Kane, …), leur construction de morceau qui ne suit jamais le même schéma et le fait qu’ils donnent envie de sautiller en rythme avec les percussions. Cette chanson marque grâce à cette mélodie de vibraphone (?), reprise par d’autres instruments tout le long du morceau et que l’on finit par fredonner facilement. Le morceau « From the get-go » est aussi un bon moment à passer, si jamais !

Aliocha, « The Party » : Envie de légèreté, de douceur, de pop mélodieuse, d’ambiance de fête foraine ? Aliocha est l’artiste qu’il vous faut. Son deuxième album, Naked, est une pépite pour qui apprécie observer l’éveil de la nature au son des pianos, xylophones, orgues ou claviers 80’s, le tout rehaussé d’une voix nonchalante mais enveloppante.

Un album : Dua Lipa, Future Nostalgia – Une surprise de plus dans ma discographie…est-ce le confinement ou le début de printemps qui a chamboulé mes habitudes musicales ? Quoi qu’il en soit, j’ai été séduite par cet album aux sonorités dansantes, funk, rétro (hello 80’s !) et qui fait du bien. On a envie de danser, de se déhancher et même de faire des exercices pour bouger un maximum ! Franchement, ces chansons me motivent pour me mouvoir durant la journée et pour danser en soirée, à défaut de pouvoir sortir. En plus, il y a plusieurs petits clins d’œil à d’autres chansons mythiques (« Physical » d’Olivia Newton-John, ou « I need you tonight » d’INXS, il y a des réminiscences des Spice Girls ou de Madonna) et on découvre grâce à pleins d’allitérations qui donnent du relief une chanteuse avec un grain de voix intéressant et une palette large. Concernant les textes, surprise aussi avec des évocations d’ex, bien sûr, mais aussi de thème comme le féminisme (« Boys will be boys »), la confiance en soi ou l’émancipation. S’il ne fallait retenir qu’une seule chanson ? « Hallucinate », hymne pop hypnotisant qui sonne très eigties.