Podcast Love #2

Après une première liste de podcast, j’ai découvert d’autres séries intéressantes et toujours aussi passionnantes, des sujets variés qui font parfois réfléchir ou voyager.

Washington d’ici – Podcast des correspondants des radios publiques francophones aux Etats-Unis où chaque quinze jours, un thème est développé selon  les intérêts de chacun des intervenants. Une plongée dans l’Amérique et dans l’actualité, qui éclaire bien les événements de l’année 2020, pas de tout repos. Autre point positif, ce sont les différents accents des journalistes, bel aperçu de la diversité francophone.

Miroir, miroir – Parler des corps, de l’acceptation de soi, des normes de beauté et de culture du bien-être ? C’est l’objectif de Jennifer Padjemi qui reçoit un invité par épisode pour creuser des sujets qui nous touchent tous, de près ou de loin, sans que l’on s’en rende parfois compte.

Mansplaining – Un homme blanc, cisgenre, hétéro s’interroge sur la masculinité. C’est rafraîchissant et pertinent de se questionner depuis un autre point de vue. Parmi les autres podcasts qui abordent les questions de genre et de masculinité, on recommande les Couilles sur la Table.

La matrescence – Aborder des questions liées à la maternité et à la parentalité dans une société qui impose encore beaucoup de normes aux femmes, c’est l’objectif de la journaliste Clémentine Sarlat. Mot-valise qui mélange maternité et adolescence, le podcast souhaite expliquer la naissance d’une mère. C’est fait avec tact, justesse et les sujets – pas toujours légers – sont traités de manière à apporter un nouvel éclairage. Ici, pas de clichés, seulement des réflexions!

Britain Rocks – Les Inrocks et Visit Britain s’associent pour proposer une série de six podcasts, six escales dans six villes de Grande-Bretagne, qui parlent de musique (surtout), de cinéma ou de gastronomie. Chaque épisode nous fait déambuler dans la ville à la découverte de lieux culturels, l’occasion d’un dépaysement réel pendant une vingtaine de minutes à chaque fois. Une carte détaillée de chaque ville est aussi disponible, pratique pour préparer de futurs voyages.

Bouffons – Alors ce n’est pas un podcast pour parler d’idiots (blague), mais de nourriture ! ici, ça parle de recettes, mais pas forcément : on décrypte nos assiettes et ce qu’elles représentent socialement. Ici, la discussion donne faim, mais aussi à réfléchir. Il y a deux types d’épisodes, longs (une trentaine de minutes) ou courts (moins de dix) qui s’écoutent en tout temps.

Pour ou contre: le maquillage pour homme ?


Chanel a sorti une collection destinée aux hommes, en automne passé. En 1968, Shiseido proposait déjà un fond de teint halé pour ces messieurs.

Historiquement, il est récent que le maquillage soit réservé aux femmes. Avant la Révolution, les hommes se poudraient, portaient des perruques et du rouge sur les joues.

En Asie, de nombreuses traditions font encore la part belle aux hommes fardés. En 1984, Jean-Paul Gauthier  proposait un maquillage qui accentuait les codes virils de ces modèles hommes, avec humour. Quatre ans plus tard, une Terracotta (Guerlain) mate était commercialisée, pour les hommes (en 2010, elle sera remplacée par une version unisexe, Terracotta 4 seasons, mate).

Droit à la coquetterie

Alors pourquoi, maintenant, les hommes devraient-ils se dispenser de cacher leurs cernes ou d’ouvrir leur regard? Pas besoin de se travestir, une légère correction et mise en valeur est tout à fait possible. Tom Ford ou Givenchy proposent des correcteurs de teint, des baumes ou des fonds de teint fluides. Kiehl’s a un super anticerne en stick, que même les femmes utilisent.

Alors pourquoi l’adage de Bobbi Brown «être soi en mieux» ne pourrait-il pas être suivi par les hommes? Et si l’envie d’expérimenter l’eye-liner et les lèvres carmin se manifeste, pourquoi pas. On sera encore un pas plus proche de l’égalité.

Pour ou contre : les plantes pour hommes

Les fleuristes Fleurop lancent une nouvelle gamme de produits : des plantes simples, sobres et faciles d’entretien. Mais elles sont spécialement pensées pour la gente masculine. Parce qu’il n’y a qu’eux qui ont le droit de ne pas avoir la main verte ?

Avoir des plantes chez soi, cela a de nombreux bienfaits : elles amènent de la verdure, complètent la décoration, dépolluent l’intérieur et évoluent au fil des saisons.

La marque de fleuristes Fleurop a bien compris la tendance et lance une nouvelle gamme, en vente dès février. Il s’agit de plantes en pot, exclusivement réservées aux hommes car faciles à entretenir. Avec un logo de moustache « qui fait aussi penser à deux feuilles » (dixit la marque) sur leur pot, chaque espèce a son petit nom – masculin. On oublie donc les cactus, il s’agit de Jack. Une Calathea ? Non, c’est Mike ! Il y a aussi George, le Pied d’éléphant et Frankie, le Violon feuille de figuier, et le reste de leurs amis.

Nous passerons outre le choix des prénoms plutôt ridicules de ces plantes. Ce qui aurait pu être drôle ne l’est finalement pas. En filigrane, les femmes doivent savoir cuisiner et faire le ménage, mais aussi s’occuper des fleurs (dont nous partageons la fragilité ?). Navrée, mais je lorgne aussi sur les aloe vera (Anthony) et autres plantes grasses (dont Freddy) qui ne nécessitent aucune connaissance préalable de ma part. J’ai déjà fait mourir assez de végétaux comme ça.

La marque déplore que les hommes ne puissent recevoir que des cravates, après-rasages et whisky alors que nous somme au 21ème siècle et qu’ « il repasse ses propres chemises et décore sa maison avec style ». Grâce à elle, ils recevront des arbustes. Et Fleurop ne mérite qu’un cactus !