L’intelligence créative plutôt qu’artificielle

Une bonne nouvelle et une idée originale!

Utiliser des images générées par intelligence artificielle pour sa promotion? c’est de plus en plus le cas…(cet hiver, avec la campagne de pub des CFF, notamment…). Alors pourquoi pas, si la technologie peut apporter une réelle plus-value.

Luxe et artisanat

Mais certaines marques décident d’aller à contre-courant et de mettre en avant un savoir-faire, un artisanat. C’est l’idée de la maison Hermès, qui a décidé de faire illustrer entièrement son site web par une artiste parisienne. Même si l’initiative paraît encore inédite, elle revêt bien la position luxueuse et intemporelle de la maison de maroquinerie.

C’est Linda Merad qui a sorti son crayon et créé des univers aquatiques et monochromes pour la majorité des images de la plateforme. On plonge littéralement dans son monde illustré. Bien sûr, son style peut ne pas plaire à tout le monde…mais il faut savoir saluer l’originalité de cette démarche créative!

Collants 2-en-1

On avait vu des leggings-à-talons sur les tapis rouges à Hollywood. En 2025, c’est aussi à notre portée!

Kim K avait été la première à enfiler des collants qui englobaient ses chaussures vertigineuses. Pour les fêtes de cette année, Calzedonia nous donne la possibilité de l’imiter grâce à un nouveau produit: le collant-talons.

Oui, j’ai dû vérifier sur les images et la description avant de bien comprendre le produit.

C’est un collant qui comporte aussi une semelle et un talon de 10 cm. Je ne sais pas si c’est confortable, ni même si c’est pratique à enfiler, mais ça fait de longues jambes fuselées.

Surtout, je me demande:

  • ça se lave comment?
  • et comment on les range? avec les chaussures ou avec les chaussettes?

Je suis sûre que ça fera des adeptes, malgré mes interrogations…

La mode, plus un bien de consommation?

La mode était un objet culturel comme un autre.

Les défilés de la semaine de la mode se sont terminés lundi 6 octobre, avec le premier show Chanel par Mathieu Blazy (qui a, au contraire de Jonathan Anderson chez Dior) a apposé sa patte sur la maison française en réimaginant subtilement les emblèmes de la marque. Mais surtout, cette Fashion week a vu une nouvelle manière de la vivre.

Une expérience collective

Les stars étaient bien aux premiers rangs, mais le public (qui ne peut pas acheter de billets pour assister aux événements) n’a pas boudé son plaisir. Lyas, influenceur mode, a organisé des « Watch party » consistant à regarder les défilés dans des lieux publics ou sur écrans géants, comme on regarde un match de foot ou les JO.

Intérêt du public

Il suffit de voir aussi l’engouement des fans sur les réseaux sociaux. Les gens commentent, décryptent et analysent les collections. Sans que cela ne fasse d’eux des clients du luxe, remarque la journaliste Sophie Abriat, du « Monde ». 

La mode est donc un art qui intéresse et qui attire pour ce qu’il est. La mode devient alors un objet culturel, voire un divertissement, et pas seulement un bien de consommation. 

Le mercato de la mode, un nouvel équilibre se met en place

Avec tous les changements annoncés à la tête des maisons de mode, c’est à se demander si les identités de chaque marque ne vont pas devenir opaques…

Je l’avoue, quand l’annonce de la nomination de Jonathan Anderson à la tête de Dior (premier défilé le 27.06), je me suis demandée si son premier défilé serait plus excitant que celui de Mathieu Blazy à la tête de Chanel

Parce que pour moi, ces deux créateurs ont chacun un univers propre, qu’ils ont marqué de leur empreinte les marques (Loewe pour le premier, Bottega Veneta pour le second) qu’ils ont auparavant dirigé. 

Une valse de DA

Récemment, on a vu ces changements opérés dans le luxe (tous des hommes!):

  • Demna: Balenciaga —> Gucci
  • Pierpaolo Piccioli: Valentino —> Balenciaga
  • Alessandro Michele: Gucci —> Valentino 

Et ça me fait me demander si le style du styliste ne prendra pas le pas sur le style de la maison. Si on peut supposer que la sophistication de Piccioli chez Valentino marquera une continuité avec le travail de Cristobal Balenciaga, a-t-on envie de voir chez Gucci ce que Demna faisait chez Balenciaga? 

Attirer la Gen Z

Ces changements suivent toutes un but qui est de plaire aux jeunes générations, les prochains clients du luxe. « Chacun sait qu’il doit se renouveler un peu, réintroduire de la nouveauté, de l’innovation, etc. Mais en même temps, maintenant qu’on a fait tourner tout le monde, on ne sait pas trop à quel degré de renouvellement on va se retrouver », souligne une étude du cabinet de conseil Bain and Company, en juin 2025.

Un équilibre à trouver

Il est probable que Mathieu Blazy, qui sublimait le travail du cuir si cher à Bottega Veneta, arrivera à s’emparer du tweed de Chanel, mais est-ce que la grandiloquence de Michele chez Gucci sera la même chez Valentino? Ne risque-t-on pas d’avoir l’impression de voir la même chose avec une autre étiquette? Et le génie fou d’Anderson aura-t-il sa place dans les collections Dior? L’avenir nous le dira. Il est en tout cas excitant!

Le moyen abordable de posséder de la haute couture

Une collaboration inédite voit le jour après une première tentative dans la Haute Couture.

Kévin Germanier (le styliste valaisan) et Caran d’Ache (la marque genevoise) s’associent pour une collection capsule qui intègre deux univers, faits de couleurs.

Deuxième collaboration

En janvier passé, lors de son défilé à la Fashion Week de Paris, Germanier avait présenté une robe faite de déchets de crayons et de stylos de la marque suisse.

Cet été, c’est à nous de nous emparer des nuances vives du couturier: sur des stylos ou carrément dans une boîte de crayons spécialement sélectionnés.

Pour celles et ceux qui sont en quête d’exclusivité, pas de panique. Trois objets – un taille-crayon, une boîte de crayon et un stylos – ornés de matériaux chers à Kévin Germanier sont en vente – aux enchères! Bonne chance!

Cet objet d’équitation sera l’accessoire de l’automne prochain

Avec un tuto pour le reproduire facilement (à condition de posséder un mors!)

Gucci n’a plus de directeur artistique. Pour sa prochaine collection automne-hiver 2025, la marque a donc présenté, le 25 février, les looks imaginés par son équipe créative. Elle a donc puisé dans l’histoire de la maison, qui, comme Hermès, produisait des accessoires pour l’équitation.

Comme le cheval est toujours à la mode, l’objet qui se distingue sur de nombreuses silhouette, c’est le mors, cette pièce de harnais que l’on enfile dans la bouche du cheval: en entier, porté en ceinture (voir ci-dessous) ou en attache de sac, en moitié, porté comme un pendentif au bout d’une chaîne, et il y avait même une version chocker (qui faisait penser au clou de Cartier, version équestre).

Un peu d’éclat dans ce monde de brutes

Voici de quoi mettre un peu de couleurs et de douceur dans le quotidien hivernal.

  1. Des ballerines en guirlandes de Noël* – Jimmy Choo
  2. Des yeux à la couleur réconfortante de cannelle – Victoria Beckham (Kajal Satin Cinammon)
  3. Un hamster à porter en bandoulière – sac Loewe
  4. Du vert sur les yeux… – Prada Beauty
  5. Des patchs invisibles pour une peau sans défaut! – Jinju, à Migros
  6. Des ongles pour illuminer la nuit – Mavala (Night Fever)
  7. Des pieds habillés en léopard pour affronter la rentrée** – Paul Green

*si vous n’avez pas de collants pailletés

**pour affronter le froid, c’est ici!

Ce collant est mon nouveau rêve

Si j’en avais les moyens, il serait déjà dans mon armoire!

C’est pas parce que mes tenues sont la plupart du temps sobres que je n’aime pas la fantaisie. Par exemple, j’aime bien les collants originaux. Et cet automne, c’est chez Paco Rabanne qu’il faut aller voir: moins extravagants que les robes en métal (mais pas forcément bon marché*), ce sont les collants à pampilles (ici) qui m’ont tapé dans l’œil!

En vrai, ce sont des collants fins, clairs et ornés de petites paillettes. L’effet 3D et scintillant et serait génial pour les Fêtes!

*à 800.-, mieux vaut ne pas le filer…

Les parfaites ballerines d’hiver

Des chaussures élégantes, mais en moumoute!

J’aime les chaussures.

Pourtant la plupart des paires que je possède restent des modèles confortables et pratiques pour le quotidien. Seules quelques unes sont plus fantaisistes, voire désagréables à enfiler…ce qui ne fait pas de moi une collectionneuse compulsive (même si, parfois, j’aimerais bien…)

Mais voilà, au début de l’été, je suis tombée sur la parfaite paire: originale, jolie et parfaite contre le froid.

Il s’agit de ballerine (il existe aussi une version petit escarpin) en fausse fourrure! c’est comme une pantoufle, mais élégante, pour sortir! Une forme stylée dans une matière moelleuse!

Il existe même deux versions: celle « mouton-retourné » et celle « moumoute » (ma pref’)

C’est la marque galloise, Age of Innocence (à la base, un label pour enfants, mais qui proposent des modèles pour femmes) et elles sont ADORABLES! J’adore et je ne sais même pas quelle couleur je préfère (brun? gris? noir? rose?)

En vrai, si je craque pour une paire (250.- quand même), je pense que ce sera plutôt la ballerine (plate) en laine grise (moins excentrique).

Et si on s’habillait comme des grandes filles

Et pas comme des jouets?!

Il y a eu la vague (rose) de Barbie en 2023. Cette année, on dirait bien que c’est celle des Polly Pocket (un film serait aussi en préparation): des matières rigides (voyez chez Loewe qui avait cité le jouet comme inspiration), des couleurs pastels (partout cet été), des chaussures à plateforme (idem) et pleins de mini accessoires (les breloques à sacs Miu Miu ou les miniatures d’objets Hermès*) ou d’accessoires mignons (la petite trousse croissant Lidl! ou le sac maison de Jenna Ortega pour promouvoir Beetlejuice Beetlejuice à Londres).

Même la chanteuse Sabrina Carpenter avoue s’inspirer des figurines Polly Pocket pour son look rétro pop…

Alors oui, le monde n’est pas rose. Et la mode peut amener de la poésie dans le quotidien. Mais faut-il vraiment devenir une poupée? Je suis pour certaines de ces tendances (un peu de couleurs ou d’accessoires n’ont jamais fait de mal), mais avec PARCIMONIE (qui n’est pas le prénom de la nouvelle Barbie)!

Servez-moi donc un espresso (une boisson de grands)!

*qui coûtent un rein, cela dit en passant, malgré leur minuscule taille…!