Bilan carbone 2019

Faire des efforts, c’est bien. Faire un bilan permet de pointer ce qui est bien et ce qui peut être amélioré. Voici ma situation.

En nettoyant la cuvette des toilettes, j’ai relevé une phrase qui ne m’a pas du tout plu sur la bouteille de produit : «Est nuisible pour les environnements aquatiques». J’ai de suite cherché une alternative et j’ai fabriqué moi-même des pastilles effervescentes pour les toilettes DIY! Il suffit d’avoir de l’acide citrique, du bicarbonate de soude et quelques gouttes d’huile essentielle. Simple, naturel et plus responsable.

Après cette nouvelle démarche, j’ai décidé de faire un petit bilan des actions déjà effectuées dans notre foyer.

Efforts quotidiens bien intégrés :

–          Limitation de la consommation de plastique (pas de sachets pour les fruits et légumes, pas de suremballages, achats en vrac, sac en toile toujours avec moi, pas de pailles ni de vaisselle jetable)

–          Limitation des déchets (pas de serviettes en papier, pas de papier-ménage surtout, très peu de repas en take-away)

–          Du sucre en morceau pour mon café (pas de sachet ni de touillette ni de gobelet jetable!)

–          Maximum des trajets en bus et à pied

–          Cuisine : Cuisiner le maximum nous-mêmes (même les pâtes à pain et à gâteaux, les biscuits, la sauce tomate, le bouillon, parfois des pâtes fraîches le weekend), création de tawashi (éponges japonaises) pour la cuisine à partir de vieux habits trop usés pour être donnés, achats locaux et de saison

–          Salle de bain : Plus du tout de bouteilles de shampoings et de gels douche, déodorant solide et lingettes démaquillantes lavables, lessive DIY

Les efforts qui doivent encore devenir une habitude :

–          Prendre tous les jours les escaliers au lieu de l’ascenseur au bureau

–          Dentifrice solide

–          Moins de shopping (en bonne voie, car la seconde-main devient de plus en plus habituelle pour moi et je renonce à passer des commandes en ligne)

–          Utiliser une police de caractère écologique : par exemple, Garamond permet une économie de 24% de toner car elle est 15% plus petite que la plupart des polices standards (à utiliser en 12pt sinon pas d’intérêt). Sinon, notons que Ryman Eco, Century Gothic permettent d’économiser une trentaine de pourcentage d’encre et EcoFont peut diminuer de 28% l’encre car elle insère des trous dans les lettres pour en réduire la quantité utilisée.

S’il vous manque des idées pour réduire votre empreinte carbone, je conseille le livre «Ecolo à profit» de Jonas Schneiter (éd. Helvetiq, 2019) qui donne pleins de solutions simples à mettre en place (ex : Amphiro pour savoir combien consomme la douche), des initiatives innovantes et de chiffres intéressants.

Le meilleur enseignement à tirer de tout cela ? Que chaque geste compte et qu’il n’est pas possible de révolutionner sa manière d’agir du jour au lendemain. Il faut y aller par étapes et ça semblera moins difficile à gérer. Et surtout, on ne perd pas en qualité de vie, loin de là !

Du zéro-déchet dans ma salle de bain

Du zéro déchet dans ma salle de bain

Alors que la commune de Carouge organise des ateliers zéro-déchet pour réduire de 30% le total des détritus incinérés d’ici 2020. Mais passer au zéro-déchet peut faire peur. Alors pourquoi ne pas commencer pièce par pièce ? C’est ce que j’ai commencé à faire et on se rend vite compte que ce n’est pas si difficile.

Je m’intéresse à l’écologie depuis longtemps et le zéro-déchet m’a toujours paru être une belle initiative que j’aimerais pouvoir appliquer au maximum. Pour que ce soit vraiment efficace et que les changements s’installent durablement, j’ai décidé de m’y mettre petit à petit. Pour cela, il fallait un début et ça a été la salle de bain.

En premier, les bouteilles de gels douches et shampoings ont été remplacées par des savons solides (pour moi) et par un maxi-format (pour lui, rempli grâce à des recharges, déjà un progrès). Moi qui avait la peau sensible (et qui ne supportait plus ces odeurs tenaces et artificielles), elle me dit maintenant merci et mes cheveux sont bien plus beaux depuis que je n’utilise plus d’après-shampoing.

Ensuite, j’ai arrêté d’acheter des cotons démaquillants pour les remplacer par des lingettes démaquillantes en microfibres, qui se lavent à la machine. Et même plus besoin d’acheter du démaquillant, tout le maquillage reste accroché sur le tissus ! et pour le dissolvant à ongles ? J’utilise la bouteille avec éponge intégrée à l’intérieur (Bourgeois) qui me dure bien plus longtemps qu’un flacon classique. Pour l’épilation, il est désormais possible d’utiliser de la cire sans bande ou avec des bandes en textile, lavables. 

En Suisse, les tubes de dentifrices ne sont pas tous emballés. Ouf. J’ai quand même voulu essayer le dentifrice en poudre, dans une petite boîte (réutilisable). Moins de menthol, mais sinon, je n’ai pas vu de différence concernant l’hygiène. Il reste à trouver du dentifrice solide.

Concernant le nettoyage*, les tissus (qui passent à la machine) ont remplacé les éponges et le mélange de savon noir et vinaigre blanc pour remplacer les produits chimiques. Un évier boucher? Vinaigre + eau bouillante + bicarbonate de soude. D’ailleurs, le bicarbonate peut être aussi utilisé comme shampoing sec ou comme masque pour le visage (mélangé avec de l’eau ou du jus de citron).

Au final, ça peut sembler peu, mais la quantité de déchets a déjà bien diminué. Ces changements ne sont pas trop difficile à faire et on prend rapidement ces nouvelles habitudes.

*Pareil pour nettoyer la cuisine et les vitres.