Jambes monogrammées

Tout a commencé il y a une année, lorsque les collants Gucci se trouvaient partout. Cette année, ils ont été rejoints par ceux d’autres marques de luxe.

Le précurseur dans le monde des collants est Henri Holland, de House of Holland. Le britannique proposait des collants imprimés jarretières, Big Ben ou Tour Eiffel, il y a déjà quelques années, mais point de logos. Eux se sont récemment retrouvés sur le reste de la garde-robe: jeans et vestes (Versace), sacs (Louis Vuitton), vêtements (Marine Serre) et certaines marques en créent pour attirer les jeunes acheteurs (Burberry, qui a aussi apposé son nouveau sigle sur des collants).

Les jambes étaient restées épargnées, mais elles ne le sont plus depuis l’hiver passé. Gucci sortait des collants (plusieurs opacités) pourvus de son emblématique double G et on les voyait partout sur Internet. Ces pièces permettaient d’étendre le nombre de produits «accessibles» (ils ne sont pas bons marchés, mais restent sensiblement moins cher qu’un sac ou n’importe quel vêtement) d’une grande maison et cela fut un succès. Depuis, la marque a élargi sa gamme pour plaire au plus grand nombre et continuer d’attirer des petits porte-monnaie: chaussettes hautes monogrammées, collants en dentelle, en résille ou à fleurs, déclinaisons de couleurs (blanc, noir, brun).

Et les concurrents de la marque italienne ont réagi à l’engouement. Fendi propose – en noir, en rouge, en blanc, en gris, … – des collants affublés du double F, plus ou moins fin. Cet accessoire modernise n’importe quelle silhouette bourgeoise (so 2019-2020). Dans un style plutôt sportswear, des chaussettes sont aussi disponibles, avec le double F surmonté d’un liseré fluo.

Autres motifs

Le créateur américain Marc Jacobs propose une paire blanche ornée de petites roses: so preppy et printanier. Le britannique Richard Quinn propose des imprimés floraux ou cachemire, de type tapisseries, parfaitement en adéquation avec ses créations fleuries et colorées: attention à la surcharge de motifs! Ganni a choisi des imprimés animaux (tigre, léopard, …) et des arabesques baroques – noires ou jaunes – ornent les jambes Versace. Même la collection Giambattista Valli x H&M comportait ses collants, qui arboraient le nom du styliste.

Attention tout de même à ne pas les filer! (déjà que quand c’est des DIM à plus de 15.-, c’est rageant…)

La personnalisation: nouveau luxe ?

Ce qui est rare est précieux. L’exclusivité d’un objet ne fait que le rendre plus désirable et les marques l’ont bien compris. Tour d’horizon.

En 2018, Dior lançait ABCDior qui permettait de personnaliser son cabas avec ses initiales ou son prénom ou surnoms. Chiara Ferraghi, Kelly Osbourne entre autres avaient succombé à la tendance. Et les acheteuses aussi, car quoi de plus désagréable que d’acheter un sac luxueux et de se retrouver avec le même que la voisine?

Cette année, c’est le site MyTheresa qui permet d’individualiser son sac et pas n’importe lequel : le mini Chloé C. L’e-shop propose de choisir parmi six modèles, cinq coloris (dont deux exclusifs pour le site), quatre fermoirs en C et le motif (croco ou non). Notons que le chausseur Jimmy Choo propose de créer sa propre paire d’escarpins. Au choix : le modèle, la hauteur du talon, la couleur et la matière, mais également d’écrire un message sur la semelle (par exemple, des initiales ou une date de mariage et même le symbole d’un cœur).

Même l’iconique Pliage de Longchamp n’échappe pas à la règle ! ni à la pensée écologique actuelle. My Pliage® Signature permet de sélectionner son sac parmi trois tailles et quinze couleurs, les finitions de cuir et du bouton ainsi que d’imprimer ses initiales grâce à une technique ne nécessitant pas d’eau. De plus, les sacs sont fabriqués avec une toile en polyester 100% recyclée.

Bien sûr tout cela a un prix, mais quand on veut se démarquer, on ne compte pas. Le luxe n’étant plus réservé à une élite, le comble du chic est donc de pouvoir se démarquer grâce à la personnalisation.

Trucs pour briller en société: automne 2019

Voici les news indispensables à toutes conversations futiles. C’est cadeau!

Des petites laines pour chiens – Oui, Eric Bompard, la célèbre marque de pulls en cashmere propose, cette saison, une gamme de vêtements pour que notre toutou n’ait pas froid. La collaboration Pringle of Scotland x H&M propose une gamme de mailles et de pièces sportwear (composée de polyester recyclé, de laine et de coton biologique) et elle n’oublie pas les compagnons à quatre pattes, car deux modèles de pull sont déclinés pour chien. Ce sera toujours mieux que ces vestons matelassés aux couleurs criardes et autres tissus monogrammées… Heureusement, je suis propriétaire d’un chat!

Des livres pour la table basse – Au printemps dernier, Kourtney Kardashian ouvrait son site lifestyle sur lequel elle distille des conseils pour la vie de tous les jours (ironie). Exemple parmi d’autres, elle a sélectionné des livres, pas pour les lire, mais qui sauront augmenter le potentiel déco de notre intérieur. Oui, des livres uniquement pour leur couverture. Je reste convaincue que des livres moches peuvent être des pépites, mais bon, ici n’est pas le propos. Alors j’ai aussi fait une sélection: «Looking for Lenin» de Niels Ackerman, les livres de cuisine «Peru» de Gastón Acurio ou «Savourez» de Nadine Levy Redzepi, le magazine «Flow»…

Odeur de journal – Le quotidien romand s’est associé au parfumeur Alberto Morillas (Maître Parfumeur chez Firmenich (CK One ou Gucci Bloom, entre autres) et Mizensir) pour créer une bougie parfumée. Au prix de 82 francs, le bénéfice des ventes sera versé à Race for Water, une ONG qui œuvre à la protection des océans.

Calendrier de l’Avent glamour – Pour ces fêtes de fin d’année, la maison de joaillerie Tiffany propose pour la première fois un calendrier de l’Avent pour patienter jusqu’aux cadeaux du Père Noël. Au prix de 12’000 dollars, il comprend des bijoux de la griffe, mais aussi une bougie, un gobelet en argent ou un parfum. Edité qu’en quatre exemplaires, le calendrier mesure 1m20 et nécessite d’être livré et installé par la marque.  Ou comment nous faire consommer encore plus dans une période propice aux excès…

Jeux vidéo de luxeAprès celui de Louis Vuitton, Burberry se lance dans le mini-jeu vidéo. Nommé B Bounce, il met en scène une petite biche qu’il faut habiller d’une doudoune de la marque puis la faire sauter de plateforme en plateforme. Certains bonds (500 mètres et 1500 mètres) donnent un code qui permet de faire partie d’un tirage au sort afin de gagner lesdites doudounes du jeu (en virtuel, pour habiller ses selfies (oui, oui) ou en vrai). A noter qu’il n’est pas possible de participer au concours depuis la Suisse… 

Tags : mode, deco, perso

Comment s’habiller comme le défilé été 2020 de Saint Laurent?

Lors de la fashion week de Paris, Antony Vaccarello a proposé son idée des tenues de l’été prochain. Tour d’horizon en cinq points pour être lookée dans une année.

Depuis qu’il a repris la succession de Hedi Slimane, Antony Vaccarello a imposé sa patte. Mais toujours en rendant hommage aux classiques d’Yves Saint Laurent.

Voici les éléments marquants de la collection (outre la Tour Eiffel illuminée derrière le podium), faciles à reproduire pour ses propres tenues (et son budget).

1. Les épaules larges

La mode des épaulettes n’est pas terminée. Les vestes larges d’épaule est toujours aussi tendance pour les prochaines saisons. Elles structurent la silhouette et se marient à merveille avec des robes vaporeuses. Bonne nouvelle: puisque cette tendance date des années 1980 et que la mode est cyclique, il sera possible de les ressortir dans quelques années!

2. Les décolletés profonds

Depuis plusieurs saisons, les décolletés sont vertigineux, allant jusqu’au nombril. Pour le styliste, c’est toujours d’actualité pour la saison estivale de 2020. Les robes, les vestes de blazer, les chemisiers drapés, les chemises d’homme, les débardeurs lingerie, tous ont un profond col en V.

Le coup de cœur? Les bustiers aux décolletés arrondies qui descendent sous la poitrine en arabesques, faisant penser à des formes de cœurs. Original et distingué!

3. Les sequins

On aime tout ce qui brille: les cuirs rutilants, les paillettes sont toujours à la fête. Mais la matière qui a retenu toute l’attention (et la lumière) est sans conteste le sequin noir. Une pièce suffit pour habiller toute une tenue. Il suffit de choisir entre un short, un pantalon, une veste de costume ou une robe et le tour est joué.

4. Les minishorts

L’été prochain, on montrera encore ses jambes ! Les shorts sont effilochés ou près du corps, en cuir, en toile ou en sequins, mais surtout, ils sont courts. Très courts. Pas forcément le vêtement à porter pour aller travailler…quoique certaines silhouettes le combinaient avec une veste de smoking.

5. Les imprimés cachemires 

C’est la seule tendance colorée qui se dégage du défilé. Les motifs cachemires habillent d’élégantes robes transparentes et des chemisiers légers. Ils s’accordent avec d’imposantes ceintures, mais aussi avec des boucles d’oreille ethniques.

Et la couleur du défilé? Le noir. Intemporel, classique, emblématique et chic, le noir est la couleur maîtresse de la collection. Pas triste, mais sérieux et stylé. Pour un peu plus de gaité et de vitamine dans notre garde-robe estivale, on combine avec quelques couleurs. Surtout pour les tenues de jour.

Et les autres défilés ? On retiendra les couleurs naturelles et les broderies de fleurs chez Dior, les imperméables coutures (et recyclés) de Marine Serre, du noir-et-blanc chez Alexander McQueen ou des volumes romantiques et duveteux chez Valentin et, à Milan, Fendi a proposé des tailleurs matelassés et des coupes sixties. A chacun de piocher dans les tendances pour créer son propre look.

Un mariage mode et glamour

Si on rêve d’une robe de princesse pour le grand jour et que l’on adore Zac Posen, le paradis est à portée de main!

Alors que la marque espagnole de robes de mariées Pronovias ne semblait pas être dans les bons chiffres, une collection inattendue pourrait bien la remettre sur le devant de la scène. Zac Posen, le styliste new-yorkais (vu dans Project Runway, notamment, et dont les robes de soirée sont de purs rêves, glamour à souhait) a imaginé une collection, nommée The White One. Comprenant une vingtaine de robes et une dizaine d’accessoires, pour l’instant tous encore restés secrets. Une seule image est disponible, une robe près du corps, à manches bardot volantées. Les prix annoncés oscillent entre 1’200 et 4’000 dollars (ce qui reste encore accessible au vue des montants dans le monde du mariage…). On a hâte!

Ce n’est pas la première fois que Pronovias collabore avec un styliste. La marque l’a déjà fait avec Valentino et Emanuel Ungaro, mais cette fois-ci, elle essaie de s’implanter aux Etats-Unis et de conquérir le cœur des Millénials.

Dommage pour toutes celles qui se marieront après le 5 octobre!

Et si on s’habillait de manière durable ?

Certaines marques de vêtements montrent qu’il est possible d’éviter de consommer de la fast fashion. On dit oui, pour nous et pour la planète!

J’ai découvert un joli blog inspirant (Mango & Salt) qui parle régulièrement de mode responsable. J’y ai piqué quelques idées de marques écoresponsables, que je ne connaissais pas, à intégrer à mon dressing. Petit tour d’horizon :

Balzac Paris : La marque française propose des vêtements féminins, intemporels et surtout responsables. Il y a même une collection de vêtements de mariage ! Dans le même style, il existe aussi la marque Opullence.

Two Third : Des basiques comme des marinières, des sweatshirts et des robes. Le must de cette marque ? La petite baleine (trop choue) en logo !

Alixane : Maroquinerie sans produits animaux. Le cuir ne me dérange pas en tant que tel, mais une alternative durable et fabriquée en Europe (Roumanie) reste une bonne option.  J’ai d’ailleurs flashé sur un petit sac tout mimi et original avec des découpes sympas. Sinon, il existe aussi la marque de maroquinerie italienne Jean-Louis Mahé qui propose des sacs, des chaussures, mais également des vêtements végan.

Lucile Roy : Cette marque est minimaliste dans tous les sens du terme : elle ne propose que des chemises, en deux couleurs – blanches et noires. Les détails sont soignés et les tissus parfaitement sélectionnés.

Atelier Unes : Un look rétro et responsable? Cette marque propose des blouses bouffantes, des cols Claudine, des pois,… Créées en coton bio, les habits sont fabriqués au Portugal et son livrés par Pim Pam Post, un transporteur qui utilise les espaces disponibles dans les soutes de cars de voyages pour le transport de biens commerciaux.

Cossac : La marque la plus sensuelle et sexy parmi les vêtements durables. Toutes ces pièces sont chics et raffinées. Il y a même un T-shirt, créé de manière à ne produire aucun déchet de tissus.

Elem – La marque fribourgeoise propose des T-shirts provenant des anciens stocks de Switcher et les upcycle. Pour la troisième collection, un motif de fleur est brodé sur les vêtements, unisexes. Une manière de donner une seconde vie à des habits sans avoir à les produire. C’est une démarche durable qu’il faut soutenir ! Surtout que les broderies sont effectuées par des personnes en réinsertion ou en situation de handicap.

Avani – Avani est une toute jeune marque fondée en 2018 par une ancienne étudiante de la HEC. Le concept ? des collections de quelques pièces minimaliste pour femmes (surtout des hauts et quelques robes) toutes fabriquées à partir de tissus (lin ou chanvre ou tencel) produits en Europe (culture de la fibre, confection, teinture).

Lamarel – Cette jeune marque a été fondée par une bâloise. Les objectifs de ce label: proposer des pièces stylées et abordables tout en étant durables. Tous les vêtements sont conçu au Portugal, à la main. Gros coup de cœur pour ces coupes modernes et fluides qui flattent la silhouette!

Pippa Small a étudié l’anthropologie avant de se tourner vers les bijoux de luxe. Réalisés par des artisans du monde entier, ses pièces sont uniques et s’inscrivent dans une démarche durable et pour le commerce équitable. Ethniques, épurés, ses bijoux sont souvent parés de pierres naturelles.

Le vintage ! Les friperies sont le meilleur moyen de redonner vie à des vêtements, souvent de bonne qualité. Certaines enseignes sont spécialisées dans les marques de luxe et on y trouve des pépites à petits prix !

Pour en savoir plus

Mon constat perso: En triant mon armoire, je me suis rendue compte que de nombreuses pièces de ma garde-robe ont été achetées il y a plusieurs années (dont des robes élégantes et sobres achetées dans les années 2000 et qui me vont encore ou un super pull en mohair qui date de 2011! et plusieurs débardeurs achetés lors de voyages en 2014 et 2016). Si certaines étaient en mauvais état, je ne les ai pas gardées, mais je me suis surtout rendue compte que je ne suis pas une immense consommatrice de fringues et cela m’a soulagée. Bien sûr, j’achète quelques vêtements lorsque j’en ai besoin, mais rien de bien compulsif, car la plupart du temps, je remplace une pièce que je ne porte plus/ne me va plus. Ouf.

Remarque: Il est important de se renseigner d’où proviennent les vêtements commandés en ligne. Pour ma part, j’évite les commandes hors d’Europe. Et j’évite au maximum les commandes en ligne ou ne fais venir que ce qui me plaît vraiment et dans la taille qui me semble la plus juste afin d’éviter les multiples retours, polluants aussi.

Pour ou contre : l’abonnement à des chaussures Nike pour enfants ?

Des vêtements qui grandissent avec les enfants, ça n’existent pas. Alors Nike propose un abonnement pour chausser ses petits qui doivent en changer souvent. Une bonne idée?

Les enfants grandissent vite, certes. Adapter les vêtements et les chaussures à la taille de l’enfant paraît donc évident et Nike a bien saisi le filon. Mais deux questions se posent :
1)      Les enfants ont-ils réellement besoin, à chaque fois qu’ils gagnent quelques centimètres, d’habits neufs? Alors que l’industrie de la mode est l’une des plus polluantes du monde, ne pourrions-nous pas échanger, troquer, dénicher en friperie, louer des affaires pour les tout-petits? Car si le fait d’avoir des enfants n’est déjà pas durable, concentrons-nous pour élever des petits qui soient responsables, sains d’esprit et le moins possible bombardés de logos.
Nike a bien saisi la problématique et assure que les chaussures usagées pourront être renvoyées pour être ensuite distribuées à des personnes dans le besoin… Un circuit entre particuliers peut également être plus simple (des gens que l’on connaît) et plus écolo (moins de transports)
2)      Les enfants ont-ils besoin d’avoir des vêtements de marques? Car, franchement, on sait bien que ça fait plus plaisir aux parents et à ceux qu’ils croisent qu’aux bambins qui préférera un motif éléphant ou chat plutôt qu’une virgule, trois bandes ou deux C entrelacés. Et une pantoufle-mouton est tout aussi choue qu’une mini Stan Smith…

On sait bien que les parents habillent leurs enfants pour eux, pour leur propre plaisir puisque ceux-ci sont trop jeunes pour choisir. Dans ce sens, une dernière question pourrait également se poser; ne faudrait-il pas arrêter de vouloir atteindre un statut/une appartenance/une célébrité au travers de son enfant?
Avec cet abonnement, Nike essaie surtout de fidéliser de nouveaux clients depuis la poussette. Le consumérisme à son paroxysme. Et c’est bien triste…

Pour ou contre: le short-cycliste pour un mariage ?

Depuis un an, on le voit partout, mais on se pose la question s’il va à toutes les silhouettes. Alors pour une grande occasion, on n’y avait même pas pensé.

Le cycliste a connu un retour en grâce depuis un an. Les maisons de mode l’ont adopté (Jacquemus, Off-White, Alexander Wang ou Louis Vuitton) et les modeuses aussi (Kim K, Rihanna, Bella Hadid, Chiara Ferragni entre autres). Nous ? On y a beaucoup pensé, mais le pas n’a pas été franchi par toutes.

Audace en blanc

On avait déjà vu le short de mariage lors de la cérémonie de la it-girl, Olivia Palermo, qui l’avait associé à un jupon de tulle et des Manolo Blahnik bleu nuit. Et c’était bien beau.

Zoë Kravitz, elle, a adopté la version près du corps et lui donne même des lettres de noblesse en le portant comme tenue de mariée. Oui, oui. Associé à un crop-top et à une robe en mailles perlées – le tout immaculé -, le cycliste se fait chic. Près du corps, il sublime la silhouette et modernise la tenue. On est bien loin des robes meringues! Ouf! 
Cette pièce peut même être reportée, ce qui évite un certain gaspillage vestimentaire. Ce choix est donc tout juste!

Pour ou contre : le jeu d’arcade Louis Vuitton

Le DA de Louis Vuitton a créé un jeu vidéo. Rafraîchissant.

Virgil Abloh, le directeur artistique pour les collections homme de Louis Vuitton, est un touche-à-tout. En plus de s’occuper de sa propre marque, Off-White, de jouer les DJ et de travailler sur diverses collaborations, il a créé un jeu vidéo siglé: Endless Runner. Le but? Passer des obstacles et récupérer des logos LV ainsi que d’autres fleurs fétiches du maroquinier pour gagner des points et récupérer des vies. 

Si le style (16-bit) et la mission restent basiques, rappelant les premières générations de jeux vidéo, le concept est sympa et on se prend rapidement au jeu, surtout qu’il est possible de jeter des sacs (le modèle n’a pas été identifié) pour récupérer des points monogrammés. Très drôle.

Avec ce divertissement rétro, la maison de couture et de maroquinerie dépoussière encore un peu plus son image. On peut se demander si le côté vintage de ce passe-temps rate la cible des Millenials, mais il peut conquérir les nostalgique des jeux d’arcade à coup sûr.

Des monogrammes chez Burberry ?

Créer un logo pour une marque ayant déjà une identité visuelle forte ? Burberry l’a fait pour toucher un public plus jeune.

En reprenant la suite de Christopher Bailey (17 ans comme DA), Riccardo Tisci devait se démarquer de son prédécesseur. En fouillant dans les archives de la maison britannique, il a trouvé une esquisse des initiales du fondateur, Thomas Burberry.

Le designer anglais Peter Saville (en 2013, il avait retravaillé le polo blanc de Lacoste en créant 80 dérivés du logo pour les 80 ans de la marque française) les a donc réinterpréter et les deux lettres ainsi intriquées sont donc devenues un nouveau monogramme. Par conséquent, c’est aussi devenu un nouvel emblème de la marque, dès la première collection de l’italien, en septembre 2018.

Inspiré des archives de la maison fondée en 1856, un T s’entrelace dans un B (peu lisible, pour ma part, surtout si deux couleurs habillent le dessin), créant ainsi une nouvelle identité visuelle, imprimée sur des foulards ou des casquettes en soie, notamment.

La maison de couture avait-elle réellement besoin de réinventer son identité de cette manière? Le tartan iconique de la marque ne suffisait-il pas?

La décision du styliste est bien sûr un parti-pris, mais dommage de s’uniformiser sur les autres marques à logos… Le motif à carreaux était déjà facilement identifiable et prestigieux pour ne pas avoir besoin de «copier» sur Fendi, Louis Vuitton et consœurs. Mais la tendance actuelle à cibler les Millenials avides de logos est passée par là (avec Gigi Hadid, icône de cette génération, en ambassadrice)…espérons que Burberry ne perde pas son âme.

Pour ou contre : les vêtements écolos ?


H&M a lancé sa nouvelle collection Conscious, avec de nouveaux matériaux recyclés. Fausse bonne idée?

Des imprimés colorés, des coupes estivales et des tissus recyclés. La nouvelle collection « Conscious Exclusive » d’H&M a fait parler d’elle pour deux raisons : 1) ces fibres innovantes et durables, 2) son haut potentiel mode.

On ne peut que saluer la démarche – le géant suédois ayant annoncé vouloir 100% de vêtements responsables d’ici 2030 -, mais la question de la fast-fashion se pose encore et toujours. Au lieu de produire de nouvelles fringues (même écolos) en suivant les tendances, ne vaudrait-il pas mieux espacer les collections et produire moins et mieux? La mode reste la deuxième industrie la plus polluante, toutes les initiatives sont bonnes à prendre, mais ne devrions-nous pas réfléchir à notre consommation?

La forme, oui. Et le fond ?

De nombreuses marques ont annoncé ne plus vouloir utiliser de cuir (Chanel, Gucci, Michael Kors, Versace, …). C’est bien. Mais lorsqu’une année compte une pré-collection Printemps-Eté, puis une collection Printemps-Eté, une collection Métiers d’Art, une pré-collection Automne-Hiver  suivie d’une collection Automne-Hiver, une collection Haute-Couture et enfin une collection Croisière (basé sur le calendrier de la maison Chanel), n’est-ce pas un peu superflu?

Allez, on pioche dans les basiques et le style intemporel sera toujours d’actualité, cet été encore!