Encore des collaborations !

La collection capsule est devenue la tendance pour toutes les marques qui veulent rester dessus. Surtout lorsque l’on sait que ces gammes éphémères génèrent du chiffre.

En mai, on apprenait que la bloggueuse star, Chiara Ferragni, allait concevoir une collection avec la marque de cosmétique Lancôme. Dans la même période, c’était l’ancien styliste de Lanvin, Alber Elbaz, qui annonçait une collaboration avec le maroquinier Tod’s.

On se souvient de moult duos ayant sortis des produits ensemble: MAC et une multitude de chanteuses/actrices/artistes, Estée Lauder et Victoria Beckham, Charlotte Gainsbourg et NARS, L’Oréal et Camila Cabello, Crayola et Clarins, Isabel Marant ou Balmain et L’Oréal, Becca et Chrissy Teigen. Les opportunités de lancer une gamme en lien avec la sortie d’un film ou des événements sont également réalisées: MAC et Aladdin, L’Oréal et Mary Poppins ou Urban Decay et Game of Thrones et même dernièrement H&M et la série Stranger Things !, mais encore Clinique et Octobre Rose ou les collections de Noël/St-Valentin/Pâques/printemps.

Ne serait-ce pas trop?

Malheureusement si ce type de produits continuent de proliférer, c’est qu’il y a réellement une demande. En quête de nouveautés et d’exclusivité, les acheteuses se jettent (littéralement, je ne sais pas, mais ça se pourrait) sur ces petits bijoux de marketing et de packaging. Les marques de luxe profitent de ces collections pour toucher de nouvelles tranches de clientes, surtout les jeunes. Elles créent une proximité avec elles et donnent une images dynamique et moderne à des marques possiblement considérées comme classiques.

Et les marques de vêtements de sont pas en reste, surfant sur une tendance qui fait vendre: Louis Vuitton x Supreme, Puma x Fenty, Fendi x Fila, H&M et ses collections capsules (Karl Lagerfeld, le premier, suivi par Jimmy Choo, Moschino, Lanvin, Erem, Versace, Marni entre autres). Il faudrait surtout être attentif à la pertinence de ces partenariats: y a-t-il une vraie complémentarité artistique? Le produit final a-t-il un intérêt quelconque à part sa rareté et son prix?

Avec tous les exemples listés (et il y en a encore), on se rend compte de l’habitude créée par les marques pour mettre les clients à l’affut et les faire consommer. Dans un monde où l’on parle de plus en plus de mode écologique (n’est-ce pas Isabelle Marant?), ne devrait-on pas renoncer à cette surenchère de productions et se concentrer sur des basiques?

Le verdict?

Certaines collaborations peuvent sortir du lot. J’aime l’idée de la collection Moschino et Sephora, qui rappelle vraiment des souvenirs d’enfance. Ou la ligne de Lacoste et du WWF qui ont décidé d’orner les fameux polos d’espèces en voie de disparition. 

Mais franchement, des produits créés par des YouTubeuses/Instagrameuses, ne m’emballe pas plus que ça, ne connaissant pas leur potentiel créatif (celui de mettre en scène et de promouvoir un produit, oui, celui de l’imaginer et de le conceptualiser, non). Surtout qu’en regardant le kit à sourcil d’Enjoy Phoenix et Benefit, on se rend vite compte que ce ne sont que les produits de la marque, en petit format et dont seul l’étui est exclusif. Rien de nouveau, en somme. (A noter que la vidéo dédiée au lancement de ce produit a été visionnée par plus d’un demi-million de personnes.)


Les chiffres parlent d’eux-mêmes

Dans son rapport d’activité pour l’année 2017, L’Oréal enregistre une croissance du chiffre d’affaires de 2.2% (+35.5% en e-commerce) dans sa gamme grand public, dont fait partie L’Oréal Paris, qui a sorti une collection de rouges à lèvres avec la maison de couture Balmain. On apprend également que Lancôme séduit les Millennials grâce aux «collections capsules, pour Noël ou le Nouvel An chinois».

Pour ou contre : les sacs connectés Louis Vuitton ?

Lors de la présentation de sa collection croisière, le maroquinier français a fait défiler des sacs équipés d’écrans…

Dans un lieu surprenant et futuriste – une ancienne hall de l’aéroport JFK de New-York réhabilitée en hôtel de luxe -, Nicolas Ghesquière a présenté la collection croisière de Louis Vuitton 2020. Parmi les pièces du défilé, des prototypes de sacs munis d’écrans digitaux. Les modèles Speedy et Duffle de la marque sont conçu avec la technologie «Royole» qui permet de doter le sac de plusieurs écrans souples, permettant ainsi une personnalisation illimitée. Les écrans pouvant accueillir tous types de contenus photo et vidéo.

Si ces nouveaux modèles montrent bien le pas dans la modernité que fait la maroquinier, ne va-t-il pas trop loin ? Pas sûr, car ici, la technologie n’est pas conçue comme un vecteur de connectivité. Il n’est (pour l’instant) pas question de téléphoner ou surfer depuis son sac. Cette nouveauté doit être vue comme un moyen d’individualiser son sac à main. Mais a-t-on vraiment envie de se promener avec la photo de son chien/de ses enfants/de ses vacances ou de diffuser le dernier clip à la mode ? car rien n’est moins sûr que chaque propriétaire soit inventif et original dans son idée de la personnalisation…

Pour ou contre : les cils fluos ?


On avait vu une percée du mascara bleu, popularisé par Stella McCartney il y a quelques années, puis par Tom Pecheux chez YSL. Ce printemps, toutes les couleurs semblent admises…

Fini le noir, le brun ou le gris sur nos yeux. Le fluo s’est peu à peu installé dans notre garde-robe jusqu’à y être omniprésent cette saison. On l’a bien vu au Met Gala hier (6 mai) avec Gigi Hadid, entre autres.

Les teintes flashy ont également envahi les beauty-case. A partir de maintenant, il faudra oser le bleu (encore assez simple), le vert, le rose ou le jaune…

Avec ces couleurs si peu habituelles (je pense aux orangés, rouges*, verts…), il faut impérativement un teint net, frais, zéro défaut et nickel ! On pense à laisser une bouche neutre et peu de blush.

On évite les associations de couleurs pour éviter de ressembler à un arc-en-ciel…le monochrome est notre ami, sur ce coup.

Verdict

Pour moi, ce style de maquillage est trop contraignant et le résultat n’est pas sans risque, même pour une soirée en festival. Je vais m’en tenir à mon mascara bleu, qui rehausse parfaitement un trait d’eye-liner noir. Simple et efficace.

*A l’époque où je commençais à m’intéresser au maquillage, c’est-à-dire lors de la préadolescence, la mode était aux cils pailletés (j’avais testé pour Noël). J’avais alors demandé à une vendeuse s’il était possible de porter d’autres couleurs sur les yeux, du rouge, par exemple. La réponse avait été la suivante: «Des cils rouges donneront l’impression que vous venez de pleurer». ABE


Autre tendance printanière – comme si cela devenait nécessaire -, les cils ourlés de perles. oui, oui, vous avez bien lu. Cinq perles habilement nichées entre la paupières mobile et l’arcade (un peu de colle à faux cils devrait faire l’affaire?) créent un eye-liner baroque et original. Trop excentrique? En tout cas, plus moderne que celles autour du cou!

Je suis la barrette, la barrette…*

Comment twister sa coupe de cheveux sans passer par la case coiffeur ni rallonger le temps dans sa salle de bain chaque matin? On attache ses cheveux avec une jolie barrette! Facile et tendance, sans casser sa tirelire.

Ce printemps, elle est sur toutes les têtes stylées. Les défilés et maisons de coutures (Oscar de la Renta, Chanel, Dior) l’ont remise au goût du jour, mais dans une version chic. A strass, en perles, en écaille ou à message, la barrette se fait large et voyante.

Avec quelle coiffure?

Le plus simple possible! On oublie les multiples attaches compliquées, les chignons de mariages et les tresses plaquées. La barrette est synonyme de simplicité. Elle coince une mèche afin de ne pas l’avoir dans les yeux, elle remplace la pince-à-cheveux qui retient une demi-queue ou elle se pose simplement sur les côtés ou à l’arrière du crâne.  Il est également possible d’habiller une natte ou un chignon flou, en la piquant dedans.

Elle permet donc une coiffure tendance, qui ne prend que quelques secondes. Le nec plus ultra ? En additionner plusieurs dans la chevelure, lisse ou wavy.

Quel style?

Tous. Il y en a pour tous les goûts et tous les prix (Pimkie, Claire’s, et Accessorize en proposent aussi de très sympas):

  • à message (Justine Marjan , Ashley Williams, Gucci, Man Repeller), 
  • perlées (Anthropology, Aldo, Tureia), 
  • brillantes (Versace, Kitsch, Jennifer Behr), 
  • classiques (Valet, Urban Outfitters),
  • et même personnalisables (Loveless, Neophyte). 

Les barrettes de formes géométriques (C&A, Frost) ont également la côte. Originales tout en restant sobre.

*titre allègrement inspiré de la comptine de La Galette.

La mode au grand galop

Le monde de l’équitation a toujours eu ses propres codes vestimentaires. Pourtant, les sports équestres influencent la mode de tous les jours.

Le premier exemple est la marque Hermès, spécialiste du cuir et des selles. La marque a ensuite élargi son offre de maroquinerie, mais continue d’exposer des accessoires équestres dans ses vitrines et campagnes de publicité. Elle sort, ce printemps, une nouvelle montre dont le cadran prend la forme d’un étrier. Elle a été dessinée par Ini Archibong, designer californien formé à l’ECAL, à Lausanne.

En 2018, Dior a décidé de rééditer le sac Saddle, en forme de selle de cheval dont le D de Dior représente un étrier. Maria Grazia Churi a remis au goût du jour cet accessoire emblématique. Le nouveau directeur artistique de la marque pour les collections hommes, Kim Jones, en a également présenté une nouvelle version.

Dans un style plutôt cow-boy, on a vu des santiags partout depuis l’automne 2018 : portées avec de longues robes, par exemple, mais qui s’accommodent très bien des jeans aussi. Les franges sont également revenues sur le devant du paddock. On en voit sur les vestes en daim (Coach) et sur les sacs (Longchamp, collections Cavalcade et Amazone, qui incluent même des bananes !).

Mais les clins d’œil hippiques ne se trouvent pas que dans les collections d’accessoires : il y a eu la mise en avant des pantalons slim (démocratisés par Hedi Slimane dès ces débuts chez YSL) et les petites bottines en cuir (boots divers et Chelsea boots ou les bottes en cuir). Cet hiver, l’accessoire contre le froid était le poncho (Louis Vuitton et son défilé dans le désert), qui fait penser aux Amérindiens (ornés de motifs Navarro) ou aux gauchos argentins. Il ne manque plus que le criollo !

Pourquoi l’hippisme inspire-t-il la mode ?

Ce sport est celui de la rigueur, de la précision (les compétitions sont sponsorisées par des marques de montres telles que Rolex ou Longines) et la beauté de la relation cheval-cavalier (on se souvient des félicitations de Steve Guerdat pour Nino, après la médaille d’or des JO de Londres, en 2012). Toutes ces caractéristiques comprennent les notions de prestige et d’élégance. La thématique de la performance reste également importante et l’hippisme combine deux performeurs : l’homme et l’animal.

Cette élégance transparait dans la tenue : un pantalon clair, un blazer bien coupé, une chemise blanche, souvent la cravate. Puis, des matériaux nobles, comme du cuir. Elle est aussi présente grâce au cheval et ses mouvements élancés et gracieux. Ensuite, des couleurs neutres, facilement transposables dans une tenue de travail. Les blouses et blazers font partie intégrante du dressing que l’on porte au bureau.

Enfin, la dimension élitiste de ce sport ne peut que séduire les amoureux du luxe et de l’élégance…

Pour ou contre : les microsacs ?

Microsac Jacquemus

Jacquemus a présenté sa dernière collection Automne/Hiver 2019-2020 à Paris, dont un sac à main si mini qu’il ne peut presque rien contenir…

Depuis plusieurs saisons, la tendance maroquinerie se veut minimaliste. On voit des petits sacs aux bras des modèles et dans la rue: Off-White, Dior, Gucci, Ferragamo, Furla, Michael Kors, entre autres et le Chiquito de la marque du sud de la France, déjà pas bien grand (12×6 cm).

Mais le créateur français, Simon Porte Jacquemus, a poussé le concept encore plus loin avec son Mini Mini Chiquito, porté au bout du doigt. Ce sac minuscule pour y glisser une carte de crédit a ainsi la taille pour contenir une clé, une bague ou un tube de rouge à lèvres.

Bien sûr, les réactions sont contrastées. La plupart des gens trouvant la mode futile et loin des préoccupations quotidiennes. «La poésie n’est jamais inutile», a répondu Jacquemus face à la (mini)polémique.

Je suis d’accord avec lui. La mode est un art et elle a pour but de nous faire rêver. Car à 435 euros (env. 500 francs suisses), je sais que je ne pourrais pas m’offrir cette mignonnerie colorée, véritable petit chef-d’œuvre de couture. Et de style. Que je mettrais volontiers en décoration, dans mon salon.

Notons que le créateur n’en est pas à son coup d’essai: il avait fait sensation, lors de la présentation de la collection été 2019, « Riviera », en septembre dernier , avec son chapeau de paille XXL et ses maxi-cabas frangés, mais aussi avec ses « Vanity » (200 euros), tout petits sacs-seau de taille réduite, alors que les mannequins défilaient dans les jardins de l’ambassade italienne, à Paris.

Vous reprendrez bien un peu de couleurs ?

C’est l’hiver, mais pas question de couleurs mornes sur nos visages. Le maquillage se fait pop et coloré !

Lors des derniers défilés, les yeux, la bouche ou les joues abordaient des teintes flashy et inhabituelles. Dans les rayons cosmétiques, on trouve tout ce qu’il faut pour reproduire ces looks vitaminés.

Les plus timides adopteront les joues roses et rouges (vues chez Jacquemus ou Zadig & Voltaire), qui donnent un effet bonne mine comme après une longue promenade en montagne. L’orangé est aussi de bon ton, pour les carnations mattes. Si la bouche se pare de rouges mats (Chanel, YSL, Givenchy) ou de bordeaux foncé (Chloé, L’Oréal), des couleurs plus surprenantes sont également possibles, comme le bleu clair (chez Guy Laroche ou alors on ressort les teintes kaki, bleu marine et violette de la collection Balmain x L’Oréal du printemps dernier !)*.

Pour les yeux : on tente les fards rouges (MAC et ses nouvelles collections inspirées par les emblématiques rouges à lèvres de la marque), jaunes (L’Oréal) et les teintes bleutées qui ont déjà la côte depuis l’été derniers. Les pastels peuvent convenir, mais le mot d’ordre reste « oser ! ». Dans le même ordre d’idée, les sourcils aussi s’essayent à la couleur (Kat Von D, Guy Laroche). On a également vu des paillettes – monochromes ou multicolores – sur les paupières (Valentino,) et sur les lèvres**.

La bonne nouvelle, c’est que toutes ces couleurs seront toujours portables pour la période estivale !

Noir, c’est noir

Pour l’eyeliner, pas de fantaisie pour le choix de la couleur ; ce sera noir. Toutefois, l’originalité réside dans le trait. Depuis quelques saisons, on oublie les tracés fins et les yeux de biche, il sera épais, graphique ou asymétrique.

En résumé, couleur ou non, l’important est de s’amuser.

*Sinon, par ces temps froids, la tendance est également aux lèvres brunes.

**Ma fibre écologique ne cautionne pas l’utilisation de paillettes qui se retrouvent dans les nappes phréatiques et les mers après la case démaquillage. Certaines marques en proposent des versions biodégradables, depuis peu (Eco Glitter Fun, We Are Glitter, Moon Glitter, par exemples).

La mode, à géométrie variable

La semaine de la Haute Couture s’achève à Paris. On y a vu beaucoup de très belles choses et on pourrait presque se réconcilier avec les maths.

Le triangle a été aperçu dans de nombreux défilés : Viktor & Rolf, Givenchy ou encore Valentino. A première vue, la forme en trigone tout en amplitude ne met pas forcément en valeur, surtout si elle est agrémentée de nombreux froufrous (Giambatista Valli, Schiaparelli). Pourtant, l’allure de ces robes élançait les silhouettes des mannequins. J’ai également aimé les versions courtes devant et longues à l’arrière, chez Jean-Paul Gauthier ou Giambatista Valli.

Giambatista Valli, SS 2019

Balmain présentait sa première collection de Haute Couture depuis 16 ans (la dernière, avec Oscar de la Renta comme Directeur Artistique!). Parmi les tenues présentées, une forme en particulier a retenu toute mon attention : la sphère. Olivier Rousteing a imaginé des jupes en forme de boule et même des manches de blazers et des bracelets tout en rondeur. Pas forcément pratique dans la vie de tous les jours, mais résolument original !
J’ai également aimé cette robe drapée blanche, qui fait énormément penser à celles de Simon Porte Jacquemus (les épaulettes en plus).

Balmain, SS 2019

Et sinon :
On retiendra les imprimés fleuris (Valentino, Chanel), la dentelle (Givenchy, Dior), les collants à motifs (Valentino) et l’intemporalité pour les hommes (les années 1960 chez Céline, le classicisme chez Hermès).

Des manteaux éco-responsables

dessin - manteau en laine recyclée

Avec ce froid, les longs manteaux en laine nous font de l’œil… Quoi de mieux que d’enfiler une veste chaude et en matériau recyclé ?

Après avoir vu le numéro d’ABE sur les textiles en laine mélangée à des fibres synthétiques, on peut douter de la qualité de cette matière pourtant naturelle et se poser des questions éthiques quant sa production.

Pourtant les questions liées au climat commencent à titiller les grandes enseignes, puisque l’on peut aller rapporter des anciennes fringues chez H&M ou Uniqlo contre des bons d’achat.

Si on peut cocher la case « responsable » sur Zalando pour se donner une première bonne conscience (on peut néanmoins se demander quel est le réel impact de cette initiative. Moins d’eau dans la fabrication des textiles, des teintures naturelles, moins de gaspillage ou meilleur salaire pour les ouvriers des usines ?), porter des vêtements fabriqués à partir de tissus recyclés, chez Mango par exemple, c’est encore mieux !

Le manteau en laine recyclée de la marque espagnole s’arrache chez les modeuses. Il est beau et responsable. Motif prince-de-Galles et à double rangée de boutons, coloré, long ou court ; il y en aura pour tous les goûts !

Mais ce n’est pas tout. Vous cherchez des basiques équitables ? Allez voir la marque fançaise Hopaal pour les vêtements ou Veja pour les baskets. Et la marque suisse Freitag propose, elle, des habits sans coton et entièrement compostables (sauf les boutons, que l’on peut réutiliser !)