Pour ou contre : les sacs connectés Louis Vuitton ?

Lors de la présentation de sa collection croisière, le maroquinier français a fait défiler des sacs équipés d’écrans…

Dans un lieu surprenant et futuriste – une ancienne hall de l’aéroport JFK de New-York réhabilitée en hôtel de luxe -, Nicolas Ghesquière a présenté la collection croisière de Louis Vuitton 2020. Parmi les pièces du défilé, des prototypes de sacs munis d’écrans digitaux. Les modèles Speedy et Duffle de la marque sont conçu avec la technologie «Royole» qui permet de doter le sac de plusieurs écrans souples, permettant ainsi une personnalisation illimitée. Les écrans pouvant accueillir tous types de contenus photo et vidéo.

Si ces nouveaux modèles montrent bien le pas dans la modernité que fait la maroquinier, ne va-t-il pas trop loin ? Pas sûr, car ici, la technologie n’est pas conçue comme un vecteur de connectivité. Il n’est (pour l’instant) pas question de téléphoner ou surfer depuis son sac. Cette nouveauté doit être vue comme un moyen d’individualiser son sac à main. Mais a-t-on vraiment envie de se promener avec la photo de son chien/de ses enfants/de ses vacances ou de diffuser le dernier clip à la mode ? car rien n’est moins sûr que chaque propriétaire soit inventif et original dans son idée de la personnalisation…

Pour ou contre: le Flygskam ?


L’avion est un moyen de transport certes pratique, mais extrêmement polluant. Pour autant, faut-il avoir honte de le prendre?

Le Flygskam signifie «honte de prendre l’avion pour des raisons environnementales», en suédois. Ce nouveau mot à la mode qui fait écho aux manifestations pour le climat, car l’avion reste une énorme source de pollution sur notre empreinte carbone individuelle. En Suède, cela profite au train, qui a vu sa fréquentation augmenter.

Les chiffres d’EasyJet montrent que les jeunes (14-25 ans) ne sont pas ceux qui consomment le plus. Il s’agit des adultes dès 45 ans qui en font la plus grosse consommation. On assiste donc bien à un problème de prise de conscience, sans culpabiliser personne.

La vraie clé est celle-ci : la prise de conscience. Chacun (cela inclus les industries et les gouvernements aussi!) doit prendre ses responsabilités face à la planète et limiter au maximum son impact. Comment? En réduisant ses déchets, en consommant plus raisonnablement, en prenant moins sa voiture, en mangeant moins de viande, en économisant l’eau et l’électricité. Et en voyageant moins en avion, aussi.

Se rendre compte que l’avion n’est pas bon pour l’avenir de la planète, on le sait (5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre dans le monde). Il faut juste penser à sa manière de consommer le voyage. Deux jours tous les weekends dans une ville différente? Stop. Profitons de découvrir les régions qui nous entourent, en premier lieu. Le train permet de découvrir les paysages, le temps qui passe et la culture (“tagskryt”, en suédois toujours, pour exprimer sa fierté de prendre le train), le trajet faisant vraiment partie du voyage. 

En Suisse, il y a plein de lieux qui méritent le détour: le Creux du Vent (NE), le Blausee (BE), les Alpes, les Grisons, Lucerne, … Et rien n’empêche de prévoir un joli voyage plus long de temps en temps, mais avec parcimonie, car on l’appréciera d’autant plus.

Et si c’est pour le travail ? Franchement, avec les moyens actuels de télécommunications, il est inutile de voyager pour une conférence. Et je ne pense pas qu’à la planète, mais le corps et l’esprit seront reconnaissants de ne pas subir les trajets et jetlags incessants.

Compenser le CO2

Si l’avion reste le seul moyen de faire certains voyages, voici une bonne alternative: compenser le CO2 produit, avec www.co2myclimate.org. Et pour ceux qui disent que c’est trop cher : non, ça ne l’est pas face à l’avenir de la planète et on économisera en ne partant pas à tout bout de champs pour quelques heures.

Pour ou contre : les cils fluos ?


On avait vu une percée du mascara bleu, popularisé par Stella McCartney il y a quelques années, puis par Tom Pecheux chez YSL. Ce printemps, toutes les couleurs semblent admises…

Fini le noir, le brun ou le gris sur nos yeux. Le fluo s’est peu à peu installé dans notre garde-robe jusqu’à y être omniprésent cette saison. On l’a bien vu au Met Gala hier (6 mai) avec Gigi Hadid, entre autres.

Les teintes flashy ont également envahi les beauty-case. A partir de maintenant, il faudra oser le bleu (encore assez simple), le vert, le rose ou le jaune…

Avec ces couleurs si peu habituelles (je pense aux orangés, rouges*, verts…), il faut impérativement un teint net, frais, zéro défaut et nickel ! On pense à laisser une bouche neutre et peu de blush.

On évite les associations de couleurs pour éviter de ressembler à un arc-en-ciel…le monochrome est notre ami, sur ce coup.

Verdict

Pour moi, ce style de maquillage est trop contraignant et le résultat n’est pas sans risque, même pour une soirée en festival. Je vais m’en tenir à mon mascara bleu, qui rehausse parfaitement un trait d’eye-liner noir. Simple et efficace.

*A l’époque où je commençais à m’intéresser au maquillage, c’est-à-dire lors de la préadolescence, la mode était aux cils pailletés (j’avais testé pour Noël). J’avais alors demandé à une vendeuse s’il était possible de porter d’autres couleurs sur les yeux, du rouge, par exemple. La réponse avait été la suivante: «Des cils rouges donneront l’impression que vous venez de pleurer». ABE


Autre tendance printanière – comme si cela devenait nécessaire -, les cils ourlés de perles. oui, oui, vous avez bien lu. Cinq perles habilement nichées entre la paupières mobile et l’arcade (un peu de colle à faux cils devrait faire l’affaire?) créent un eye-liner baroque et original. Trop excentrique? En tout cas, plus moderne que celles autour du cou!

2019 s’annonce pleine de bonnes surprises (musicales)

Après un premier état des lieux des sorties d’album de 2019, voici une sélection de ce qui s’annonce.

The Black Keys

Première nouvelle chanson depuis leur dernier album de 2014. Lo/Hi s’inscrit totalement dans le style du duo. Oscillant entre riffs de guitare et rythmique blues hypnotique, la chanson amorce un retour rock qui fait du bien. On pense aux Rolling Stones ou à de longues routes dans le désert aride du Nevada…une deuxième chanson Eagle Birds! et l’annonce d’un album pour le 28 juin!

Tame Impala

Là aussi, retour attendu depuis 2015…et on a bien fait d’avoir eu de la Patience (c’est le nom du titre). Planant, dansant, évanescent, faisant délicieusement référence aux 80’s, le morceau va se retrouver en bonne position dans la playlist de cet été ! La chanson accompagnera très bien un film de vacances tourné au Super8. Bonne surprise de ce début de printemps.

Marina (& the Diamonds)

Elle n’a gardé que son prénom, mais on retrouve tout ce que l’on aimait chez elle dans sa nouvelle chanson, qui annonçait un nouvel album (sorti le 26 avril). Cet Handmade Heaven est plus apaisé. On retrouve cette voix à plusieurs octaves, mais la musique est douce, sensuelle et nous amène dans les nuages avec ses chœurs féminins et aériens.

Catfish & The Bottlemen

C’est déjà le troisième extrait d’un futur album (aussi prévu pour le 26 avril) pour le groupe gallois. Un mélange entre le rock et la pop, porté par la voix éraillée du chanteur (on pense à Richard Ashcroft). Oasis, Stereophonics ou The Kooks ne sont pas loin de ce 2all, mais en plus sautillant. Une chanson sans prise de tête dans un pur style british, un peu sale et un peu lisse en même temps, mais terriblement efficace, qu’on se surprend à battre la mesure en l’écoutant.

Rag’n’bone Man

Mais quel pur plaisir de réentendre la voix incroyable du chanteur de Brighton! J’ai mis du temps à apprécier ce morceau remixé par Calvin Harris. J’aimais les cuivres, mais pas le refrain, j’aimais le soleil dans les sons, mais pas vraiment le rythme, j’aimais sa voix (of course), mais pas les effets sur celle-ci… Depuis, je m’y suis faite, mais j’attends avec impatience de nouveaux morceaux pour qu’ils deviennent mes favoris et éclipsent cette chanson qui n’est pas inoubliable. Mais quel bonheur de le retrouver! Trop hâte!

James Bay

Une guitare acoustique et cette délicate voix pour débuter le morceau, puis un peu de batterie et une voix féminine qui répond parfaitement à celle de James Bay. Rien à ajouter, rien à enlever à Peer Pressure. C’est juste beau. Et ça suffit. Ce duo est tout à fait dans le style du chanteur et on est bien heureux lorsqu’il chante « I gave you my everything ». Continue comme ça, haha!

Mabel

Sans parler de ses origines (fille de Neneh Cherry et demi-soeur de Marlon Roudette, ex-leader de Matafix), Mabel est en passe de devenir la chanteuse de l’été avec sa chanson Don’t call me up. Rythmes r’n’b, refrain entêtants et sonorités estivales, qu’est-ce qu’on attend pour danser?

Le maquillage retombe en enfance


Enfant, qui ne s’est jamais fait les ongles avec du Stabilo? Une french-manucure avec du correcteur blanc ou du rouge à lèvres avec du Neocolor?

D’un côté, on connait Sephora et ses produits de maquillage. De l’autre, Moschino et son univers coloré, pop et décalé. Les vêtements du styliste Jeremy Scott ont fait la part belle à McDonalds, Disney, Bob L’Eponge, les Sims ou divers objets du quotidien, entre autres. Après sa collection avec H&M, en automne 2018, la marque italienne lance une collaboration avec le géant de l’esthétique.

Les deux marques s’associent pour créer une collection de maquillage digne de notre trousse d’école pour la rentrée des classes! La gamme se compose de plusieurs objets déguisés en d’autres : les surligneurs (Stabilo) deviennent des highlighters, le Tipex est un vernis à ongles (blanc), les gommes sont des éponges et les rouges à lèvres ont la forme de feutres. Il y a même des pinceaux en forme de crayons et l’ordinateur cache une palette de fards à paupières.

La seule inconnue? On se demande de quelle couleur nos lèvres auront avec le feutre vert ou la teinte de nos joues avec l’highlighter bleu… En tout cas, cette nouvelle collection surfe sur le vague du make-up enfantin ; il y avait déjà eu les crayons à lèvres et joues de Crayola x Clinique et une gamme comprenant mascara, enlumineurs et stick à lèvres chez Asos.

En vente en ligne dès le 25 avril, on espère que cette nouvelle collection arrivera chez nous. Oui, au maquillage fun et pleins de souvenirs de bêtises (mais sans les boutons qui accompagnaient le blush fait au stylo…)

Je suis la barrette, la barrette…*

Comment twister sa coupe de cheveux sans passer par la case coiffeur ni rallonger le temps dans sa salle de bain chaque matin? On attache ses cheveux avec une jolie barrette! Facile et tendance, sans casser sa tirelire.

Ce printemps, elle est sur toutes les têtes stylées. Les défilés et maisons de coutures (Oscar de la Renta, Chanel, Dior) l’ont remise au goût du jour, mais dans une version chic. A strass, en perles, en écaille ou à message, la barrette se fait large et voyante.

Avec quelle coiffure?

Le plus simple possible! On oublie les multiples attaches compliquées, les chignons de mariages et les tresses plaquées. La barrette est synonyme de simplicité. Elle coince une mèche afin de ne pas l’avoir dans les yeux, elle remplace la pince-à-cheveux qui retient une demi-queue ou elle se pose simplement sur les côtés ou à l’arrière du crâne.  Il est également possible d’habiller une natte ou un chignon flou, en la piquant dedans.

Elle permet donc une coiffure tendance, qui ne prend que quelques secondes. Le nec plus ultra ? En additionner plusieurs dans la chevelure, lisse ou wavy.

Quel style?

Tous. Il y en a pour tous les goûts et tous les prix (Pimkie, Claire’s, et Accessorize en proposent aussi de très sympas):

  • à message (Justine Marjan , Ashley Williams, Gucci, Man Repeller), 
  • perlées (Anthropology, Aldo, Tureia), 
  • brillantes (Versace, Kitsch, Jennifer Behr), 
  • classiques (Valet, Urban Outfitters),
  • et même personnalisables (Loveless, Neophyte). 

Les barrettes de formes géométriques (C&A, Frost) ont également la côte. Originales tout en restant sobre.

*titre allègrement inspiré de la comptine de La Galette.

Atelier Oï: toujours autant de beauté dans leurs objets

Les trois designers de La Neuville ont présenté leur dernière création pour Louis Vuitton: une table pliable à la structure aérienne et géométrique. Sublime!

Elle se nomme Serpentine, se compose de bois et de lanières de cuir – matières utilisées de façon récurrente par Atelier Oï – et d’un plateau en verre. Cette table fait partie de la nouvelle collection Petit Nomade de Louis Vuitton. Poétique et luxueux à souhait, cet objet de déco allie pratique et minutie. Il sera présenté au Salon de Milan, en avril.

Depuis 2011, le malletier collabore avec l’atelier suisse. On se souvient des hamacs tressés, des lampes en spirales et autres structures alliant jeu de tressages faisant passer la lumière. La première collaboration avait été des tabourets colorés inspirés de l’origami qui se repliaient pour tenir dans un sac. L’année dernière, c’est le plafond du couloir de Palazzo Bocconi colonisé d’une multitude de fleurs en origami qui avaient émerveillé.

De leur côté, le trio de designers (Patrick Reymond, Aurel Aebi et Armand Louis) présente, depuis 1991, des objets beaux et originaux, puisant leur inspiration dans le Japon et la géométrie.

Coup de cœur pour les vases et lampes qui se déroulent comme des rubans (Decompose), pour les lampes qui se gonflent et se dégonflent comme si elles respiraient (Oïphorie), les lampes qui virevoltent comme des jupes (les Danseuses) ou l’installation de mobile pour maison (Minoshi) qui donnait une impression de cerisiers en fleurs à l’intérieur du Musée Gestaltung de Zurich, au printemps 2018.

Ils travaillent notamment avec Hermès, Bulgari et Rolex, mais on également signé une collection pour Ikea en 2011.

La mode au grand galop

Le monde de l’équitation a toujours eu ses propres codes vestimentaires. Pourtant, les sports équestres influencent la mode de tous les jours.

Le premier exemple est la marque Hermès, spécialiste du cuir et des selles. La marque a ensuite élargi son offre de maroquinerie, mais continue d’exposer des accessoires équestres dans ses vitrines et campagnes de publicité. Elle sort, ce printemps, une nouvelle montre dont le cadran prend la forme d’un étrier. Elle a été dessinée par Ini Archibong, designer californien formé à l’ECAL, à Lausanne.

En 2018, Dior a décidé de rééditer le sac Saddle, en forme de selle de cheval dont le D de Dior représente un étrier. Maria Grazia Churi a remis au goût du jour cet accessoire emblématique. Le nouveau directeur artistique de la marque pour les collections hommes, Kim Jones, en a également présenté une nouvelle version.

Dans un style plutôt cow-boy, on a vu des santiags partout depuis l’automne 2018 : portées avec de longues robes, par exemple, mais qui s’accommodent très bien des jeans aussi. Les franges sont également revenues sur le devant du paddock. On en voit sur les vestes en daim (Coach) et sur les sacs (Longchamp, collections Cavalcade et Amazone, qui incluent même des bananes !).

Mais les clins d’œil hippiques ne se trouvent pas que dans les collections d’accessoires : il y a eu la mise en avant des pantalons slim (démocratisés par Hedi Slimane dès ces débuts chez YSL) et les petites bottines en cuir (boots divers et Chelsea boots ou les bottes en cuir). Cet hiver, l’accessoire contre le froid était le poncho (Louis Vuitton et son défilé dans le désert), qui fait penser aux Amérindiens (ornés de motifs Navarro) ou aux gauchos argentins. Il ne manque plus que le criollo !

Pourquoi l’hippisme inspire-t-il la mode ?

Ce sport est celui de la rigueur, de la précision (les compétitions sont sponsorisées par des marques de montres telles que Rolex ou Longines) et la beauté de la relation cheval-cavalier (on se souvient des félicitations de Steve Guerdat pour Nino, après la médaille d’or des JO de Londres, en 2012). Toutes ces caractéristiques comprennent les notions de prestige et d’élégance. La thématique de la performance reste également importante et l’hippisme combine deux performeurs : l’homme et l’animal.

Cette élégance transparait dans la tenue : un pantalon clair, un blazer bien coupé, une chemise blanche, souvent la cravate. Puis, des matériaux nobles, comme du cuir. Elle est aussi présente grâce au cheval et ses mouvements élancés et gracieux. Ensuite, des couleurs neutres, facilement transposables dans une tenue de travail. Les blouses et blazers font partie intégrante du dressing que l’on porte au bureau.

Enfin, la dimension élitiste de ce sport ne peut que séduire les amoureux du luxe et de l’élégance…

Pour ou contre : les microsacs ?

Microsac Jacquemus

Jacquemus a présenté sa dernière collection Automne/Hiver 2019-2020 à Paris, dont un sac à main si mini qu’il ne peut presque rien contenir…

Depuis plusieurs saisons, la tendance maroquinerie se veut minimaliste. On voit des petits sacs aux bras des modèles et dans la rue: Off-White, Dior, Gucci, Ferragamo, Furla, Michael Kors, entre autres et le Chiquito de la marque du sud de la France, déjà pas bien grand (12×6 cm).

Mais le créateur français, Simon Porte Jacquemus, a poussé le concept encore plus loin avec son Mini Mini Chiquito, porté au bout du doigt. Ce sac minuscule pour y glisser une carte de crédit a ainsi la taille pour contenir une clé, une bague ou un tube de rouge à lèvres.

Bien sûr, les réactions sont contrastées. La plupart des gens trouvant la mode futile et loin des préoccupations quotidiennes. «La poésie n’est jamais inutile», a répondu Jacquemus face à la (mini)polémique.

Je suis d’accord avec lui. La mode est un art et elle a pour but de nous faire rêver. Car à 435 euros (env. 500 francs suisses), je sais que je ne pourrais pas m’offrir cette mignonnerie colorée, véritable petit chef-d’œuvre de couture. Et de style. Que je mettrais volontiers en décoration, dans mon salon.

Notons que le créateur n’en est pas à son coup d’essai: il avait fait sensation, lors de la présentation de la collection été 2019, « Riviera », en septembre dernier , avec son chapeau de paille XXL et ses maxi-cabas frangés, mais aussi avec ses « Vanity » (200 euros), tout petits sacs-seau de taille réduite, alors que les mannequins défilaient dans les jardins de l’ambassade italienne, à Paris.

Pour ou contre : les plantes pour hommes

Les fleuristes Fleurop lancent une nouvelle gamme de produits : des plantes simples, sobres et faciles d’entretien. Mais elles sont spécialement pensées pour la gente masculine. Parce qu’il n’y a qu’eux qui ont le droit de ne pas avoir la main verte ?

Avoir des plantes chez soi, cela a de nombreux bienfaits : elles amènent de la verdure, complètent la décoration, dépolluent l’intérieur et évoluent au fil des saisons.

La marque de fleuristes Fleurop a bien compris la tendance et lance une nouvelle gamme, en vente dès février. Il s’agit de plantes en pot, exclusivement réservées aux hommes car faciles à entretenir. Avec un logo de moustache « qui fait aussi penser à deux feuilles » (dixit la marque) sur leur pot, chaque espèce a son petit nom – masculin. On oublie donc les cactus, il s’agit de Jack. Une Calathea ? Non, c’est Mike ! Il y a aussi George, le Pied d’éléphant et Frankie, le Violon feuille de figuier, et le reste de leurs amis.

Nous passerons outre le choix des prénoms plutôt ridicules de ces plantes. Ce qui aurait pu être drôle ne l’est finalement pas. En filigrane, les femmes doivent savoir cuisiner et faire le ménage, mais aussi s’occuper des fleurs (dont nous partageons la fragilité ?). Navrée, mais je lorgne aussi sur les aloe vera (Anthony) et autres plantes grasses (dont Freddy) qui ne nécessitent aucune connaissance préalable de ma part. J’ai déjà fait mourir assez de végétaux comme ça.

La marque déplore que les hommes ne puissent recevoir que des cravates, après-rasages et whisky alors que nous somme au 21ème siècle et qu’ « il repasse ses propres chemises et décore sa maison avec style ». Grâce à elle, ils recevront des arbustes. Et Fleurop ne mérite qu’un cactus !

Musique : nouveautés de ce début d’année

Une ambiance feutrée, mélodique, harmonieuse et planante, c’est tout ce que j’écoute parmi les nouveautés de 2019.

RY X – Le compositeur-interprète australien nous livre un album magnifique. De belles mélodies planantes et nostalgiques, sa voix puissante et douce en même temps…il nous offre ses chansons apaisantes, comme des petites bulles de réconfort. A écouter en fin de journée en même temps que le soleil se couche… Gros coup de coeur pour YaYaYa, juste magnifique.

James Blake – De l’électro, oui, mais qui sort de l’ordinaire. James Blake nous livre un album complet; d’un côté ça bouge, de l’autre ça plane, parfois c’est hypnotisant ou sensuel. Il multiplie les collaborations déroutantes mais qui sonnent si justes (Andre 3000, Travis Scott, …) et les harmonies vocales (Power on) apportent beaucoup de profondeur à l’ambiance. Ah, et j’avais oublié comme il est mignon (hihi)

Andy Burrows & Matt Haig – La voix claire d’Andy Burrows, des guitares acoustiques, des airs au piano, parfois des cuivres ou des cordes…c’est beau, c’est lumineux, ça réchauffe ; c’est la BO parfaite en ses temps ensoleillés mais froids. Trop heureuse de retrouver ce musicien que je suis depuis Razorlight (dont il était le batteur!). Ecoutez Tomorrow ou The story of me and you, sans attendre!

Stephan Eicher & Traktorkestar – Ce n’est pas pour être chauvin, mais oui, petit crush pour le bernois dont j’adore la voix éraillée. C’est simple, j’ai écouté plusieurs de ces interviews radiophoniques (France Inter, RTS). Accompagné d’une fanfare, sa musique est toujours aussi rock mais elle reste mélodiques et festive grâce à l’accompagnement des cuivres (j’adore le tuba) et parfois de rythmes latino (Cendrillon après minuit). Et la pochette est très jolie, il faut le noter.

Talos – Toute nouvelle découverte! Et j’ai tout adoré chez ce chanteur irlandais que je ne connaissais pas; les mélodies, la voix aiguë et cristalline, la mélancolie et le fait que ces chansons seraient parfaites pour regarder le paysage défilé derrière la vitre d’un train. Un peu d’électro, du piano, des rythmes r’n’b et surtout, des brumes planantes de synthé. Un album qui donne des frissons.

Ma playlist du moment

Parler de musique sans évoquer la disparition du leader the Talk Talk, Mark Hollis (24.02.2019)? Such a shame pour moi qui ai grandit avec leurs chansons telles It’s my life, I believe in you ou ma préférée, Picture of Bernadette, avec son rythme de batterie hypnotisant et impossible à ignorer. Malheureusement, The Party’s over