Ongles d’hiver

Comme les parfums, je ne porte pas les mêmes vernis en hiver et en été. Sélection pour ces mois froids:

Le ciel gris, les nuages bas, des reflets orangers dans les arbres ou la blancheur de la neige, voici les tons auxquels nous sommes exposés en hiver et, personnellement, j’adore ces teintes. Alors sur les ongles, les couleurs froides, pastel ou métallisées sont des must. J’alterne entre plusieurs d’entre elles, mais le nuancier est restreint, car ce sont toutes des coups de cœur. D’ailleurs, les collections d’OPI ayant pour thème l’Islande (automne-hiver 2017) et l’Ecosse (automne-hiver 2019) sont de loin mes chouchous.

‘You’ve got that Glas-glow’ – OPI : Ce rose-gris très clair est parfait si on aime les ongles nude (que l’on a vu sur quasiment tous les défilés parisiens de janvier). Couvrant, ce vernis offre une alternative au rose poudré, parfois trop fifille. Il se combine très bien avec le gris ou le brun pour des nail-arts. Dans la même collection: ‘Good girls gone plaid’.

‘This isn’t green-land’ – OPI : Cette teinte est presque indéfinissable : ni verte, ni jaune, ni kaki, mais entre les trois. C’est celle que je porte le plus souvent d’octobre à mars depuis que je l’ai. Cette couleur est originale sans être trop extravagante, discrète sans être fade. Gros coup de cœur! Dans la même collection: ‘Less is norse’.

‘Stripes and sails’ – Essie : Ce vert sapin profond est parfait pour Noël, mais pas que. Il se marie très bien avec le bleu, le brun, le noir, bref toutes les couleurs qui nous habillent quand il fait froid. Essie fait, de plus, les meilleurs pinceaux et on peut se permettre qu’une seule couche au vue de sa couvrance.

‘Keen on sheen’ – Essie (couleur + soin) : Un pailleté pour changer! Ce brun très automnal est brillant et soigne les ongles. Il faut toutefois en mettre plusieurs couches (car étonnamment peu couvrant) et bien faire sécher avant de pouvoir admirer…Tout à fait portable en été où il souligne magnifiquement le bronzage.

‘Washed denim’ – Chanel : Comme ne le dit pas son nom, ce vernis est gris (et non bleu), faisant penser à des nuages clairs. Il tire très (très) légèrement sur un violacé mais reste classique et neutre. Ce n’est pas forcément le plus facile à poser et il nécessite une couche de top-coat car il est malheureusement peu résistant.

Ce qui fait plaisir

Petite sélection de petits plaisirs pour la rentrée et les jours qui raccourcissent.

Le compte Instagram @Insta_repeat : voir la non-originalité des utilisateurs du réseau social d’image est drôle, esthétique et permet la réflexion sur notre façon de vivre les expériences et notre volonté/obligation à tout partager. De quoi penser à deux fois avant de poster sa dernière photo de vacances!

La bande-son de Big Little Lies (saisons 1 et 2): outre la chanson du générique (Michael Kiwanakuwa) – sublime -, toutes les chansons sont parfaitement choisies (elles donnent des informations sur les événements à venir et sur les caractères des personnages eux-mêmes). La sélection est parfois pointue, mais tous les titres s’écoutent volontiers à tout moment de la journée, surtout en cette période automnale. Coups de cœur: September Song d’Agnes Obel / Victim of Love de Charles Bradley / River de Leon Bridges / Why Can’t We Live Together de Jim James / Piece of My Heart de Christina Vierra and The Ryan Rehm Band.

L’application Good on you: Si la mode durable vous intéresse, cette app permet de savoir quels sont les efforts entrepris par les marques de vêtements pour être responsables. Il y a également des articles qui font des classements et pleins de petites infos qui peuvent se rendre utiles. Ça permet également de faire un tri des enseignes à visiter avant de commencer sa journée de shopping.

Ligne de maquillage L’Oréal x Karl Lagerfeld: Initiée avant le décès du couturier, une gamme de maquillage exclusive sort le 27 septembre. Celui qui utilisait souvent des fards à paupières pour colorer ses dessins (Caroline Lebras, directrice de l’image et communication chez Karl Lagerfeld dixit) n’en est pas à son coup d’essai, il avait déjà collaboré avec ModelCo. L’Oréal a déjà commercialisé des produits en partenariat avec Isabel Marant et Balmain. De quoi se prendre pour un SuperModel! (haha)

Once Upon A Time…in Hollywood (Q. Tarantino) : Plongée dans l’année 1969 avec  les voitures, les vêtements, la musique, le soleil, la poussière, la chaleur ou les couleurs. La première partie transpire l’insouciance et la bonne humeur, alors que la seconde montre les nouveaux changements qui sont en cours (allumage d’enseignes en néons, par exemples). Dans ce film, Quentin Tarantino est presque apaisé (pas tant de bains de sang que cela), l’humour et les dialogues bien ficelés sont au rendez-vous, même si la fin peut mitiger le public. Brad Pitt, Léo DiCaprio ainsi qu’une (très) jeune actrice ambitieuse sont excellents. Une belle surprise malgré les nombreuses critiques que le film avait essuyé.

A Rainy Day in New York (W. Allen) : Ce film est parfait pour entrer dans l’automne, car la pluie est un des personnages principaux! Timothée Chalamet est parfait dans le rôle d’un jeune homme amoureux des belles choses et de sa ville, un tantinet démodé, mais passionné, qui suit sa propre route sans vouloir plaire à tout prix ni rentrer dans aucun moule. Si on supprime les téléphones portables, il est difficile de cerner l’époque de ce weekend suranné et classique. On aime la décoration de l’hôtel (et la vue !) où les protagonistes séjournent, les chansons de piano-bar et les déambulations dans les rues, dans un musée ou dans Central Park. Pas le meilleur Woody Allen, mais ce film fait définitivement passer un bon moment plein de quiproquos et de rencontres inattendues.

Nouvelle saison de This Is Us (dès le 24 septembre !): C’est la série qui m’a réconcilié avec les séries. J’ai adoré retrouver Justin Hartley (de Smallville) et Milo Ventimiglia (de Heroes). Je suis les membres de la famille Pearson avec grande joie, entre rires et larmes. Depuis la troisième saison, on en apprend plus sur d’autres personnages (Beth ! que j’adore) et cela donne encore plus de profondeur au récit. Elle permet aussi des réflexions concernant certaines thématiques abordées (comme le moment où Kevin pense à son désir d’enfants ou à la sauvegarde de son couple, le stress post-traumatique, etc…). C’est une série que je trouve intelligente et bien faite. Elle pourrait passer pour gentillette, mais l’histoire est racontée de telle manière qu’il y a du suspense et des attentes de la part du public et ce, sans violence ni vulgarité.

Apprendre le gaélique irlandais: Mon amour des langues reste intact. De mes études de linguistique, je garde un intérêt pour les sons, les combinaisons de phonèmes (sonorités) et la construction sémantique et sémiotique. Lorsque j’étais partie en voyage en Finlande, j’avais fait beaucoup de recherches sur le suomi (isolat, aucune langue n’a de racine commune, c’est également le cas pour le basque, le hongrois et le coréen, c’est complètement fou, non?), mais à part quelques mots (kiitos ou Hyvää iltaa, par exemple), je n’ai pas appris grand-chose car peu de documentation pour les débutants chez nous. Je sais qu’en Ecosse, des cours de gaélique écossais sont donnés à l’université pour les étudiants qui travaillent sur la littérature du pays. Je faisais justement des recherches sur ce gaélique, quand j’ai découvert que Duolingo proposait des cours d’irlandais et même de gallois. Alors, je me suis lancée dans le gaélique irlandais, car c’est celui qui prime (cette langue a ensuite été importée en Ecosse où elle a subit des mutations). Et c’est génial, car ça fait réfléchir, mémoriser et même si cela ne me servira pas forcément, je suis très contente d’ouvrir encore un peu mes horizons.

Le compte Twitter Question-Trapenard: J’adore les interviews culturelles d’Augustin Trapenard sur France Inter, que j’écoute en podcast régulièrement. J’aime sa manière de prendre le temps (une trentaine de minutes !) avec ces invités, de tous les horizons, pour parler d’art, de philosophie, de la vie en somme. Ce compte (@QuestiTrapenard) non-officiel transcrit des questions posées durant l’émission (Boomerang). Même hors contexte, elles donnent à réfléchir, à penser différemment de ce à quoi on a l’habitude et à rire parfois. Morceaux choisis: Qu’est-ce que vous aimez chez vous?, Sur quoi est-ce que vous avez aucun avis?, Comment redonner au langage sa force, sa vigueur, sa poésie, comment redonner à la pensée son droit?, Ça peut être une arme aussi la légèreté? ou Et la beauté dans tout ça, qu’est-ce que vous trouvez beau, vous? On peut vite prendre beaucoup de temps à scroller ces interrogations inédites.

Pour ou contre: le maquillage pour homme ?


Chanel a sorti une collection destinée aux hommes, en automne passé. En 1968, Shiseido proposait déjà un fond de teint halé pour ces messieurs.

Historiquement, il est récent que le maquillage soit réservé aux femmes. Avant la Révolution, les hommes se poudraient, portaient des perruques et du rouge sur les joues.

En Asie, de nombreuses traditions font encore la part belle aux hommes fardés. En 1984, Jean-Paul Gauthier  proposait un maquillage qui accentuait les codes virils de ces modèles hommes, avec humour. Quatre ans plus tard, une Terracotta (Guerlain) mate était commercialisée, pour les hommes (en 2010, elle sera remplacée par une version unisexe, Terracotta 4 seasons, mate).

Droit à la coquetterie

Alors pourquoi, maintenant, les hommes devraient-ils se dispenser de cacher leurs cernes ou d’ouvrir leur regard? Pas besoin de se travestir, une légère correction et mise en valeur est tout à fait possible. Tom Ford ou Givenchy proposent des correcteurs de teint, des baumes ou des fonds de teint fluides. Kiehl’s a un super anticerne en stick, que même les femmes utilisent.

Alors pourquoi l’adage de Bobbi Brown «être soi en mieux» ne pourrait-il pas être suivi par les hommes? Et si l’envie d’expérimenter l’eye-liner et les lèvres carmin se manifeste, pourquoi pas. On sera encore un pas plus proche de l’égalité.

Pour ou contre : les cils fluos ?


On avait vu une percée du mascara bleu, popularisé par Stella McCartney il y a quelques années, puis par Tom Pecheux chez YSL. Ce printemps, toutes les couleurs semblent admises…

Fini le noir, le brun ou le gris sur nos yeux. Le fluo s’est peu à peu installé dans notre garde-robe jusqu’à y être omniprésent cette saison. On l’a bien vu au Met Gala hier (6 mai) avec Gigi Hadid, entre autres.

Les teintes flashy ont également envahi les beauty-case. A partir de maintenant, il faudra oser le bleu (encore assez simple), le vert, le rose ou le jaune…

Avec ces couleurs si peu habituelles (je pense aux orangés, rouges*, verts…), il faut impérativement un teint net, frais, zéro défaut et nickel ! On pense à laisser une bouche neutre et peu de blush.

On évite les associations de couleurs pour éviter de ressembler à un arc-en-ciel…le monochrome est notre ami, sur ce coup.

Verdict

Pour moi, ce style de maquillage est trop contraignant et le résultat n’est pas sans risque, même pour une soirée en festival. Je vais m’en tenir à mon mascara bleu, qui rehausse parfaitement un trait d’eye-liner noir. Simple et efficace.

*A l’époque où je commençais à m’intéresser au maquillage, c’est-à-dire lors de la préadolescence, la mode était aux cils pailletés (j’avais testé pour Noël). J’avais alors demandé à une vendeuse s’il était possible de porter d’autres couleurs sur les yeux, du rouge, par exemple. La réponse avait été la suivante: «Des cils rouges donneront l’impression que vous venez de pleurer». ABE


Autre tendance printanière – comme si cela devenait nécessaire -, les cils ourlés de perles. oui, oui, vous avez bien lu. Cinq perles habilement nichées entre la paupières mobile et l’arcade (un peu de colle à faux cils devrait faire l’affaire?) créent un eye-liner baroque et original. Trop excentrique? En tout cas, plus moderne que celles autour du cou!

Le maquillage retombe en enfance


Enfant, qui ne s’est jamais fait les ongles avec du Stabilo? Une french-manucure avec du correcteur blanc ou du rouge à lèvres avec du Neocolor?

D’un côté, on connait Sephora et ses produits de maquillage. De l’autre, Moschino et son univers coloré, pop et décalé. Les vêtements du styliste Jeremy Scott ont fait la part belle à McDonalds, Disney, Bob L’Eponge, les Sims ou divers objets du quotidien, entre autres. Après sa collection avec H&M, en automne 2018, la marque italienne lance une collaboration avec le géant de l’esthétique.

Les deux marques s’associent pour créer une collection de maquillage digne de notre trousse d’école pour la rentrée des classes! La gamme se compose de plusieurs objets déguisés en d’autres : les surligneurs (Stabilo) deviennent des highlighters, le Tipex est un vernis à ongles (blanc), les gommes sont des éponges et les rouges à lèvres ont la forme de feutres. Il y a même des pinceaux en forme de crayons et l’ordinateur cache une palette de fards à paupières.

La seule inconnue? On se demande de quelle couleur nos lèvres auront avec le feutre vert ou la teinte de nos joues avec l’highlighter bleu… En tout cas, cette nouvelle collection surfe sur le vague du make-up enfantin ; il y avait déjà eu les crayons à lèvres et joues de Crayola x Clinique et une gamme comprenant mascara, enlumineurs et stick à lèvres chez Asos.

En vente en ligne dès le 25 avril, on espère que cette nouvelle collection arrivera chez nous. Oui, au maquillage fun et pleins de souvenirs de bêtises (mais sans les boutons qui accompagnaient le blush fait au stylo…)

Je suis la barrette, la barrette…*

Comment twister sa coupe de cheveux sans passer par la case coiffeur ni rallonger le temps dans sa salle de bain chaque matin? On attache ses cheveux avec une jolie barrette! Facile et tendance, sans casser sa tirelire.

Ce printemps, elle est sur toutes les têtes stylées. Les défilés et maisons de coutures (Oscar de la Renta, Chanel, Dior) l’ont remise au goût du jour, mais dans une version chic. A strass, en perles, en écaille ou à message, la barrette se fait large et voyante.

Avec quelle coiffure?

Le plus simple possible! On oublie les multiples attaches compliquées, les chignons de mariages et les tresses plaquées. La barrette est synonyme de simplicité. Elle coince une mèche afin de ne pas l’avoir dans les yeux, elle remplace la pince-à-cheveux qui retient une demi-queue ou elle se pose simplement sur les côtés ou à l’arrière du crâne.  Il est également possible d’habiller une natte ou un chignon flou, en la piquant dedans.

Elle permet donc une coiffure tendance, qui ne prend que quelques secondes. Le nec plus ultra ? En additionner plusieurs dans la chevelure, lisse ou wavy.

Quel style?

Tous. Il y en a pour tous les goûts et tous les prix (Pimkie, Claire’s, et Accessorize en proposent aussi de très sympas):

  • à message (Justine Marjan , Ashley Williams, Gucci, Man Repeller), 
  • perlées (Anthropology, Aldo, Tureia), 
  • brillantes (Versace, Kitsch, Jennifer Behr), 
  • classiques (Valet, Urban Outfitters),
  • et même personnalisables (Loveless, Neophyte). 

Les barrettes de formes géométriques (C&A, Frost) ont également la côte. Originales tout en restant sobre.

*titre allègrement inspiré de la comptine de La Galette.

Vernie pour les Fêtes

croquis - ongles pour les Fêtes

Pour les fêtes, des jolis ongles tendances et facile à réaliser.

manucure sapins

Sapins stylisés
– Une base argentée
– Un triangle vert obtenu grâce à des points, serrés, réalisés au dotting tool.
– Quelques point rouges pour les boules (au pinceau ou au dotting tool).
– Une pointe de paillettes au sommet de l’arbre pour finaliser le tout.
– Une couche de top coat.

manucure de fêtes

Féérie de Noël
– Une base argentée
– Des pois, grenat, dessinés le long du côté de l’ongle, de tailles différentes et aléatoire, réalisés au dotting tool.
– Une couche de top coat.

manucure dorée

Éclatante simplicité
– Une base nude
– Un trait de paillette sur le bord de chaque ongle (toujours le même côté).
– Une couche de top coat.

Si vous me vous sentez pas de vous lancer dans ces nail-arts, il reste encore une alternative : un vernis foncé (noir, par exemple) + une couche de top coat pailleté. Le tour est joué !

Encadré : Comment choisir son top coat ?
Mon préféré est celui de Peggy Sage, qui peut se mettre en fine couche, mais attention, il est très liquide ! Il faut bien essuyer le pinceau avant la pose. Sinon, ceux de Essie ou Mavala sont très bien. Un top coat mat (Catrice) ? Personnellement, je trouve qu’ils sont trop épais et le rendu est souvent pas très net et peu moderne. Je lui préfère une version pailletée (L’Oréal ou OPI) sur ongles nus ou préalablement colorés.

Blande* to go

dessin - grey hair

Je fête les dix ans de mes premiers cheveux blancs, alors que je n’ai pas encore 30 ans…

Aussi loin que je me souvienne, mon père a toujours eu les cheveux gris. Maintenant, ils tirent plus sur le blanc, mais je n’ai pas souvenir de ses cheveux foncés. Une fois, avec ma sœur, nous étions tombées sur une photo, prise avant nos naissances, où il avait encore une tignasse noire. Réaction sans appel de ces filles : « Beurk, il est moche ! » Plus tard, en primaire, il était venu nous chercher à l’école : « Ah c’est cool, ton grand-père vient te chercher ». Pas de commentaire, mais de la colère chez ma cadette…

J’ai donc naturellement eu mes premiers cheveux blancs, vers l’âge de 16 ans, âge auquel ma tante a succombé aux premières teintures. J’ai fait pareil, tentant le roux, le violet et l’auburn au passage, sans jamais aimer que ma coiffeuse dise tout haut qu’elle trouvait étrange d’avoir autant de cheveux blancs si jeune.

J’ai tout essayé : mascara pour racines (bof, la texture n’est pas top), la spray L’Oréal pour racines (fonctionne bien et se rince à l’eau, plusieurs coloris possibles et redonne du volume aux cheveux), les shampoings secs colorés de Baptiste (il colore, mais surtout redonne volume et brillance à la chevelure, c’est top et grâce aux pigments, personne ne voit s’il reste des particules de shampoing sec !), éclaircir ses cheveux avec de la camomille (ça fonctionne si on va au soleil après application et c’est naturel) ou encore le henné (c’est une bonne alternative à la coloration, mais ça reste un vrai « cache-misère »).

Il y a un an, trois choses m’ont fait assumer pleinement mes filaments argentés (je les aime davantage depuis que j’appelle comme ça, ces mèches grises).

  • J’ai lu le livre de Sophie Fontanel. Avec beaucoup d’humour et de pudeur, elle explique sa propre transformation et nous prouve, avec plusieurs exemples, que le blanc va aux femmes, que nous ne devons pas subir un énième diktat de la mode et qu’elle n’est pas la seule à laisser blanchir sa chevelure. Souvent, cela dérange plus les hommes que les femmes elles-mêmes. Laissez-nous être nous-mêmes !
  • Ma mère m’a dit une phrase qui voulait tout dire et qui faisait écho à mes réflexions : « La couleur de tes cheveux évolue, pourquoi vouloir à tout prix rester brune ? »
  • Sarah Harris, la rédactrice en chef du Vogue britannique, qui assume ses longs cheveux gris à 40 ans et qui a commencé à en avoir dès 16 ans.

Tous ces arguments mis bout à bout m’ont convaincue de laisser repousser mes cheveux et de ne plus les cacher. Il me reste toujours l’option teinture, au cas où.

*Ce terme ne vient pas de moi. Je l’ai emprunté à Sophie Fontanel, qui m’a tant aidée à les assumer. Merci.