La coiffure phare du défilé Chanel est ma coiffure de tous les jours !

Quel n’a pas été mon étonnement en découvrant le défilé Chanel pour l’hiver prochain! Quelle simplicité dans les tenues et les coiffures ! A copier d’urgence (et facilement).

A part les collants monogrammés, toutes les pièces présentées sont des basiques facilement disponible dans nos armoires (shorts noirs, blouse blanche, bottes en cuir), ce qui est un premier point positif si l’on ne souhaite pas faire fondre son porte-monnaie. Ensuite, les coiffures des modèles étaient super simples, tout en restant élégantes ! Et super simple signifie super simple à réaliser. Puisqu’il s’agissait d’une demi-queue, on peut la faire chez soi, même vite-fait dans l’ascenseur en arrivant au travail (histoire vécue).

Comment on fait ?

On ramène les cheveux en arrière comme pour une queue-de-cheval, mais on n’attache que la partie supérieure de la chevelure. Pour l’attache, on peut choisir une pince (les grosses façons années 90 reviennent en force, si jamais), une barrette (il en existe de toutes les tailles, toutes les couleurs et tous les styles) ou, comme sur le défilé, un ruban (là aussi, toutes les couleurs sont possibles). Virginie Viard avait opté pour des rubans noirs (en satin ? en velours ?) qui matchaient parfaitement avec les tenues sobres et élégantes de la collection.

Que du positif !

Autre particularité de cette coiffure ? Elle n’a pas besoin d’être tip-top-nickel. Quelques mèches qui s’échappent et encadrent le visage, c’est sublime ! Et si on préfère un wet-look, c’est tout aussi faisable.

En plus, elle s’adapte à toutes les longueurs de cheveux, que vous ayez un carré ou les cheveux plus longs ou même une frange. Et elle est pratique dans la vie de tous les jours, car elle évite d’avoir les cheveux dans les yeux. Pour une fois qu’on aura une démarche haute-couture en fournissant peu d’efforts, moi, je dis merci !

mode & nourriture

Les collaborations ont le vent en poupe. Les dernières mélangent les genres et se tournent vers le domaine culinaire. Souvent chic, mais pas toujours pour le meilleur…

A Genève, pendant le mois de mars, le chausseur Jimmy Choo présente sa nouvelle collection de souliers-à-tomber à l’Hôtel Beau-Rivage, avec un afternoon tea (35.- par personne) inspiré de ses créations. En 2017 déjà, Cartier s’associait au pâtissier Christophe Michalak et ouvrait un tea-room éphémère dans sa boutique de la rue du Rhône, à Genève.

Toutefois, tout cela n’est pas toujours d’aussi bon goût… en février, la marque streetwear Supreme a annoncé un partenariat avec les produits Oreo. Sur les images, le célèbre biscuit se pare de rouge, couleur de la marque. A quelques jours d’intervalles de cette annonce, un autre duo improbable a vu le jour : Crocs et KFC, pour des sandales au parfum de poulet…pour le glamour, on repassera !

Autre annonce, autre style : le joaillier Tiffany ouvre un café (Blue box Café) dans le magasin Harrod’s de Londres. So chic.

Mode et pop-culture: pari gagnant

Après un jeu d’arcade, le maroquinier se différencie de la concurrence grâce à la pop-culture, passée et présente.

On se retrouve en pleine « fashion geek » ! Depuis novembre passé, Louis Vuitton permet aux joueurs du jeu-vidéo League of Legends d’habiller leurs personnages avec des créations de la marque de luxe française. Bien entendu, ces vêtements existent dans la vraie vie et il est possible d’acheter ces produits via la même plateforme (tiens, tiens, n’avons-nous pas déjà vu cela quelque part ?). De nouvelles tenues, dessinées par Nicolas Ghesquière, le Directeur artistique de la marque, devraient être disponibles durant le premier semestre de 2020.

Mais le styliste n’en est pas à son coup d’essai dans le monde de la fiction. Pour sa campagne 2020, il a mis en scène ses effigies (Alicia Vikander, Léa Seydoux ou Emma Roberts, entre autres) dans des décors rappelant des livres fantastiques des années 1980 (on sent l’influence de la réussite de Stranger Things, non ?!). Sur ces fausses couvertures, se côtoient les vêtements, mais aussi de mystérieuses créatures, des maisons hantées, des couleurs fluo propres à cette décennie ou des légendes flippantes, le tout dans une ambiance horrifique et rétro.

Séduire les millenials

Il faut croire que cette manière de séduire les clients – plutôt jeunes et connectés – rencontre le succès, car d’autres maisons de luxe se prêtent au jeu. Pour Gucci, par exemple, c’est sous la forme d’une application mobile au design pixellisé vintage. Ralph Lauren, lui, invite à découvrir sa collection printemps 2020 avec une affiche rappelant un roman de gare à l’eau de rose, avec photographies nostalgiques et couleurs sépia.

Du neuf avec du vieux

Fin 2019, Virgil Abloh a déclaré que c’en était fini du streetstyle. Mais le style néo-bourgeoise revient sur le devant de la scène, avec des touches seventies. La mode est cyclique, on le sait, mais elle n’a jamais autant aimé ces icônes…remises au goût du jour. Preuve à l’appui :

Le sac Baguette de Fendi (1997) – Il tient son nom, car il peut se porter sous le bras, tel une baguette de pain. Véritable nouveauté pour l’époque, ce sac se parait de tous les tissus possibles, comme le denim. Il a été copié et vu sur toutes les stars de la fin des années 1990 et début du vingt-et-unième siècle et il fait son grand retour en 2019. Et on l’a de nouveau vu partout, dans toutes les couleurs et toutes les matières. Il restera donc une icône.

Le sac 30 Montaigne de Dior (1946) – Après avoir ressorti le Saddle Bag, Maria Grazia Churi s’attaque à un autre emblème de la maison Dior : le 30 Montaigne. Ce septuagénaire se pare de nouvelles couleurs, de nouveaux motifs et se fond pile-poil dans la tendance actuelle (il fait d’ailleurs penser à la forme du nouveau-venu de chez Louis Vuitton, le Dauphine).

Parfum Chance de Chanel – Il ne s’agit pas à proprement d’une réinterprétation, mais la marque a commercialisé une nouvelle version innovante de son parfum, sous forme de crayon. Oui, un parfum solide, rangé dans une petite boîte à glisser dans son sac à main ou sa valise. De plus, il se décline en trois autres versions inédites (Eau Tendre, Eau Vive et Eau Fraîche, en plus de Chance).

Imprimé jungle de Versace (2009) – Il y a dix ans, Jennifer Lopez cassait Internet avec sa robe exotique et très décolletée. Fin 2019, elle a porté une version remaniée de cette icone pour fêter cet anniversaire. La nouvelle campagne de la marque reprend ses codes à succès : J-Lo ainsi que des imprimés verts et feuillus.

Le mini-chiquito de Jacquemus (2019) – Alors oui, le sac riquiqui du créateur français n’a qu’une année, mais au vu de son succès, celui-ci a été réinventé sous forme de…bijou ! En effet, les mini-mini-mini sacs se font breloques et s’accrochent à un collier ou à un bracelet. La folie autour de cet accessoire n’est pas prête de se tarir…

Oasis (1990’s) –L’ex-chanteur de One Direction, Louis Tomlinson, débute lui aussi une carrière en solo. Avec sa première chanson Walls, on se dit rapidement qu’elle ressemble à autre chose. Normal, le morceau reprend des samples de Stop Crying your heart out, Cast no shadows et Aquiesce du groupe Oasis. Noel Gallagher est d’ailleurs crédité parmi les compositeurs de la chanson.

A l’heure d’une consommation plus durable (cf. le communiqué de Jean-Paul Gauthier qui prône l’upcycling), il ne reste plus qu’à fouiller dans les greniers pour retrouver des perles et les remettre au goût du jour!

Ongles d’hiver

Comme les parfums, je ne porte pas les mêmes vernis en hiver et en été. Sélection pour ces mois froids:

Le ciel gris, les nuages bas, des reflets orangers dans les arbres ou la blancheur de la neige, voici les tons auxquels nous sommes exposés en hiver et, personnellement, j’adore ces teintes. Alors sur les ongles, les couleurs froides, pastel ou métallisées sont des must. J’alterne entre plusieurs d’entre elles, mais le nuancier est restreint, car ce sont toutes des coups de cœur. D’ailleurs, les collections d’OPI ayant pour thème l’Islande (automne-hiver 2017) et l’Ecosse (automne-hiver 2019) sont de loin mes chouchous.

‘You’ve got that Glas-glow’ – OPI : Ce rose-gris très clair est parfait si on aime les ongles nude (que l’on a vu sur quasiment tous les défilés parisiens de janvier). Couvrant, ce vernis offre une alternative au rose poudré, parfois trop fifille. Il se combine très bien avec le gris ou le brun pour des nail-arts. Dans la même collection: ‘Good girls gone plaid’.

‘This isn’t green-land’ – OPI : Cette teinte est presque indéfinissable : ni verte, ni jaune, ni kaki, mais entre les trois. C’est celle que je porte le plus souvent d’octobre à mars depuis que je l’ai. Cette couleur est originale sans être trop extravagante, discrète sans être fade. Gros coup de cœur! Dans la même collection: ‘Less is norse’.

‘Stripes and sails’ – Essie : Ce vert sapin profond est parfait pour Noël, mais pas que. Il se marie très bien avec le bleu, le brun, le noir, bref toutes les couleurs qui nous habillent quand il fait froid. Essie fait, de plus, les meilleurs pinceaux et on peut se permettre qu’une seule couche au vue de sa couvrance.

‘Keen on sheen’ – Essie (couleur + soin) : Un pailleté pour changer! Ce brun très automnal est brillant et soigne les ongles. Il faut toutefois en mettre plusieurs couches (car étonnamment peu couvrant) et bien faire sécher avant de pouvoir admirer…Tout à fait portable en été où il souligne magnifiquement le bronzage.

‘Washed denim’ – Chanel : Comme ne le dit pas son nom, ce vernis est gris (et non bleu), faisant penser à des nuages clairs. Il tire très (très) légèrement sur un violacé mais reste classique et neutre. Ce n’est pas forcément le plus facile à poser et il nécessite une couche de top-coat car il est malheureusement peu résistant.

Bilan carbone 2019

Faire des efforts, c’est bien. Faire un bilan permet de pointer ce qui est bien et ce qui peut être amélioré. Voici ma situation.

En nettoyant la cuvette des toilettes, j’ai relevé une phrase qui ne m’a pas du tout plu sur la bouteille de produit : «Est nuisible pour les environnements aquatiques». J’ai de suite cherché une alternative et j’ai fabriqué moi-même des pastilles effervescentes pour les toilettes DIY! Il suffit d’avoir de l’acide citrique, du bicarbonate de soude et quelques gouttes d’huile essentielle. Simple, naturel et plus responsable.

Après cette nouvelle démarche, j’ai décidé de faire un petit bilan des actions déjà effectuées dans notre foyer.

Efforts quotidiens bien intégrés :

–          Limitation de la consommation de plastique (pas de sachets pour les fruits et légumes, pas de suremballages, achats en vrac, sac en toile toujours avec moi, pas de pailles ni de vaisselle jetable)

–          Limitation des déchets (pas de serviettes en papier, pas de papier-ménage surtout, très peu de repas en take-away)

–          Du sucre en morceau pour mon café (pas de sachet ni de touillette ni de gobelet jetable!)

–          Maximum des trajets en bus et à pied

–          Cuisine : Cuisiner le maximum nous-mêmes (même les pâtes à pain et à gâteaux, les biscuits, la sauce tomate, le bouillon, parfois des pâtes fraîches le weekend), création de tawashi (éponges japonaises) pour la cuisine à partir de vieux habits trop usés pour être donnés, achats locaux et de saison

–          Salle de bain : Plus du tout de bouteilles de shampoings et de gels douche, déodorant solide et lingettes démaquillantes lavables, lessive DIY

Les efforts qui doivent encore devenir une habitude :

–          Prendre tous les jours les escaliers au lieu de l’ascenseur au bureau

–          Dentifrice solide

–          Moins de shopping (en bonne voie, car la seconde-main devient de plus en plus habituelle pour moi et je renonce à passer des commandes en ligne)

–          Utiliser une police de caractère écologique : par exemple, Garamond permet une économie de 24% de toner car elle est 15% plus petite que la plupart des polices standards (à utiliser en 12pt sinon pas d’intérêt). Sinon, notons que Ryman Eco, Century Gothic permettent d’économiser une trentaine de pourcentage d’encre et EcoFont peut diminuer de 28% l’encre car elle insère des trous dans les lettres pour en réduire la quantité utilisée.

S’il vous manque des idées pour réduire votre empreinte carbone, je conseille le livre «Ecolo à profit» de Jonas Schneiter (éd. Helvetiq, 2019) qui donne pleins de solutions simples à mettre en place (ex : Amphiro pour savoir combien consomme la douche), des initiatives innovantes et de chiffres intéressants.

Le meilleur enseignement à tirer de tout cela ? Que chaque geste compte et qu’il n’est pas possible de révolutionner sa manière d’agir du jour au lendemain. Il faut y aller par étapes et ça semblera moins difficile à gérer. Et surtout, on ne perd pas en qualité de vie, loin de là !

Toute la musique de 2019

Des retours convaincants, des nouveautés et des belles surprises pour cette année 2019. En avant la musique!

Lewis Capaldi – L’écossais est tout d’abord reconnaissable à son fort accent, même lorsqu’il chante. Il nous envoûte avec une voix éraillée qui rappelle Paolo Nutini (lui aussi écossais!) et des arrangements planants et mystérieux. Les accompagnements au piano et les refrains qui poussent dans les aigus donnent une profondeur dramatique à ses textes (souvent parlant de rupture). Bruises est à écouter en boucle !

Dermot Kennedy – Une voix profonde, belle et vibrante (on pense à Jacob Banks, à Rag’n’bone Man en moins puissant, à Aloe Blacc ou à Damien Rice) accompagnée par des vibes hip-hop et des contre-temps à la batterie. Sans perdre en profondeur de mélodies ni en douceur avec des arrangements de cordes, l’irlandais nous embarque dans son univers mélancolique mais toujours dans l’air du temps. Parfois, sa voix pousse et s’éraille, ce qui donne encore plus de profondeur et d’émotion. Un grand coup de cœur qui mérite que l’on écoute plus que le single addictif Power On Me. Coup de cœur pour Lost.

Ed Sheeran  – Pour cet album entièrement composé de collaborations, Ed Sheeran surprend en délaissant les mélodies celtiques (Glaway Girl ou Nancy Mulligan) pour des airs hip-hop plus proches de Shape of you. Et c’est plutôt réussi, pour l’été. Le trio avec Camilla Cabello et Cardi B (South of the Border) donne envie de danser ou le duo aux sonorités urbaines avec Stormzy (Take me back to London) reste bien en mémoire. On est bien loin des ballades avec Taylor Swift (Everything has changed) ou Beyoncé et Andrea Bocelli (Perfect). L’occasion de se souvenir de sa chanson All about it avec le rappeur Hoodie Allen (2014).

Banks – L’américaine à la voix de velours revient avec un nouvel album très planant, mélancolique et toujours aussi mélodique. Si ses précédentes chansons avaient séduits, ces nouvelles compositions sont dans la même lignée. Le tout est très beau, la voix prenant le dessus sur des arrangements plutôt discrets, quitte même à proposer de l’a capella, singulier mais maîtrisé, et parfois même des rythmes RnB (mes chansons préférées, c’est Alaska et Godless).

Kaiser Chiefs – Le groupe de Leeds revient avec Duck et nous amène loin du nord de l’Angleterre. La pochette rappelle la Californie – ou en tout cas, une maison de plage – et le contenu de l’album aussi, avec, par exemple, Target Market dont le rythme pourrait faire penser aux Beach Boys ou The Only Ones qui évoque les sonorités (notamment les arrangements claviers) du groupe californien Rooney. People Know How To Love One Another, qui ouvre l’album, est léger, pop et s’inscrit dans le sillage de leurs tubes tels que Ruby, Everyday I love you less and less, comme un retour aux sources.

Mabel  – Entre Mariah Carey et Ariana Grande – aussi bien du point de vue vocal que stylistique -, la britannique offre une suite satisfaisante à son premier single Don’t call me up. On retient les accents lyriques de High Expectation Intro & Outro, mais aussi les sonorités reggaeton de Ring Ring, mélancolique dans OK (Anxiety Anthem) dans lequel elle se confie sur la dépression, hip-hop ou encore pop. Un joli premier album.

La bande-son du dernier Tarantino – Du jive sautillant, des mélodies rétro, et du rock’n’roll, voici ce qui compose principalement la BO d’Once Upon A Time…in Hollywood. Et ces chansons font du bien, donnant envie de danser dans l’après-midi ensoleillée (coup de cœur pour Paxton Quigley’s Had TheCourse de Chad & Jeremy). Elle comprend notamment du Deep Purple (Hush, avec un super instrumental), Neil Diamond, le cinématographique Mrs. Robinson de Simon & Garfunkel (écrit pour la BO de The Graduate avec Dustin Hoffman) ou le très sympathique Treat Her Right de Roy Head & The Traits, le tout saupoudré de quelques chansons en italien, dépaysant. Belles (re)découvertes!

Keane – Bonne surprise automnale que de retrouver le groupe anglais, de retour avec Cause and Effect. La voix mélancolique, les airs brumeux nous avaient manqué, après sept années de silence. The Way I feel fait penser très fort aux Killers et  on aime leur retour plutôt pop. L’album donne l’impression de retrouver de vieux amis, qui ont grandi (ils ont presque 40 ans maintenant)! Stupid Things sonne exactement comme on se souvenait d’eux.

Ibrahim Maalouf – Les cuivres réchauffent l’atmosphère et j’adore ce son particulier. Le trompettiste a livré S3ns au mois d’octobre. La chanson du même nom est géniale, enveloppante et donne envie de battre la mesure en l’écoutant. Una rosa blanca est une autre pépite, plus nostalgique, mais avec un refrain très dansant, un bridge latino et y’a même un extrait de discours de Barack Obama au milieu. Sans parole, la bande-son parfaite quand on doit rester concentré!

Michael Kiwanuka – Le chanteur à la voix de velours propose quelques nouvelles chansons dont l’atmosphère est envoutante à souhait (Hero). Sa voix nous berce et on se réjouit d’ajouter des mélodies à son répertoire, qui nous enveloppe durant ses sombres soirées.

Dylan Leblanc – Le chanteur américain de folk est une découverte alors qu’il en est déjà à son quatrième album ! Un look très 70’s, mais la musique est bien contemporaine. Les arrangements oscillent entre douceur et rock, la voix peut rappeler celle d’Eddy Vedder sur certaines intonations éraillées (Renegate), les airs restent bien en tête et donnent envie de danser dans la lumière déclinante d’un soleil d’automne. Coup de cœur pour Bang Bang Bang ou Born Again (elle serait parfaite pour accompagner un roadtrip sur des routes toutes droites dans l’été indien).

Harry Styles : Depuis la fin des One Direction (jamais écouté, ni son 1er album, en fait), le jeune britannique s’est imposé musicalement et stylistiquement. Égérie de Gucci, il compose des chansons qui flirtent avec David Bowie (Signs of the time), Frank Ocean et d’autres. Son Waterlemon Sugar est moins énigmatique, plus funk, mais il nous emporte dans un univers délicieusement rétro et coloré ! Gros coup de coeur pour Adore you, qui donnait envie de découvrir son deuxième album studio qui sortait à la fin de l’année…et où plusieurs styles se côtoient : balade pour Cherry, années 80’s (She), folk (Fine Line) ou encore pop psyché (Sunflower vol 6). On a l’impression de connaître déjà toutes ces chansons, comme si elles étaient des classiques.

La musique de l’hiver 2019

La musique de l’été 2019

La musique de l’automne 2019

Chansons

–          Tame ImpalaBorderline nous a fait danser tout l’été ! Album à venir en février prochain

–          Death Cab for Cutie: ils reviennent ! Parfais à écouter pour ce retour de l’automne ! Un EP tout beau tout chaud qui arrive pile poil à la fin de l’été. On retrouve avec bonheur les mélodies brumeuses du groupe et on aime To the Ground ou Kids of 99.

–          Foster the People: le trio a sorti trois nouvelles chansons dont Imagination qui renoue avec les sons de leurs débuts. La voix de Marc Foster est toujours si reconnaissable, c’est dansant, léger, frais et hypnotisant. Ces compositions peuvent tout à fait rejoindre la playlist qui contient déjàHoudini, Are you what you wanna be? et Pumped up Kids. Ils nous avaient manqué.

–          Editors: Alors que les anglais ont sorti des réarrangements de certaines chansons il y a quelques mois, les voilà de retour avec Frankenstein, nouveau single qui mêle rythmes entêtants, voix grave (le début du morceau est super) et refrain électronique. Si un disque dans cette veine sort, ce serait dommage au vu du potentiel du groupe…

–          Jorja Smith: Accompagnée de Burna Boy sur Be Honest, la chanteuse (qui, soit dit en passant, est superbe) nous donne envie de danser. Les rythmes chaloupés et la voix cassée ne peuvent que nous séduire.

–          Mahalia: Avec sa chanson Simmer, la jeune britannique prolonge l’été indien et invite à se déhancher langoureusement. Jeune prodige à suivre!

–          Jake Bugg : Le tout jeune chanteur a sorti Kiss Like the Sun et on retrouve avec plaisir sa voix si particulière, son phrasé inimitable et son univers rock. Le morceau a un petit côté blues entraînant, mais on ne reste jamais loin de ses origines british…et mention spéciale pour les airs dans les aigus du refrain qui nous font découvrir des tonalités vocales que l’on ne lui connaissait pas. Il a donc grandit, hihi!

Surprise de Noël !

George Michael – J’ai été élevée avec les chansons de George Michael. Lorsqu’il est décédé à Noël 2016, ce fut un choc. J’écoute encore régulièrement ces titres (Though, Where I hope you are, Jesus to a child, My mother had a brother font partie de mes préférés). L’inédit This Is How (We Want You to Get High), première chanson posthume, est sortie pour le film de Noël Last Christmas (ça ne s’invente pas. C’est ma BO de fin d’année). J’étais un peu partagée par la nouvelle: ce titre serait-il une vraie chanson où l’on retrouverait la patte de l’artiste ou seulement une manière de faire un peu d’argent ? L’introduction est dans la pure veine de ce que faisait George Michael (la construction du titre fait d’ailleurs penser à celle de Patience), puis on tombe dans quelque chose de plus pop et dansant malgré les paroles sombres sur l’addiction. La voix mixée à l’Autotune laisse malheureusement songeur (il l’utilisait régulièrement comme sur la cover de True Faith), on ne retrouve pas toute sa profondeur…mais, le retrouver fait plaisir, surtout en cette période où j’avais l’habitude de passer ses disques en boucle, en famille !

Achats en ligne: comment les rendre moins polluants?

Acheter en un clic n’est pas sans conséquence pour la planète… Comment réduire cette pollution?

La première solution serait de complètement se passer des Amazon, Zalando, Farfetch et autres sites de e-commerce. Si on ne peut vraiment pas faire sans, voici quelques améliorations – faciles – à apporter.

App EyeFitU – Cette application suisse, créée en 2012, permet de réduire les allers-retours des paquets de vêtements. Comment ? Grâce à un algorithme, elle permet de savoir quelle taille d’habits nous correspond selon la marque (car oui, différentes enseignes ne taillent pas de la même manière…). Donc si on commande directement la bonne taille, plus besoin de renvoyer le colis (et on évite ainsi des émissions de CO2). Simple et utile. Facile d’utilisation, on rentre nos différentes mensurations dans l’app et hop, on saura si c’est du M ou du L qu’il faut choisir.

Magic Tomato – Pour des courses alimentaires locales et respectueuses de l’environnement, commandez sur Magic Tomato. Tout vient du canton de Genève et alentours et est livré à la maison dans la journée par vélos ou véhicules électriques et dans des contenants réutilisables. C’est surtout très pratique pour les céréales, les pâtes et fruits secs dont on ne connait pas toujours la provenance. C’est simple et la qualité est là, pour un prix qui permet de rétribuer les producteurs correctement. Les alternatives comme Farmy.ch, Karibou.ch ou la Ruche qui dit oui sont également disponibles en Suisse et respectent une traçabilité et une provenance locale.

Jambes monogrammées

Tout a commencé il y a une année, lorsque les collants Gucci se trouvaient partout. Cette année, ils ont été rejoints par ceux d’autres marques de luxe.

Le précurseur dans le monde des collants est Henri Holland, de House of Holland. Le britannique proposait des collants imprimés jarretières, Big Ben ou Tour Eiffel, il y a déjà quelques années, mais point de logos. Eux se sont récemment retrouvés sur le reste de la garde-robe: jeans et vestes (Versace), sacs (Louis Vuitton), vêtements (Marine Serre) et certaines marques en créent pour attirer les jeunes acheteurs (Burberry, qui a aussi apposé son nouveau sigle sur des collants).

Les jambes étaient restées épargnées, mais elles ne le sont plus depuis l’hiver passé. Gucci sortait des collants (plusieurs opacités) pourvus de son emblématique double G et on les voyait partout sur Internet. Ces pièces permettaient d’étendre le nombre de produits «accessibles» (ils ne sont pas bons marchés, mais restent sensiblement moins cher qu’un sac ou n’importe quel vêtement) d’une grande maison et cela fut un succès. Depuis, la marque a élargi sa gamme pour plaire au plus grand nombre et continuer d’attirer des petits porte-monnaie: chaussettes hautes monogrammées, collants en dentelle, en résille ou à fleurs, déclinaisons de couleurs (blanc, noir, brun).

Et les concurrents de la marque italienne ont réagi à l’engouement. Fendi propose – en noir, en rouge, en blanc, en gris, … – des collants affublés du double F, plus ou moins fin. Cet accessoire modernise n’importe quelle silhouette bourgeoise (so 2019-2020). Dans un style plutôt sportswear, des chaussettes sont aussi disponibles, avec le double F surmonté d’un liseré fluo.

Autres motifs

Le créateur américain Marc Jacobs propose une paire blanche ornée de petites roses: so preppy et printanier. Le britannique Richard Quinn propose des imprimés floraux ou cachemire, de type tapisseries, parfaitement en adéquation avec ses créations fleuries et colorées: attention à la surcharge de motifs! Ganni a choisi des imprimés animaux (tigre, léopard, …) et des arabesques baroques – noires ou jaunes – ornent les jambes Versace. Même la collection Giambattista Valli x H&M comportait ses collants, qui arboraient le nom du styliste.

Attention tout de même à ne pas les filer! (déjà que quand c’est des DIM à plus de 15.-, c’est rageant…)

Youpi, des recettes de Chrissy Teigen en ligne

La mannequin-présentatrice TV-femme-de vient de lancer un site internet consacré à sa passion, la nourriture! Miam, mais pensez à aller courir un peu.

Chrissy Teigen a publié deux livres de recettes, Cravings*. Elle y présente différents types de mets, américains (les fameux ailerons de poulet) ou thaïlandais (elle est originaire de là-bas) ou italiens (elle est fan de la gastronomie italienne). Sur son site, elle propose un certain nombre de recettes, souvent faciles à réaliser, qui donne envie de se mettre aux fourneaux.

Les idées sont donc diverses et amènent un peu de changements dans les plannings de repas. Elle prodigue aussi plusieurs astuces très sympas (comme rajouter de l’eau de cuisson des pâtes dans la sauce pour l’épaissir, merci!) et simples (comment tailler les différents légumes). 

Le site comprend également un onglet avec ses adresses préférées, à New York et à Los Angeles, pour le moment. Certains ont fait remarquer que les établissements listés sont très onéreux ou que ces listes étaient incomplètes. Puisqu’il s’agit de goûts personnels, je suppose que son choix n’a pas vocation à plaire à tous, mais à partager ses coups de cœur. Libre à chacun de se renseigner sur les prix et les cartes avant de s’asseoir à l’une des tables suggérées.

Par contre, un autre élément me semble plus important que cette remarque. Si tous les plats présentés sont réellement cuisinés et mangés par Chrissy Teigen, elle devrait nous expliquer sa routine sportive. En effet, il est beaucoup question de pâtes, de viandes, de sauces, de fromages (on connaît son amour pour le parmesan!) et de breadcrumbs. Les photos semblent appétissantes. Je ne critique pas les choix d’ingrédients, mais à ce rythme, je finis rapidement avec quelques kilos en plus…surtout que la combinaison huile + beurre est souvent utilisée pour les cuissons! Alors je salue les recettes comprenant des légumes,  aussi présentes (par exemple, les carottes rôties ou la purée de chou-fleur) et que l’on peut toujours en rajouter comme accompagnement.

Un autre aspect m’a aussi interpellée, il s’agit de la saisonnalité des ingrédients…mais je peux comprendre qu’il faut prendre les recettes comme celles d’un livre de cuisine – sans chronologie – et faire avec ce qui est disponible.

*à traduire par fringale hihi

La personnalisation: nouveau luxe ?

Ce qui est rare est précieux. L’exclusivité d’un objet ne fait que le rendre plus désirable et les marques l’ont bien compris. Tour d’horizon.

En 2018, Dior lançait ABCDior qui permettait de personnaliser son cabas avec ses initiales ou son prénom ou surnoms. Chiara Ferraghi, Kelly Osbourne entre autres avaient succombé à la tendance. Et les acheteuses aussi, car quoi de plus désagréable que d’acheter un sac luxueux et de se retrouver avec le même que la voisine?

Cette année, c’est le site MyTheresa qui permet d’individualiser son sac et pas n’importe lequel : le mini Chloé C. L’e-shop propose de choisir parmi six modèles, cinq coloris (dont deux exclusifs pour le site), quatre fermoirs en C et le motif (croco ou non). Notons que le chausseur Jimmy Choo propose de créer sa propre paire d’escarpins. Au choix : le modèle, la hauteur du talon, la couleur et la matière, mais également d’écrire un message sur la semelle (par exemple, des initiales ou une date de mariage et même le symbole d’un cœur).

Même l’iconique Pliage de Longchamp n’échappe pas à la règle ! ni à la pensée écologique actuelle. My Pliage® Signature permet de sélectionner son sac parmi trois tailles et quinze couleurs, les finitions de cuir et du bouton ainsi que d’imprimer ses initiales grâce à une technique ne nécessitant pas d’eau. De plus, les sacs sont fabriqués avec une toile en polyester 100% recyclée.

Bien sûr tout cela a un prix, mais quand on veut se démarquer, on ne compte pas. Le luxe n’étant plus réservé à une élite, le comble du chic est donc de pouvoir se démarquer grâce à la personnalisation.